‹ Pathologie des tumeurs (volume 2)Chapitre 11 sur 11 · VINGTIEME U · texte numérisé non relu

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tumeurs gommeuses des membranes ou de quelques parties du cerveau. II suit de là qu'avant de chercher à ériger un système prématuré, on doit à l'avenir mieux observer qu'on ne l'a fait jusqu'à présent. La syphilis cérébrale présente de très-grandes variétés, comme la syphilis cutanée. Les anomalies sont souvent très-grossières , d'autres fois elles sont si peu appreciables que des recherches histologiques très-exactes peuvent seules résoudre la question. Ajoutez à cela que l'autopsie donne probablement très-souvent des résultats bien moins marqués que si la mort était arrivée plus tôt. La résorption peut faire disparaitre les tumeurs gommeuses qui existaient auparavant, et ne laisser d'autre. altération que celles qui résultent de la pression des tumeurs gommeuses sur les vaisseaux ou les nerfs ; à un stade antérieur de l'aflection. On considère alors comme essentiels ces états conséeutifs et en quelque sorte fortuits.

Les tumeurs gommeuses se voient le plus souvent à la periphérie, et surtout à la base du cerveau ; on les rencontre beaucoup plus rarement à l'extérieur de la substance cérébrale ou dans la moelle épinière, et plus rarement encore aux racines des nerfs. Le point de départ se trouve dans les membranes ou dans la substance interstitielle (névroglie, périnèvre) ; cependant quand les tumeurs ont acquis un certain développement, c'est à peine si l’on peut reconnaître la place où elles ont pris naissance. Elles ont en effet des propriétés essentiellement infectieuses, au point qu'elles passent d'un point à un autre et qu'elles envahissent, à la fois la dure-mêre, la pie-mère, le cerveau, les nerfs el les 05.

Quelquefois les tumeurs gommeuses sont très-nettement déli= mitées ; ce sont alors des tumeurs dans le sens propre du mol. Habituellement, et c'est ee qui les distingue des gros tubercules, elles sont accompagnées de phénomènes inflammatoires, quellon ne doit pas considérer comme consécutifs, mais qui s'y lient dune façon si intime et à une époque tellement précoce, qu'on peut considérer le processus dans son ensemble comme une mation gommeuse. L'opposé de ces états se trouve dans les inflammations simples, qui soulèvent assez souvent la question de savoir si elles n'ont pas été précédées par une affection gommeuse qui aurait rétrocédé.

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par 113 habitants, et dans quelques paroisses on en a trouvé jusqu'à 1 sur 71 et même sur 47 habitantst, On rencontre encore la löpre sur certains points du littoral de la mer Noire et de la Méditerranée, dans la Russie méridionale, la Grèce, l'Italie; l'Espagne, la Syrie, l'Égypte et le Portugal. Mais c'est surtout dans les régions éloignées qu'on la voit, dans l'Amérique du sud et l'Amérique centrale, l'Afrique méridionale et l'Asie du sud ; elle présente une très-grande extension aux Antilles, au Brésil, au Cap, dans les îles de la Sonde, les Indes, en Chine et au Japon. Dans quelques contrées de la Chine on trouve à côté des grandes villes des villages entiers destinés à loger ce genre de malades ?. Chez nous, abstraction faite des cas importés d'autres parties du monde, les rares exemples de la maladie que l'on rencontre échappent à toute analyse étiologique; on ne trouve pas de relations entre ces malades et les localités où la maladie est encore endémique, et on ne peut, comme cela du reste a élé avancé dans ces derniers temps, en démontrer l'hérédité*.

La connaissance plus exacte de la lèpre, celle du moins qui porte sur son histoire scientifique, ne date. à proprement parler, que du célèbre traité de Danielssen et Beck ® sur la spedalskhed en Norvége. Cet ouvrage renferme, dans une splendide iconographie, d'excellentes figures des principales altérations de cette maladie. Les figures que nous en avons d’&poques antérieures

* Bidenkap , Norsk Magasin for Lägevidenskaben, 1860, t. XIV, p. 836, 545. *Friedel, Virchow's Archiv, t. XXIL, p. 829, 331. Notre collection possède au no 847 un bras qui semble amputé et qui présente lous les caractères de la Jöpre mutilante, M, le professeur Busch croit se rappeler qu'il a été amputé sur une personne indigène. A Würzbourg vivait un homme que j'ai souvent vu, ige présentait l'aspect de la lèpre léonine dans une retraite qui

ne permetlait pas de faire sur lui des observations plus approfondies.

“Alefeld, Diss. inaug.-med. Lepræ hist. suceinclam et binas leprosorum nuper Ober= vatorum historias compleza. Giess. 1800, p. 30. — Fr. Jahn, Neues Journal der prakfischen Arzneykunde und Wundaraneykunst von Hufeland, 1802, t, VII, p. 28, tab. — Bomberg ot Henoch, Klinische Ergebnisse. Berlin 4846, p. 195, lab. — (Le méme cas dans Becker, De lepra Arabum tubereulosa. Diss. inang. Marburg A W. Busch, Annalen der Charite, 1858, 8e année, livr. 9, p- 9, tab, I, fig. 4-3. — E. Wilson, Rehrend's Syphildologier nouv, ser, 8. 1, p. 109. — Gull, Guy's Hop, Lo 1839, Be sér,, vol, V, p, 181. — Priesiley, Med, Times and Gas., 1860, jan

D. €. Da Issen et W. Buck, Traité de la spedalskhed ou PH des Grecs. Paris 1818, Atlas. Tel se rapporte la de livr. de la Samling a] Tagliugelser om Hudens Sygdomme. Christ. 1862, des mömes auteurs, dans laquelle Danielssen à donné une monographie de la forme anesthesique.

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INFILTRATION MORVEUSE- 539 atteignent le volume d'un grain de chönevis ou d'un pois, sont disséminées , les unes solitaires, les autres par groupes, sur la muqueuse et dans le tissu sous-muqueux, qui en est quelquefois farci jusque près du périchondre. Quelques-unes d'entre elles sont

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ulcérées et présentent des dépressions aplaties à la surface. Dans d'autres endroits, on trouve de grands ulcères, à bords rongés, à fond inégal, le plus souvent recouverts d’une sécrétion un peu sanguinolente et de mauvaise nature. Plus ils ont d'existence , plus ils deviennent profonds; enfin, ils atteignent les cartilages et l'os et y déterminent une carie périphérique. En même temps, il s'en développe dans les cavités nasales, et plus tard dans les voies respiratoires par le larynx et la trachée.

Les nodosites isolées ont, dans le fait, l'aspect du tubercule, c'est-à-dire qu'elles présentent à la coupe une structure uniforme, dense et d'un jaune blanchätre, ce qui ne permet pas de les distinguer très-facilement des tubereules ordinaires. Ils ont pour principal caractère de se rapprocher beaucoup des produits inflammatoires ordinaires. Un grand nombre des éléments cellulaires qui les constituent dépassent, dans leur développement, le stade de granulation ordinaire, et se présentent comme de véri-

Mig. 94. Tumours et ulcères morveux de la muqueuse nasale ches le cheval. Dans différentes places de la muqueuse tumäflde et parcourue par des vaisseaux veineux rös-dilatis, on voit das groupes de petits tubercales qui fhyportrophient, devionnent confluents et finissent par s'uleérer, Ils produisent les grands ulcères, érodés, dont les bords sont parsemés de nouveaux tubercules, Pidce ne 211 a de l'année 1863,

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