‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 116 sur 317 · II. - POSTHITE. BALANITE. BÂLANO-POSTHITE · texte numérisé non relu

II. - POSTHITE. BALANITE. BÂLANO-POSTHITE

Le posthite est l'inflanimation du prépuce ; la balaniie est l'inflammation du gland, et lorscfuc ces deux inflammations sont réunies, on a la balano-posthite. Ces trois inflammations se développent sous l'influence des mêmes causes ; elles se compli(|uent fort souvent. Elles sont dues au coït pratiqué avec une femme affectée de vaginite ou à la malpropreté de certains sujets.

Elles peuvent être déterminées par le phimosis. Lorsqu'on n'apporte pas remède à cet état, non-seulement la mu<iueuse du gland et du prépuce devient d'un rouge vif, mais encore on observe des excoriations, des ulcérations, d'oii peuvent résulter plus tard des adhérences anormales entre le gland et le prépuce.

Le traitement consiste en soins de propreté et en lotions légèrement astringentes. Autant (|ue possible, il faut empêcher le contact du gland et du prépuce, en interposant un petit tampon de charpie.

m. - TUMEURS DU PÉNIS.

Le pénis présente fort rarement certaines tumeurs, telles (jue tumeurs érectiles^ tumeurs graisseuses, kystes sébacés. On y trouve quelquefois des tumeurs uritmires et des abcès urineur, dont nous avons déjà parlé. Dans t|uelf|ues cas, on y observe Xéléphantiasis^ que nous avons mentionnée en décrivant Téléphantiasis du scrotum. Il n'est pas rare de trouver des noyaux indurés dans les corps caverneux formés par un épanchement plastique inflammatoire, ou par de petits épanchements sanguins.

La tumeur qu'on y rencontre le plus fréquemment est certainement le cancer. Nous décrirons aussi les végétations parmi les tumeurs.

Cancer du pénN. — Le cancer du pénis débute tantôt par les téguments, tantôt par le gland.

Lors4|u*iI débute par la peau, c'est pres(|ue toujours le prépuce (|ui est affecté. C'est d'abord un noyau dur, souvent indolent. Bientôt l'induration s'étend; elle est inégale, bosselée; des ulcérations apparaissent. Elles détruisent peu à peu les enveloppes de la verge , en gagnant du terrain du côté de la racine de cet organe. La maladie éprouve ordinairement un temps d'arrêt au niveau des corps caverneux, dont

3K4 l'A niuijjr.iE cHiaunGicALE.

l'enveloppe fibreuse parait lui offrir une certaine rfeislance: niait<ceu\-c|

ne taitlenl pas h être bienlùt envaliis.

Le cancer ileatfîj^uineritsii-u piinisestprentiue toujours un t-pîthélin Onpeutendirp autant de celui qui prend naissance aux dépens du glanffi Le plus souvent, il se manifeste, au dt^but, sous la forme d'une ptillm saillie verruqueuso. qui s'étend en surface, s'ulcfrc, et présente touii la phénomî'uea (]ue uous avons décrits en parlant du canci-oïde en généraO C'est V^iiUh^Uoma ptipUlaite.

La rétention d'urine est un accident assez fréquent du cancer r pénis; la tumeur comprime le canal de l'urèlhre et finit par efface complètement son calibre. Elle peut ctre due aussi ft l'oblitération df nii'at par la ma^se morbide.

Il faut faire au plus tut l'amputation du pénis, et agir ^ur des tissiri sains. De la main gaucho le cliirurgien saisit la verge, tandis qu'ui rétracte la jieau vers le pubis: de la main droite, il la tranche d'un s coupde couteau, (In a donné le conseil déplacer préalablement une sondj dans l'urëllire : mais cette précaution est au moins inutile, Il est toujouri facile de trouver l'orifice uréthral sur la surface de section, et d'y inlr duire une sonde qu'on laissera à demeure pendant la durée de Irisation.

Les végétMilonH ne sont pas des productions sypliilitiquos. comme o l'a cru pendant loii^'ternps.

siégeant surtout sur le prépuce i| sur le gland . auxquelles on I donné différents noms, rl'aprf leur conformation : fégt'lationi crHes de coq. ckoii.r- fleurs, frattk haines, etc.

Ellesontlaplusgrandeanalof avec les verrues et les poireaud elles sont constituées. e» effet, { de nombreux vai.SNeaux rëpsiidd au milieu d'une masse de tîss *'onjonctif et d'épithélium.

Les végétations . lorsqu'elU siègent sur le pénis, font le Aé»

poir des jeunes geus , qui :

mani|nenl jamais de les consîd^ rer comme un accident sypbilt tique, et i|ui se hâtent, en de so soumettre h un traiteinei mL'i-curiel, -.11 .]. i.:L., .lu ciiiiid. j^p viruB syphilitique n'a aucoi

dé\elop[i>-iiienl. Ces prorluctioii<i végétantes sont dtU ariées : contact répété ducj liquide leucorrhêiqua^

Ce sont des saillies

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