SUPPLÉMENT
J'ai reçu, récemment encore, par l'obligeance de M. Wilms, les pièces^ d'un nouveau cas qui s'est présenté à l'hôpital des diaconesses à Berlin, et qui, à mon avis, est à ranger dans le Chondrome osteoide. Ce cas présente un intérêt particulier, tant pour l'étude que pour le pronostic de l'ostéoïde.
Un vieillard se présenta avec une tumeur dure de la paroi thoracique, atteignant presque le volume de deux poings et semblant partir des côtes . En raison de son siège profond et sa dureté osseuse , on se borna à la scier aussi près que possible de sa base , mais il se développa un érysipèle, de la fièvre etc., et l'homme mourut bientôt après l'opération. A l'autopsie on trouva, sur la plèvre, de nombreux nodules également ossifiés, et cela, dans les feuillets aussi bien costal que diaphragmatique , ainsi que dans les poumons. D'après leur grosseur et leur degré de développement on pouvait conclure avec certitude qu'ils avaient déjà dû exister à l'époque de l'opération.
L'examen plus précis montra que toutes ces tumeurs, aussi bien le nodule primitif que les plus petits secondaires, étaient entourés d'une enveloppe extérieure résistante, qui, dans certains d'entre eux , n'avait que des connexions lâches avec la masse intérieure ossifiée. Dans la grosse tumeur, cette dernière formait une surface légèrement rugueuse , dont les dépressions étaient remplies par une masse d'apparence, par places, cartilagineuse, blanc bleuâtre, cependant pas tout à fait homogène , mais en partie striée et en partie réticulée. Le microscope y montrait nettement la stucture caractéristique du cartilage osteoide. Extérieurement, le tissu connectif, absolument comme
' Pièce 11» 49 a-c de l'année 1863.
53/l SUPPLÉMENT.
dans l'ossification périostique, entrait d'abord en prolifération (granulation), et ensuite se transformait en tissu osteoide. Ce dernier prenait bien çà et là un caractère purement cartilagineux , en ce que les cellules, très-petites, d'abord anguleuses et stellaires, grandissaient et devenaient plus rondes, sans cependant s'entourer nettement d'une capsule. Cette transformation se faisait suivant certaines traînées ou trabécules, comme dans le travail périostique. Bientôt après survenait la crétification, et la métamorphose du cartilage osteoide en os régulier se faisait directement.
Dans les petits nodules de la plèvre, jusque dans ceux, par exemple, de la grosseur d'une cerise ou d'une noix, l'os restait plus fibreux ou trabéculaire ; une section parallèle aux trabécules ressemblait à une masse de petits bâtonnets cylindriques serrés les uns près des autres. Dans les grandes tumeurs, au contraire , l'os devenait tout a fait dense et d'apparence sclérotique, de telle sorte que la surface de section apparaissait tout unie et homogène ; seulement on voyait partout de nombreux vaisseaux disposés dans le sens de la longueur et déjà facilement reconnaissables à l'œil nu. En essayant de faire des coupes avec un couteau, on s'apercevait d'abord que le tissu était plutôt homogène que dense, car on pouvait presque partout obtenir des coupes fines sans grande peine , comme c'est aussi le cas pour le tissu osseux jeune dans d'autres endroits. Mais le microscope montrait une structure osseuse évidente : des canaux médullaires, des systèmes lamellaires, des corpuscules osseux, anguleux et s'anastomosant entre eux.
Nulle part, autant que j'ai pu voir, il n'y avait une autre production sarcomateuse ou cancéreuse. Toutes les parties ne montraient que le développement du cartilage osteoide en os, la transition du Chondrome osteoide en Osteome éburné. Il serait peut-être plus juste de ranger jusqu'à nouvel ordre l'ensemble de cette tumeur dans le genre ostéôme. Cependant elle se rapporte plutôt au Chondrome osteoide ossifiant et elle peut être regardée comme un exemple frappant de la forme maligne de celui-ci. On ne trouve, en effet, même pas dans le cancer, un genre plus grave de dissémination.
