‹ Pathogénie des néphritesChapitre 54 sur 58 · Académie des sciences, 10 août · texte numérisé non relu

Académie des sciences, 10 août

l'ATHOGÉNIE DKS NE PlIlUTli: S.

demi-20ulle de cnUin-n pure de micrococcus urrœ, MM. Lépiuo el Roux oui vu l'iiiirie devenir animoniacale. A l'aulopsie, ils ont trouvé des lésions rénales et vcsicales, et sur des coupes du rein, convenablement colorées, il ont vu des micrococci à\\n?> l s cellules rpitliéliales. Un IVagment du centre du rein, porté dans l'urine stérilisée, a donné une culture puve (le miawcoccus îcrecB. Cette expérience prouve donc que le micrococcus ureœ, peut se développer dans les voies urinaires. saines, alors même que l'urine est acide, et produire des lésions vé^icales et rénales capables d'entraîner la mort.

Ce sont donc les microbes eux-mêmes qui, remontant jusqu'au rein, détermineat les lésioiis rénales; et M. le professeur Klebs a déci'it, depuis longtemps déjà, une pyéloiiéphrite parasitaire ascendante, consécutive à la cystite

Dans ce cas, la lumière des canalicules est remplie de granulations bi-illantes, msolubles dans les acides, dans les alcalis, dans l'alcool et dansTéther. M. Nykamp ^, dans des cas semblables, a constaté la présence d'amas de bactéries' dans les canalicules urinifères.

Mais, à côté de l'action ces microbes, il convient de faire une part, dans la palhogénie des néphrites ascendantes, à l'innuence de la stagnation de l'urine, quaiui les voies urinaires sont rétrécies ou oblitérées. Cai' cette stagnation, et surtout l'altération du liquide !-écrété% prodidsent sur le l'evétement épitliélial de la glande léiiale une irritation, dont les effets sont bien connus depuis les travaux de

1- Kli'lis, llnnillmcli der pullwl. Anat.., t. l-^ p. 0 5, Berlin, 186S. 2. Cili'î M. Lij|)inn, ^nlrs a Bmich, p. ('.:!9.

3- Voy. les lurons de M. Cliarcol, in Revue de médecine, ISSI, p. 515.

128 PATUOGÉNIE DES NÉPHRITES.

MM. Charcot et Gombault', de M. Aufrecht, de MM. Straus et Germorit^

A la suite de la ligature de l'uretère, chez le cobaye, MM. Charcot et Gombault ont observé d'abord des lésions en quelque sorte mécaniques, caractérisées par l'aplalissement de l'épithélium et pur la dilatation des tubes du rein, progressant de la papille vers la profondeur du parenchyme. Dans une seconde période, alors que le contenu de l'uretère est devenu trouble, apparaissent les premiers phénomènes d'irritation du tissu conjonctif. La végétation conjonctive devient prédominante, à mesure que la dilatation des tubes augnienle. Au bout d'un certain temps, « les tubes du rein, plongés au sein d'une gangue conjonctive embryonnaire, sont revêtus d'un petit épiihélium cubique; tandisque les uns sont encore dilatés, les autres aplatis sont sur le point de disparaître ». En somme, on assiste là au développement d'une cirrhose épithéliale; la lésion interstitielle est secondaire à l'irritation des épithéliums. Danscertains cas, les mêmes expérimentateurs ont noté, ce de distance en distance, une infiltration de leucocytes tellement rapprochés les uns des autres, qu'on a sous les yeux de véritables abcès micro.^copiques ».

M. Aufrecht, dans des expériences analogues, est arrivé aux mêmes conclusions, et a constaté d'abord une néphrite parenchymateuse avec distension des canalicules, secondairement une inflammation interstitielle.

D'autre part, MM. Straus et Germont, en pratiquant la ligature aseptique de l'uretère et en se mettant à l'abri de

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