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qué de la part du malade, et tout d’un coup achèvement brusque du mouvement comme si dans la première articulation interphalangienne existait un ressort dont il a fallu vaincre la résistance. Les choses se passent de la sorte dans la flexion spontanée lente. Si, au contraire, ce mouvement est rapide, à partir du moment où les deux premières phalanges font entre elles un angle droit, par conséquent avant le moment précédemment indiqué, il se produit deux, trois ressauts manifestes, dont le dernier, plus marqué, achève le mouvement,
Dans la flexion provoquée, le phénomène du ressort manque tout à fait, de même que sous l'influence de la contraction électrique.
Dans l'extension spontanée, phénomènes tout à fait comparables, mais dans l'ordre inverse ; mouvement de ressort au même moment, seulement plus marqué.
La palpation est aussi instructive. Rien dans limmobilité du doigt, avec quelque soin qu’on procède. Dans les mouvements d'extension et de flexion, sensation au lieu d'élection d'une nodosité suivant manifestement les mouvements du tendon et ayant à peu près la même consistance. on
Du côté sain aussi, sensation de nodosité presque aussi marquée, mais pas de ressaut.
L'état général du malade ne présente pas ailleurs rien à signaler. Pas de signes de nervosisme dans le sens Le plus vaste du mot.
Voici du reste Les antécédents : Son père est mort à 59 ans de la grippe ; caractère violent; jamais de rhumatisme. Sa mère est morte à 52 ans ; elle était très impressionnable et paraît avoir eu de l’arthrite déformante. Un de ses frères à 32 ans, rien à signaler. Deux de ses tantes ont les doigts déformés par suite de rhumatisme chronique.
Personnellement, il eut la fièvre typhoïde à l'âge de 9 ans. Il y a cinq à six ans, une bronchite ; à partir de ce moment, il tousse tous les hivers. Pas d’autres signes de bacillose. Enfin, en 1887, il entra à Tenon chez M. Strauss et fut soigné pour üne paralysie complexe du bras correspondant au doigt malade. Cette paralysie avait débuté brusquement, un matin au réveil, avait atteint les extenseurs, les adducteurs et les abdueteurs de lavant-bras et aboli la sensibilité de toute la main sur les deux faces, On aurait sans résultat cherché les stigmates de l'hystérie, et tout serait rentré dans l’ordre sous l'influence de lélectricité.
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Tel était l'état du malade à sa première visite. On lui fit un traiternent psychique (bains sulfureux) et on le rassura sur la nature de son affection, d'autant plus qu'elle était indolore. ï
Au bout de deux mois environ, le malade revient nous voir, plus inquiet, et nous disant que depuis sa première, visite les mouvements sont devenus douloureux et pénibles avec des alternatives peu marquées d'amélioration passagère.
L'examen local et fonctionnel, à part la question douleur, donne les mêmes résultats que précédemment. On se décide, sur la demande du malade, qui a hâte de se voir guéri, à recourir d'emblée à l’intervention qui nous a déjà donné un bon résultat.
Le malade entre dans le service le 10 mai, salle Velpeau, lit n° 4. On immobilise de suite son doigt à l’aide d’une attelle plâtrée postérieure. Et l'opération, d’un commun accord, est décidée pour le 15 mai.
Elle est pratiquée par M. le Dr Blum, d’une manière tout à fait analogue à celle employée dans le cas précédent. Antisepsie rigoureuse, anesthésie à la cocaïne. Incision cutanée de 3 à 4 centimètres le long et parallèlement au tendon et au niveau de la partie supérieure de la gaine du doigt. Mise à nu de cette gaine. Exploration minutieuse des tendons fléchisseurs après relàchement du doigt. On ne trouve nulle part de nodosités, on remarque seulement que la gaine est très serrée et que les tendons fléchisseurs glissent à frottement dur. On se décide alors à inciser néanmoins dans l'étendue de quelques millimètres la partie supérieure de la gaine. Suture des parties superficielles aux crins de Florence. Pansement sec à l’iodoforme. On immobilise à nouveau le doigt dans son petit appareil et on fait une légère compression ouatée.
Suites très bénignes. A la levée du premier pansement, qui a lieu au sixième Jour, la réunion estcomplète, les mouvements libres et le phénomène du ressort ne se reproduit pas. Application simple de collodion. On laisse le doigt libre; et le malade s'exerce à lui rendre tous ses mouvements. Le 23 mai,on peut considérer le rétablissement de la fonction comme complète etle malade sort de l'hôpital.
Nous avons essayé de revoir ce malade tout dernièrement; mais nous n'avons pu y réussir.
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Ogs. XXVIII. & Doigt à ressort : index droit, déterminé par le peloton nement du bout périphérique du chef cubital du fléchisseur superficiel séctionné par un éclat de verre. Suture des deux bouts. Guérison. — (SICK. Ein Fall von Schnellender Finger, in Centralblatt für Chirurgie, 25 mars 1893, n° 12, p. 265.) 3
Une petite fille s'était piquée, environ deux ans et demi auparavant, l'index droit avec un éclat de verre, à peu près au niveau du milieu de la première phalange, sur le côté cubital de celle-ci. La guérison s'était faite du reste sans réaction. Huit semaines plus tard, à l’école, au moment d'écrire, apparaissait tout à coup la fixation de l'index en l'attitude de la flexion, et” limpossibilité d'étendre volontairement le doigt.
C'était la première fois, depuis la piqûre déjà ancienne, que survenait pareil accident, Avec de la patience, l'extension finit par s'exécuter, mais avec un ressaut. Cet accident, d’abord intermittent, se présente maintenant à chaque mouvement. L’allongement du doigt plié est interrompu, puis le mouvement normal s'achève par une sorte de ressort et est accompagné d’une sensation douloureuse, Il s’agit donc manifestement du doigt dit à ressort, déterminé par la blessure survenue auparavant par un éclat de verre.
Opération. — Incision au niveau de la cicatrice, ouverture de la gaine. On voit alors que le chef cubital du fléchisseur sublime du troisième doigt a été tranché par le fragment de verre, et que son bout central s’est rejeté vers le milieu du doigt; plus loin, sur le fléchisseur profond on remarque aussi une éraflure guérie.
Le chef radial du fléchisseur sublime est complètement attiré au dehors avec un long fil fin, et avec lui le tendon. On peut alors voir que l'extrémité périphérique du chef cubital du fléchisseur superficiel sectionné faisait une bosse, et se trouvait manifestement trop serrée pendant la flexion dans la gaine du tendon. Les deux bouts du tendon sont alors avivés et suturés au catgut. On reconstitue aussi la gaine, et on referme la plaie de la peau.
Guérison par première intention. Au bout de onze jours de faibles mouvemouvements étaient déjà tolérés; plus tard, la fonction du doigt était redevenue normale. Le phénomène du ressort ne s’est pas reproduit jusqu'à maintenant. :