Mais ce qui me surprit le plus, ce fut de voir que la tu-
CHONDROME OSTEOIDE MALIN. 535
meur n'était en connexion immédiate avec aucune côte. Elle sortait d'un espace intercostal, s'étalait ensuite sous forme de champiii:non par dessus les côtes voisines, et était si intimement appliquée sur elles et en même temps tellement étreinte entre elles , qu'elle semblait former un seul corps avec elles ; elle partait en réalité des parties molles intercostales, et il ne pouvait être douteux. {|ue, jouant le rôle de nodule-mère, elle n'ait été le point de départ de la production de nodules accessoires dans le tissu sous-pleural du voisinage le plus proche. En effet, c'est précisément là que se trouvaient le plus de nodules accessoires, qui formaient une série de mamelons et de points saillants, irréguliers, vers l'intérieur de la cavité thoracique, et c'est de là aussi que semblait être partie la dissémination plus étendue. L'apparence portait du moins à admettre deu\ voies de dissémination : l'une par le sang, au parenchyme des poumons; l'autre par les liquides pleuraux, à la face interne de la plèvre, particulièrement de la partie diaphragmatique de celle-ci.
Quehjues cas d'enchondrôme de la paroi thoracique, cités dans la littérature, ressemblent extrêmement à celui que je rapporte ici , en tant qu'il s'agit du développement local. Il est possible qu'ils appartiennent tous aux chondrômes osteoides, et je ne puis, à ce sujet, que m'adressera ceux qui ont de grandes collections à leur disposition, pour qu'ils veuillent bien soumettre les tumeurs en question à un nouvel examen.
FIN Dl niEMIER VOLLME.
Préface de l'auteiu v
Prélace du traducteur ix
Aperçu des ligures xi
Première leçon. — Plan général du cours et classification des tumeurs. 1
Sens difl'érents du mot tumeur. Les tuméfactions inflammatoires : les pseudoplasmes, les tumeurs cystiques. Idée fondamentale d'une division scientifique. Classification. Le point de vue anatomique et physiologique. Bénignité et malignité : lupus, cancer. Aspect et consistance comme base de la classification : carcinome, tubercule, polype, fongus, chou-fleur, tumeur perlée; — hygroma, ineliceris, colloïde, atherôme, squirrhe, stéatôme. Ressemblance avec des parties du corps : sarcome dont le parenchyme ressemble à celui du pancréas et du sein. Comparaison avec les tissus normaux.
Deuxième leçon. — Homologie et hétérologle des tumeurs .... 15
Désignation liistologique des tumeurs. Sarcome. Néoplasmes accidentels et formations stii generis. Parasitisme : les tumeurs considérées conmie des entozoaires. Acéphalocystes. Homéoplasie et hétéroplasie. Substances euplastiques et cacoplastiques. Division relative au système vasculaire : tumeurs à circulation périphérique et centrale. Recherches chimiques : substances spécifiques analogues aux ferments. Examen microscopique .• éléments spécifiques. Les tumeurs comme parties du corps. Définition plus exacte de l'homologie et de l'hétérologie. Utilité pratique de cette distinction.
Troisième leçon. — Physiologie générale des tumeurs 31
Opinions diverses des observateurs sur l'hétérologie. Les adversaires de la spécificité des éléments des tumeurs. Comparaison avec les produits inflammatoires. Etiologie des tumeurs: cause locale, prédisposition, dyscrasie. Constitutionalisme. Préceptes de pathologie humorale. Multiplicité: exostoses, cancers, verrues, lipomes. La dyscrasie comme phénomène deutéropathique. Propagation par les vaisseaux sanguins et lymphatiques. La nodosité-mère comme foyer d'infection. La tumeur comme organe de sécrétion. Les nodosités secondaires. Eruptions latentes. Récidive et généralisation. Développement par foyers ; formation des nodosités accessoires : infection par voisinage. Cellulescomme modes de transport de l'infection : dissémination.
Quatrième leçon. — Etiologie des tumeurs néoplasiques 55
Dyscrasie et cachexie. Doctrine névro-pathologique. Disposition locale des tissus. Hérédité: tumeurs congénitales, prédisposition (faiblesse). Lésions préexistantes : cicatrices, vices de conformation congénitaux, inflammations. Situation, structure et fonction des organes. Altérations mécaniques. Rétention des testicules. Siège de prédilection et immunité. Disposition diff'érente à la production des tumeurs primaires et secondaires (métastases). Diathèse constitutionnelle. Causes locales et développement de tumeurs homologues dans des dyscrasies spécifiques.
