‹ Pathogénie et Traitement du Doigt à RessortChapitre 27 sur 31 · SOS · texte numérisé non relu

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niveau du pli digito-palmaire ; elle est extrêmement dure, et ressemble à deux grains de plomb accolés, séparés par un étranglement. Avec une pression forte, on provoque de la douleur et on peut empêcher les mouvements du doigt ; avec une pression modérée on peut au contraire déterminer le ressort. C’est ce que nous avons pu constater nous-même à plusieurs reprises ; l'obstacle était donc bien l’orifice supérieur de la gaine.

O8s. XXVII (personnelle). — Doigt à ressort. Annulaire gauche. Cause inconnue. Pas de diathèse prédominante, Opération. Pas de nodosités mais

. s ? |, . . p + gaine très serrée. Débridement de cette gaine. Guérison. L]

R..., huissier de la ville de Paris, âgé de 28 ans, 23, rue Bolivar, se présente au commencement de mars 1893 à la consultation de l'hôpital Saint- Antoine pour montrer son annulaire gauche, dont les mouvements d'extension et de flexion ne peuvent s’exécuter sans un ressort manifeste. Ces mouvements d’ailleurs ne sont nullement douloureux, et fort peu gènants. La bizarrerie du phénomène est la seule raison qui ait poussé le malade à demander l'avis d’un chirurgien, , $

Le début de l’affection remontait au mois de janvier et c’est tout à fait par hasard que le malade s’en serait aperçu, alors qu’elle était complètement constituée.

Depuis elle n'aurait présenté aucune intérmittence : tous les mouvements d'extension ou de flexion s’accompagnant de ressort, à cette seule différence près que ce phénomène était plus accusé au début de la journée. La gêne fonctionnelle est du reste négligeable, la douleur nulle et c’est à peine si la

pression détermine une légère sensibilité à un centimètre environ au-dessus du pli digito-palmaire correspondant au doigt malade.

A Ja vue, pas de modification appréciable, le doigt étant immobile. Commande-t-on au malade de le fléchir, on note les particularités suivantes : La flexion spontanée de l’annulaire ne peut être achevée, quel que soit l'effort développé, si les autres doigts sont maintenus dans l'extension; elle est limitée de telle sorte que la deuxième phalange fasse un angle droit avec la première.

Laisse-t-on libres tous les doigts de la main malade, la flexion du doigt s'opère avec quelque difficulté, jusqu’à ce que les deux premières phalanges fassent entre elles un angle de 45 degrés ; puis léger arrêt ; effort plus mar-

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