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INFLAMIUTION DE LA PROSTATE

L'inflammation de la prostate peut se montrera l'état atjtt ou ù létat elwonique.

1» Prostatita oigaé.

(Janaca. — L'iiillantniatiu» ai)j;iio de la pi-ostale n'est pa» rare; elle s'observe le plus souvent citez l'adulte; elle est causée par la bleunor-

2'«i PATHOLOGIE CHIRURGICALE.

liiagie. Elle peut être déterminée par des violences extérieures. Souvent, elle se montre pendant l'existence d'un rétrécissement, ou à la suite de l'introduction d'instruments divers dans la vessie.

Lésions iraumaiiques. — Velpeau pensait (|ue Tintlammation de la prostate débute tantôt par le tissu sécréteur, tantôt par le tissu interstitiel. Cela peut être vrai ; mais il est impossible, en cliniciue, de faire de pareilles distinctions.

La prostatite aiguë arrive souvent à suppuration; il est impossible de décrire l'état de la glande avant la formation de l'abcès; nous ne nous occuperons donc* (jue de cette dernière période. L'abcès de la prostate est situé parfois dans l'épaisseur même de l'organe; c'est peut-être là le cas le plus rare. D'autres fois, il est sous-jacent à la mucfueuse uréthrale; ou bien il occupe le tissu cellulaire très-dense (|ui sépare la prostate de la face antérieure du rectum. Quelquefois, dépendant du lobe moyen de la glande, Tabcès tend à faire saillie du côté du bas-fond de la vessie. Tantôt l'abcès est circonscrit; tantôt la glande est transformée tout entière en une poche purulente limitée par les plans musculo-membran.ux <iui l'entourent : aponévroses latérales de la prostate, etc. C'est dans ces cas (jue la caverne prostatique succède à la prostatite aiguë. On nomme ainsi la cavité tibreuse qui reste a])rès élimination des détritus.

Sj^mptdnies. — La maladie s'annonce, dans le cours d'une blennorrhagie, par exemple, par des envies fré([uentes d'uriner, des douleurs plus vives dans la miction, de la pesanteur au périnée; si la prostatite n'est pas consécutive à la blennorrhagie, un écoulement muco-purulent peut signaler son développement. Lorscjue l'abcès se forme, la douleur périnéale devient plus vive, et une réaction générale plus ou moins intense se déclare assez souvent. Du côté de la vessie, il y a ténesme, et ((uel- <|uefois rétention d'urine. Du côté du rectum, constipation, faux besoins, sentiment d'ardeur à l'anus pendant la défécation.

Les divers modes d'exploration de la prostate révèlent des signes inil)ortants. Par le catfiétérisme, on détermine une douleur vive Iors(iue la sonde arrive dans la région prostati<{ue; l'abcès est-il formé, s'il fait saillie du côté de l'urètUre, la sonde rencontre un obstacle, qu'elle surmonte en général facilement, parfois en ouvrant l'abcès par la pression ([u'elle exerce sur lui. Par le toucléer rectal^ on peut sentir la saillie que forme l'abcès de ce côté, s'il répond à la face postérieure de la glande ; on détermine en même temps une douleur vive à ce niveau. La fluctuation, que cette dernière exploration permet quelquefois de constater, se perçoit mieux, dans certains cas. en combinant le toucher rectal avec le cathétérisme, et saisissant en ([ueliiue sorte l'abcès entre la sonde et le doigt explorateur.

Si l'abcès ne se forme pas , la resolution arrive au bout de huit à dix jours; d'autres fois, une induration chronique de la glande succède à l'état aigu, et on observe tous les signes de V hypertrophie de la prostate.

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