Cinquième leçon. Pathogénie des tumeurs néoplasiques ö9
Histoire du développement : la tumeur en voie de développement. !• Stade d'irritation. Excitants dyscrasiques (acrimonie) : syphilis, tuberculose, cancer. Produits non spécifiques d'une dyscrasie. Nature transitoire des altérations
du sang dépendant du foyer de production. Excitants extérieurs et leur importance: données statistiques. Comparaison avec l'irritation inflammatoire: tumeurs homologues. Direction du développement déterminée par le germe elle tissu-mère (matrice). Tentatives d'moculation. 2» Stade de granulation. Les cellules [»rimordiales indifférentes. Leur développement dans le tissumère. Nature lies matrices. Connexion continue de la tumeur avec le tissumère. 3° Stade de dißereiitlation. Sim|de difFcrentiation : tumeurs histioïdes. Differentiation multiple: tumeurs organoides. Differentiation variée : aberrations ou tumeurs tératoïdes. Importance diagnostique de la disposition anatomique générale des parties de la tumeur. 4'j Stade de floraison (développement typique). Eléments transitoires et permanents. Différences dans la durée de l'existence des éléments et des tumeurs. Tendance destructive. 5" Stade de régression. Terminaisons.
Sixième leçon. — Bases d'une classification systématique des tumeurs. 99
Exclusion de la tuméfaction simple, des kystes sans propriété productive, des vers cystoïdes fcysticerque, échinocoque, cœnure). Parasitisme comme propriété générale de toutes les tumeurs proliférantes et comme conséquence de l'autonomie de leurs parties élémentaires et non de la disposition particulière de leur nutrition. La circulation dans les tumeurs: trouble du courant veineux dans les anciens vaisseaux. Substances recrémentitielles des tumeurs: leur iniluence délétère Syphilis, cancer, tuberculose, mor\'e. lodisme et goitre. Nature soit locale, soit constitutionnelle des tumeurs.
Bases génésiques d'un système des tumeurs : !<> Développement aux dépens d'éléments du sang: tumeurs par extravasation et par exsudation, i» Développement aux dépens de substances sécrétoires : tumeurs par dilatation ou par rétention. S» Développement par voie de prolifération des tissus : excroissances, pseudoplasmes , tumeurs proliférantes. Subdivisions de celles-ci: tumeurs histioïdes, organoides, tératoïdes. 4» Tumeurs complexes.
Division ultérieure des tumeurs proliférantes en deux séries parallèles, suivant leur homologie et leur hétérologie (persistance ou destruction du tissu originaire;. Malignité limitée à une partie des formes hétérologues et dépendant de la richesse de la tumeur en sucs et en vaisseaux.
Septième leçon. — Les tumeurs sanguines (hématomes) J25
Trois formes principales d'hématomes :
lo Les formes cystiques. Développement mécanique par des lésions de continuité traumatiques ou spontanées. Céphalématôme : formation de la cavité, du cercle osseux, de la coque osseuse, guérison. Otliéniatoiiie : rapport avec les maladies mentales|, formation de la cavité, origine traumatique, l'oreille des pancratiastes, maladie primitive du cartilage, guérison. Hématome de l'i dure-mère : symptômes apoplectiques , rapport avec les maladies mentales, formation de la cavité, pachy-méningite chronique. Anévrysme disséquant : aorte , petites artères. Hématome musculaire : muscle droit de l'abdomen ; hémophilie.
2° Les formes solides non cystiques. Hématomes des valvules du cœur, du cerveau , de l'ovaire, de la vulve.
3° La forme polypeuse. Hématome pobjpeu.t de l'utérus (\)o\\'pe fibrineuxi : formation, relation avec l'insertion placentaire, influence sur les métrorrhagies. Formation secondaire d'hématome dans l'intérieur d'autres tumeurs. Hématome rotulien. Hématocèle. Hématome rétro-utérin : nature secondaire de l'hémorrhagie , péritonite partielle, rapport avec la menstruation et l'ovulation , hypothèse d'un siège extraperitoneal. Kystes hématodes.
Etranglement possible de vaisseaux veineux. Kystes sanguins extracràniens.
Huitième leçon. — Tumeurs formées par des liquides aqueux, en
particulier hydrocèle du testicule 153
L'hygroma. Dittérences suivant que la cavité est naturelle ou de formation nouvelle.
L'iiijdrocète comme exemple. Hydrocèle congénitale. Nature irritative des hydrocèles ordinaires: périorchite. Composition chimique du contenu. Hydropisie lymphatique. Texture de la tunique vaginale : dilatation passive et amincissement. Atrophie du testicule. Dépôts graisseux et liémorrhagiques. Hé-
ragts
matocèle. Processus actifs : induration et état cartilagineux de la poche, synt'cliie, ossification, prolifération. Périorchite proliférante Excroissances : les liydatides de Morga;:;ni. Les corps liljres de la tunique vaginale. Importance pratique de ces ditVérenls états : nature improductive et vulnérabilité des parties épaissies.
