‹ Pathogénie des néphritesChapitre 57 sur 58 · Cornil et Babès, Les Bactéries, p · texte numérisé non relu

Cornil et Babès, Les Bactéries, p

jours de l'aclion directe de l'agent vulnérantsur les éléments anatomiques du rein ; mais, toujours aussi, ce processus élémentaire très simple se complique d'effets locaux secondaires, soit de phénomènes congestifs réflexes, soit d'irritation suppurative déterminée par la présence des microbes. Les lésions définitives reconnaissent donc plusieurs modes pathogéniques associés : en premier lieu, une dystrophie élémentaire primitive, résultant de l'action vitale des cellules réagissant contre le traumatisme, secondairement une réaction nerveuse réflexe amenant la fluxion vasculaire, et enfin, dans certains cas, l'infection produite par l'introduction des micro-organismes dans la plaie.

La simple contusion du rein, quelles que soient d'ailleurs ses conséquences graves, aboutit très rarement à la formation d'un abcès \ parce que les germes de l'air ne pénètrent pas dans le foyer inflammatoire ; au contraire, les plaies par instruments piquants ou tranchants ou par armes à feusont presque toujours, quand la vie se prolonge, suivies de suppuration rénale circonscrite ou diffuse.

§ 12. — NÉPHRITES LOCALISÉES SECONDAIRES

Je n'ai qu'un mot à dire de la pathogénie des lésions irritatives ou inflammatoires chroniques, qui se développent secondairement autour des tumeurs et des néoplasmes du rein. Ces lésions prolifératives résultent de l'irritation conjonctive périphérique; et le tissu embryonnaire initial subit ultérieurement l'organisation fibreuse.

1. Rayer, Loc. cit., t. I. — Lancereaux, Art. cité, p. 308. — Labadie-Lagrave, Art. cité (2' partie), p. 2. — Bloch, Thèse de Paris, 1873.

Page 1