‹ Pathogénie des néphritesChapitre 55 sur 58 · Charcot et Gombault, Arch. de phijsiol., 1881, p · texte numérisé non relu

Charcot et Gombault, Arch. de phijsiol., 1881, p

2. Straus et Germont, Auk. de physiuL, 1882, p. 38ù. — Germont, Thèse de Paris, \88'â, p. 56. — Pisenli, Allérut. du rein conxécutives à la liijutiire des ure- , léres, Turin, 1883.

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l'introduction des organismes phlogogcnes, ont observé une atrophie simple du rein sans lésions interstitielles. Il y a d'abord une dilatation progressive de l'uretère et du bassinet et une distension générale du rein; puis l'épaisseur de lasubstancecorticaleseréduitdeplusenplus, et àl'augmentation apparente du vol nme du rein au début succède une diminution de volume déplus en plus accusée. Bientôt la substance rénale est réduite à une simple coque de faible épaisseur, et il n'y a plus de distinction possible à l'œil nu entre l'écorce et la pyramide. Les lésions histologiques présentent deux phases successives : la première est caractérisée par l'ectasie des canalicules et par l'aplatissement de l'épithélium de revêtement; la seconde par le coilapsus atrophique des tubes urinifères, qui s'aplatissent et reviennent sur eux-mêmes, en même temps que leur épithélium subit la transformation nucléaire régressive. Mais il n'y a aucune lésion interstitielle, et l'altération du tissu conjonctif est purement passive. MM. Straus et Germont font remarquer que la différence des résultats obtenus par eux et par MM. Charcot et Gombault tient à, la différence du procédé opératoire. MM. Straus et Germont se sont placés dans des conditions aseptiques rigoureuses, conditions pour ainsi dire idéales et qui ne se réalisent que bien rarement en pathologie.

Si maintenant on cherche à faire l'application de toutes les recherches expérimentales précédentes à la pathologie, on voit que les néphrites ascendantes, consécutives k une lésion des voies urinaires inférieures ou à un obstacle au cours de l'urine, reconnaissent la même pathogénie et sont produites par le môme mécanisme que ces néphrites expé- ! rimentales. Suivant les cas, c'est tantôt une néphrite inters-

tilielle simple (cirrhose épithéliale) qu'on observe, tantôt une néphrite suppurative. La suppuration est toujours liée à la présence de micro-organismes, qui ont opéré leur migration de la vessie vers le rein.

C'est ainsi que, dans la hlennorrhagie, la néphrite est consécutive à la cystite et résulte de la pénétration jusqu'au rein du gonococcus de Neisser ^

Dans la tuberculose, on peut observer une véritable néphrite ascendante, habituellement précédée de lésions tuberculeuses de la vessie. M. Barthélémy m'a communiqué à cet égard une observation remarquable et tout à fait dé- • monstrative. Une jeune fille vierge, qui avait l'habitude de laver ses parties génitales dans une cuvette, où son père, mourant de tuberculose pulmonaire, crachait toute la journée, fut atteinte de néphrite tuberculeuse suppurée.

La néphrite précoce, qu'on observe dans quelques maladies du système nerveux central, est toujours consécutive' à la cystite^ Dans les paraplégies, le cathétérisme, nécessité par la paralysie de la vessie, est une cause de l'introduction i des microbes dans les voies urinaires.

Chez les femmes en couches, on peut voir aussi la néphrite ascendante; c'est une pyélo-néphrite suppurée (rein chirur- • gical), caractérisée par des abcès disséminés dans le paren- • chyme rénal ou par des traniées purulentes le long des ■

1. Rayer avait déjà signalé la néphrite blcnnorrhagique ; mais celle alTection •: était peu connue en France. Cependant Vircliow en 1867 enseignait que des né- • plirites graves peuvent être observées dans le cours do la bleunorrlugie (Comnianicalion orale de M. le professeur Lépine).

Y. Malgouvcrné, Thèse de Paris, 1880. — Lancercaux, AH. cité, p. 2-27.

Je ne parle pas de l'opinion de M. Luxooy (Thèse 1870) qui pense que, dans certains cas, la néphrite blcnnorrhagique peut ôtre le résultat d'un retentissement à distance, d'une sorte de métastase.

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