Hydrocèle enkystée du cordon spermatique.
Hydrocèle herniaire.
Neuvième leçon. — Hydrocèles de la tête et du dos 167
Hydrocèle du cou.
Hydrocèle de la tête et du dos. Spina bifida. Tumeurs enkystées congénitales du crâne. Hydrocéphale externe et interne. Hydrorrachis externe et interne. Structure de l'arachnoïde; sa soi-disant cavité. Hydrocéphale méningé: œdème enkysté de l'arachnoïde. Hygroma de la dure-mère. Hydrocéphale externe libre. Hijdru-inéningocèle cérébrale et spinale. Adhérences avec les membranes de l'œuf. Le spiiia bifida lombaire ordinaire ou lombo-sacré : rapports de la moelle, des nerfs, et des os.
Hydropisie des cavités des appareils nerveux centraux. Oblitération avec enkystement des cavités du cerveau et de la moelle épinière. Hydrocèle de la corne postérieure du ventricule latéral. Hydrocèle du quatrième ventricule, de la cavité du septum pellucidum et de la glande pinéale. Hydrorrachis interne enkysté : dilatation du canal central de la moelle. Hydromijelocèle et hijdrencéphalocèle. Hydrocèle dans la région du sacrum. Rupture de la poche et écoulement du contenu. Anencéphalie et amyélie. Pseudencéphale, fongus cérébral. Guérison du spina bifida. Hydrocèle double enkystée occipitale.
Dixième leçon. — Hygiomes, ganglions 191
Hygrômes des gaines tendineuses et des bourses muqueuses. Théories diverses. Hydropisie des bourses, rupture des gaines, ganglion herniaire, kyste folliculaire , poches de formation nouvelle.
Variété et disposition anatomique des bourses muqueuses et des gaines tendineuses. Bourse rotulienne. Bourses muqueuses de nouvelle formation. Développement de bourses muqueuses et de gaines tendineuses. Atrophie du tissu connectif. Ganglions multi- et uniloculaires ; leur conlluence. Communication ultérieure des bourses muqueuses avec les cavités articulaires. Contenu des ganglions : sécrétion particulière. Méliceris. Épaississement tendineux de la paroi.
Hygroma prérotulien. Production mécanique.
Structure de la membrane d enveloppe. Replis et lobules graisseux; polypes graisseux et corps graisseux libres. Hygrùme proliférant: excroissances verruqueuses et jiolypeuses. Corps libres. Le ganglion proliférant du carpe.
Origine irritative des hygrômes. Transformation en hématomes.
Onzième leçon. — Kystes folliculaires 200
Tumeurs par rétention en général. Deux espèces de celles-ci : rétention du produit de sécrétion à l'endroit où se fait la sécrétion , ou en un endroit éloigné. Production aux dépens d'espaces préexistants en communication avec l'extérieur : dilatation cystique des canaux. État des orifices : rétrécissement et oblitération ou simple occlusion (obstruction , compression , dislocation) de ceux-ci. Coïncidence avec l'irritation. Altérabilité du contenu du kysie dans les différents stades. Importance du stade initial.
Athérômes (tumeurs renfermant une masse pultacée ou grumeleuse). Leur développement partant des follicules pileux. Disposition et sécrétion de ces derniers : épiderme et cébum. Comédons. Mil ou gruau. Part qu'y prennent les glandes sébacées. Acné. Molluscum contagieux et non contagieux. Acrochordon. Naevus folliculaire. L'athérôme proprement dit. Le dermoïde (kystôme) athéromateux. Structure de l'athérôme. Méliceris, stéatôme. Crétification , rupture, guérison.
Kystes muqueux (hydatides). Développement partant des glandes muqueuses. Changement des théories au sujet des hydatides. Diversité des glandes muqueuses. Orifices ouverts et fermés. Répétition delà forme des comédon, mil, acné, mollusque et acrochordon. Diversité du contenu. Continence. Polypes cystiques ou hydatiques. — Appareil sexuel de la femme : œufs de
540 TVBLE DES VIATIÈKES.
Pages iNabotti, aciic de rurifice externe, polypes vésiculeux du col et du corps de l'utérus, kystes muqueux de la cavité utérine. Disposition aux llueurs blanches et à la métrorrhagie. — Muqueuse de restomac et du colon : colite cystique polypeuse. Antre d'Highmor. Glandes rétro-trachéales. Polypes vésiculeux du larynx. Kystes muqueux du vagin.
Douzième leçon. — Kystes par réteuliou dans des canaux plus larges. 247
Dégénérescence cystique de l'appendice vermiculaire comme type.
Diversité des kystes par rétention , suivant que la sécrétion des glandes ou des surfaces fournit la plus grande partie du contenu des kystes : A. Simple rétention de la sécrétion de la surface. Transformation successive du contenu : désagrégation des parties cellulaires, transformation du mucus en albuminate de soude, transsudation aqueuse provenant des vaisseaux de la paroi; mélange d'épanchements hémorrhagiques. Transformation des kystes muqueux en kystes séreux et sanguins. Irritation plus forte des parois : sécrétion purulente, induration, péricystite. Bronchieclasie : inspissation caséeuse du contenu, confusion avec le tubercule. B. Formes mixtes provenant de l'accumulation de sécrétion fournie par des glandes et par des surfaces. Comme exemple, la rétention de la bile: kystes biliaires primitifs : accumulation de la bile , inspissation , cristallisation et concrétion. Hydropisie cystique delà vésicule: résorption et sédiments de la bile, accumulation de mucus, résorption de celui-ci, exsudation aqueuse. Kystes des voies biliaires: kystes muqueux et séreux.
Organes génitaux de la femme : 1» Hydropisie des follicules de l'ovaire. Leur production avant la puberté. Différence d'avec l'hydropisie ordinaire de l'ovaire. Rapport avec l'ovule. Nature catarrhale de cet état. 2° Hydropisie des trompes. Atrésie de l'orifice abdominal. État variable de l'orifice utérin. Épanchements hémorrhagiques. Situation des tumeurs. Écoulement possible du contenu par l'utérus ; perforation dans les parties voisines. 3° Kystes des ligaments larges. Les hydatides terminales des conduits de Müller et de Wolff. Kystes du parovarium. Kystes de formation nouvelle dans les ligaments, i" Hydroinétrie (hydrops uteri). Rapport avec le catarrhe et la flexion de l'utérus.
Voies aériennes: bronchieclasie et trachectasie (dilatation des bronches et de la trachée) cystiques.
Voies urinaires : l» Vessie urinaire : formation de diverticulums. 2° Uretères el bassinets rénaux: hydronéphrose. Formes congénitales et acquises. Causes. Atrophie des reins. Transformation du contenu. Diagnostic. Hyperplasie compensatrice de l'autre rein. Danger d'urémie. 3« Canaux urinaires : hydropisie rénale enkystée, reins hydatiques. Kystes urinaires. Forme congénitale. Atrésie des papilles. Reins kysteux des adultes: atrésie des canalicules urinifères, contenu alhumineux, confluence.
Glandes salivaires : Grenouillette sublinguale. Hypothèses diverses. Nature chimique du contenu. Grenouillette parotidienne et pancréatique: formes cylindrique et cystique. Ptyalectasie et ptyalocèle. Forme dermoïde.
Testicules: Spermatocèle (hydrocèle spermatique). Spermatozoaires dans le liquide libre de l'hydrocèle. Kystes spermatiques. Leur prétendue nouvelle formation. Développement partant des parties rudimentaires du corps de Wolft'. Vas aberrans et corps innominé. Les hydatides de l'épididyme.
Glande mammaire de la femme: Kystes laiteux. Transformation successive en kystes gélatineux et sanguins. Kystes butyriques. Galactocèle.
Treizième leçon. — Fibromes 285
Les tumeurs proliférantes (végétations) en général. Origine irritative. Classification et terminologie. Formes de transition.
Famille des tu?neurs de la substance connective.
Genre des fibromes (fibroides, desmoïdes , stéatômes). Nécessité d'en éliminer les myômes, les névrômes et quelques autres tumeurs fibreuses, ainsi que les tumeurs enkystées compliquées de développement de tissu connectif. Limites incertaines du côté des tumeurs epitheliales verruqueuses et des affections inflammatoires chroniques diffuses. Elephantiasis. Nature irritative de tous les fibromes. Les trois formes principales ; leur combinaison entre elles et leur transition les unes entre les autres et les unes dans les autres.
TXBLE DES MATIÈRES. 5/|l
Pigrs
["Elephantiasis. Formes sporadiques , congénitales et endémiques. Sièges de prédilection. Elephantiasis et lèpre ; doctrines historiques ; erreurs. Elephantiasis des Arabes = pachydermie, hypersarcosis , maladie glandulaire, rosenbein. Erysipele sclérémateux , lymphatique ou gélatineux. L'érysipèle secondaire: leucophlegmasie, tumeur blanche. Hyperplasie progressive dn tissu connectif Elephantiasis lisse, papillaire ou verruqueuse, tubéreuse (tuberculeuse) ou noueuse. État de l'épidernie : éléphantiasis noire et cornée. État du tissu connectif : éléphantiasis dure et molle. La substance lardacée. Hyperostose: éléphantiasis ossifiante. Les glandes lymphatiques. Elephantiasis ulcéreuse. — Les formes molles : éléphantiasis congénitale simple, telangiectasique, cystique. L'éléphantiasis des parties génitales externes: éléphantiasis du scrotum et du pénis, des grandes lèvres et du clitoris, de la mamelle. CoUonema. Pachijdermia Inc.tijlua et bjmp1torrha(jica. Pied de Madura.
20 Molluscum (éléphantiasis molluscoïde, stéatôme, tumeur lardacée). Forme multiple. Léontiasis.
3" Fibrome diffus. Glande mnmmaire : induration bénigne, éléphantiasis dure, cirrose. Analogie avec le squirrhe. Deux stades. Développement lobulaire du fibrome : corps fibreux. Fibrome du sein de l'homme. Ovaires. Reins: néphrite interstitielle nodulaire. Origine inflammatoire.
i" Fibrome papillaire et verruqueux (tumeur papillaire ou villeuse) : accroissement hyperplasique des papilles ou des villosités préexistantes et leur nouveau développement. Histoire de la formation des bourgeons et des ramifications. Comparaison avec le placenta fœtal. Granulations (glandes) de Pacchioni. Disposition des vaisseaux. Prolifération cellulaire : granulation, excroissances charnues. Papilles sans vaisseau, peu et richement vascularisées : siphonoma. Végétations, papilloma. Les tumeurs papillaires intra-cunaliculaires : xaies biliaires, Condylome sous-cutané ou folliculaire, fibrome papillaire intracanaliculaire du sein. Verrues de la peau : acrochordon, clavus, acrothymion ou thymos, myrmecia s. formica. Condylome large et acuminé. Porreau. Polype cutané.
5" Fibrome tubéreux : différence avec la tuberculose. Possibilité de combinaison et de transformation, dégénérescence. Peau extérieure : forme héréditaire et multiple. Aponévroses: fibrome lobulaire, muqueux et ossifiant. Périoste. Tumeur rétropharyngienne, polypes naso-palatins.
Importance générale des fibromes. Rapports constitutionnels. Prédisposition : locale, générale et héréditaire. Syphilis. Bénignité.
Fibrome hétéroplasique. Os maxillaires. Formes tendant à l'ossification et à la pétrification.
Quatorzième leçon. — Lipomes .361
Défectuosité du nom de stéatôme. Différence entre les lipùmes et les athérômes sébacés, kystes contenant de la Cholesterine, kystômes à contenu graisseux et Cholesteatomes Structure.
Le lipome hyperplasique. Rapport avec la polysarcie (obésité). Structure lobée. Variétés: lipome mou ou ordinaire, lipome dur ou fibreux, lipome téléangiectasique, lipome ossifié et pétrifié, lipome gélatineux ou colloïde, lipome cystique. Formation nouvelle en comparaison avec le développement fœtal. Point de départ irritatif. Siège sous-cutané, sous-aponèvrotique et intermusculaire, intra-orbitaire, sous-séreux et sous-synovial, sous-muqueux.
Formes diverses:
l» Lipome simple tubéreux. Poche externe. Racine ou pédicule.
2" Lipome rapsulaire. Œil, cœur, reins: rapport avec la rétraction du parenchyme rénal. Sein de la femme: lipome ordinaire et capsulaire. Rapport de ce dernier avec le squirrhe et la mastite interstitielle. Hernies : lipome épiploïque , hernie lipomateuse , lipome herniaire capsulaire , complication avec i'hydrocèle herniaire. Glandes lymphatiques.
3° Lipome pohjpeux. Exemples physiologiques : appendices épiploïques , prolongements synoviaux. Lipome arborescent : articulations, bourses muqueuses. Polypes cutanés: migration. Estomac et intestin. Membranes séreuses et synoviales: détachement du pédicide, scléroses semi-cartilagineuses, pétrification, coUiquation de la graisse. Corps libres de la cavité abdominale, des bourses muqueuses et des articulations.
Le lipome hétéroplasique. Reins, membranes du cerveau et de la moelle épinière.
Hgts
Transformation du cartilage , du tissu connectif etc. en tissu graisseux. Lipomes de la conjonctive bulbaire, du scrotum et des lèvres de la vulve. Lipomes discontinus.
Lipomes multiples. Dyscrasie. Irritation locale. Prédisposition : L. congénital et héréditaire, acquis.
Histoire ultérieure des lipomes: rétrocession incomplète, induration, crétification , ulcération, formation d'abcès , ramollissement.
Lipomes des joues. Corps adipeux de la pommette.
Quinzième leçon. — Myxômes 395
Différence des myxfjmes avec les kystes muqueux et les kysLùmes muqueiix. Ils sont formés de tissu muqueux. Nature et lieu d'élection de celui-ci : cordon ombilial. Rapport avec les tissus connectifs et graisseux. Sa persistance chez l'adulte, sa formation par la régression du tissu graisseux (métamorphose colloïde). Ses rapports avec la névroglie et le périnèvre. Myxßmes homologues et hétérologues. Conformation du liquide intercellulaire, des parties constituantes fibreuses et cellulaires.
Variétés: myxôme hyalin ou gélatineux, myxcime médullaire ou cellulaire, myxôme lipomatode , myxôme cystoïde, myxôme fibreux, myxôme cartilagineux, myxôme télangiectasique.
Terminologie ancienne: colloïde, coUonema, sarcome gélatineux ou hyalin, carcinome colloïde ou gélatineux
Le mijxômedes viUosités du chorion (môle hydatique). Description et théorie. Les villosités du chorion en sont le point de départ : hyperplasie du tissu muqueux préexistant. Rapport des cellules et des vaisseaux avec la prolifération. État du fruit: œuf vide, embryons atrophiques. Relation entre la maladie des villosités et la mort de l'embryon. Hyperplasie générale et partielle des villosités : myxôme placentaire. Rapport du môle hydatique à l'endométrite. Myxôme placentaire fibreux partiel : Tubercule et squirrhe du placenta. Hématome , apoplexie et thrombose.
Myxômes congénitaux.
Myxômes des adultes : formes sous-cutanées et intermusculaires. Myxôme de la cuisse. Myxômes polypeux du sein et des grandes lèvres. Myxôme du bassinet des reins. Myxôme des os.
Myxôme hétéroplasique : cerveau, moelle épinière, nerfs. Le pseudo-nèvrôine : formes solide et cystoïde. Glande mammaiie : cystosarcome. Forme tubéreuse et diifuse. Le myxôme polypeux intra-canaliculaire : son apparition à l'extérieur. — Testicules, poumons, glandes salivaires.
Valeur des myxômes. bénignité des formes hyperplasiques : troubles locaux , ulcération, récidive. Malignité des formes hétéroplasiques : le névrôme malin. Ulcération , multiplicité , métastase.
Seizième leçon. — Chondrômes 435
Noms divers: tumeur cartilagineuse, chondroïde, spina ventosa, osléo-^téaLùlue, ostéo-sarcôme , carcinome, exostose. Confusion avec les fibromes et les tumeurs fibro-musculaires.
Division en ecchondroses et en chondrômes hétéroplasiques (enchondrômes et chondrômes osteoides) suivant l'homologie ou l'hétérologie (liomœo ou hétérotopie). Terrain de neutralité : tumeur provenant de cartilages transitoires
L'ecchondrose se développe dans les cartilages costaux, les synchondroses, les cartilages permanents des organes respiratoires. Variétés : ecchondrose ossifiante, ecchondrose amyloïde, ecchondrose proliférante ou physaliphore. Cartilage laryngé et trachéal: ecchondroses et exostoses du larynx; ecchondroses verruqueuses et gaufrées de la trachée. Synchondroses : symphyse pubienne. Synchondrose sphéno - occipitale : ecchondrose, exostose, grains de physalides; perforation de la ilure-mère ; rapport avec la corde dorsale. Synchondroses intervertébrales. Cartilages costaux : formes solitaire et multiple. Articulations : corps libres des articulations. Troubles fonctionnels, nombre, foiine et structure des corps articulaires. Corps simples et framboises. Ossification et pétrification (arthrolithes). Leur production : détachement de portions fracturées de l'extrémité artxulaire et formation nouvelle. Excroissances plus ou moins délicates de la membrane synoviale , du périoste sous-synovial et des bords du cartilage. — Formes aplaties , pédiculées et
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libres (arthrophytes). Rapport avec la goutte noueuse (arthrite déformante). Nécrose et exfoliation des cartilages. Origine irritative: irritations locales. Transition vers les tumeurs cartilagineuses hétéroplasiques. Enrhondrôme et Chondrome osteoide. Leurs délimitations réciproques. Cartilage dans les tumeurs composées et les tératomes. La tumeur fibro-cartilagineuse : osteoide. Le soi-disant cartilage membraneux et le tissu osteoide : sa production dans la croissance périostique. Chondrome osteoide ou dermoïde. Le cartilage permanent de Vencliondrome dur : cartilage hyalin , fibreux et réticulé. Nature de la substance intercellulaire et des cellules. Développement (linV'rent : par le tissu (indifférent) de granulation ou par le tissu connectif. Définition plus précise des corpuscules du cartilage : cellule et capsule. Les cellules cartilagineuses ramifiées et se mouvant. L'endiondrôme mou ou gélatineux: 1« enchondrome muqueu.v. Différence avec l'enchondrôme ramolli (régressif) et avec les tumeurs compliquées (enchondrome myxomateux, myxome cartilagineux, tumeur à cartilage stellaire). 2» Enchondrome albumineux. Le cartilage membraneux ou osteoide du Chondrome osteoide : analogie avec le fibroïde, rajiprochemeiit avec le sarcome. Les formes mixtes: enchondrome et Chondrome osteoide mixte. Production du cartilage sous forme d'îlots disséminés et dans certaines parties. Combinaison avec le cancer et le sarcome , dépendant d'une prolifération progressive de cellules. Au point de vue de la vascularisation , enchondrome télangiectasique. Crétification et ossification: enchondrome pétrifié et ossifié. Métamorphose régressive, ramollissement et ulcération: enchondrome cystoïde et ulcéreux. Eliologie. Nature hétérologue de l'enchondrôme dans les os et dans les parties molles. Fréquence pendant l'enfance : cas congénitaux et héréditaires. Rapport avec le développement défectueux du squelette : rachitisme, ossification tardive des synchondroses et des cartilages intermédiaires. Rétention des testicules. Rapport avec le sexe. Causes traumatiques : fractures des os. Affections inflammatoires chroniques.
Encliondrômes des os. Echelle de fréquence. Forme interne (centrale , médullaire) et externe (périphérique, périostique). L'enchondrôme interne: période latente. Matrices diverses. L'enchondrôme comme conglomérat : dissémination. Multiplicité dans différents os voisins ou éloignés les uns des autres, infection des parties molles. Cloisons des différents lobes. L'enchondrôme externe (périchondrôme). Rapport avec le périoste. Développement. Terminaison de l'enchondrôme : ramollissement et transformation cystoïde : cas de l'épaule; ulcération, crétification et ossification. Vulnérabilité relativement plus grande des formes molles que des formes dures. Nature infectieuse de l'enchondrôme des os. Affection des parties molles, des vaisseaux lymphatiques et des glandes lymphatiques. Multiplicité. Métastases : affection secondaire des poumons. Enchondrômes malins. Enchondrômes des parties molles: formes diffuses et nodulées. Tumeurs pures et mixtes Nature du cartilage; transition vers le tissu muqueux et connectif. Ramollissement, ossification et crétification. Développement partant du tissu connectif; point de départ irritatif. La période préenchondromateuse : orchite et parotite interstitielle chronique. Production directe et indirecte de cartilage. Poumons: enchondrômes multiples, se développant autour des bronches et dans le tissu connectif sous-pleural. Les fibromes semi-cartilagineux. Couche sous-cutanée et aponévroses: formes pures et mélangées. Les enchondrômes de la région parotidienne. La combinaison avec le lipome et le myxôme. Canal vertébral: congénital. Enchondrome des glandes : glandes lacrymales , reins. Glandes sulivaires : sous -maxillaire, parotide. Forme diffuse et lobulaire. Rapports avec la substance glandulaire et le tissu interstitiel. Combinaison avec l'hyperplasie glandulaire, le myxôme, le fibrome, le cancer et le cancroïde, la télangieclasie. Cylindrôme. Glandes sexuelles : ovaire \ glande mammaire chez l'homme et chez la femme, testicules. Rapport de l'enchondrôme du testicule avec les espaces lymphatiques.
Nature infectieuse de l'enchondrôme des parties molles : formes mixtes. Métastases des formes pures : sein, testicules. Nature maligne. Chondrome osteoide (osteoide malin, cancer osteoide, sarcome osteoide). Os: apparence extérieure, structure intime, ossification, ramollissement, pro-
Pages nostic. Fibrome enchondromateux : forme <;omposée des deux types de tissu. Parties molles: Chondrome osteoide myxomateux.