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I. — PHIMOSIS ET PARAPHIMOSIS

t» PhimosN. — On appelle phimosis le rétrécissement de l'ouverture

antérieure du prépuce, rétrécissement tel, que le gland ne peut pas passer en avant du manchon membraneux qui l'entoure.

Il est congénital ou accidentel.

Le phimosis accidentel est causé par une inflammation ou par des chancres.

Rien de plus variable que les différentes espèces de phimosis. L'ouverture est quelquefois très-petite. Parfois le prépuce forme un conduit cutané au-devant du gland. Dans quelques cas, le prépuce est accolé au gland par du tissu cicatriciel.

Les inconvénients du phimosis sont nombreux. Le coït est toujours douloureux ; il s'accompagne de déchirures, qui sont autant de portes ouvertes au virus syphilitique; une matière caséeuse abondante, source de mal-

Fio. 61. — Opération du phi mosis (!«' temps).

propreté, de mauvaise odeur et de douleur, s'accumule entre le gland

Hmnas n pAaàPHoiosis. 251

et )e prépuce, et (init par enflammer ces parties. Quelquefois, l'oriûce

est si petit, que l'urine s'arrête entre le méat urinaire et le prépuce, qui

reçoit l'urine dans une sorte

de poche.

Le contact de l'urine avec

la peau de ces régions unit

par irriter les parties à un

degré souvent considérable.

Dans quelques cas, l'urine

dépose un sédiment calcu-

leui dans la poche que forme le prépuce en avant du gland. Ces calculs du prépuce sont très-variables quant à leur nombre et à leur volume. Quelquefois il n'en existe qu'un seul; le plus souvent , ils sont raul- "i^' '• '**'""'■

tiples; dans ce cas. Ils sont polyédriques et présentent plusieurs facettes par lesquelles ils se correspondent exactement. Leur composition chimique est la même que celle des calculs de la vessie.

Fifl. 53. — Pince à pression année do dents pour l'opération du phiw

On traite le phimosis par Vinciston fines, la dilatation.

Dans l'incision, on fend le prépuce en haut, en bas ou sur l'un des côtés. Pour cela, on met une petite boule de cire sur la pointe d'un bistouri , et l'mi conduit cet instrument au fond du sillon formé par le gland et le prépuce : on perfore la peau et l'on incise.

M. Ricord fait l'excision avec une pince particulit're qui prend toute la partie antérieure du prépuce. On coupe le tout en rasant la pince, puis on réunit.

Ve.Tcision ,'Ia sutnre, les terres-

Fin. Bl. — Opération du pliiti

iSi PATHOLOGIE CHIRURGICALE.

Pour faire la mlnre, on passe d'abord des fils à travers la base du prépuce, puît; on fait la section de cette membrane, et ensuite les points de suture.

Les serres-fines ont été appUqut^es par Vidal (de Cassis). Voici i|uel est son procédé. Un aide rétrarte, à l'aide de deu\ doigts, la peau de la verge vers le pubis (fig. SI). En même temp.«,le chirurgien attire 4 lui le prépuce au moyen de deux pinces à disséquer, dont l'une est placi'-e (lu côté du frein, l'autre du côté du dos de la verge (fig. 54). On place alors SUT le prépuce une pince à pression , munie de denb , de manitn'C à bien fixer la partie qui doit être e\cisée (lig. S3). Cette pince doit être placée obliijuemeiit , de telle sorte qu'elle saisisse le prépuce dans une |ilus grande étendue sur le côhi dorsal de la verge que sur sa face inférieure. Cela fait, on abat dun coup de ciseaux tout ce qui déborde la pince. Alors commence le troisième temps. La peau et la muqueuse, sectionnées au même niveau, et maintenues dans leurs rapports respectifs par la pince h dents, sont exactement affrontées, puis définitivement réunies au moyen de serres-fines, qu'on place très-près les unes des autres, afin de mieux assurer la réunion :celle<;i est complète, eu général, au bout de vingt-quatre heures (lig. 5i).

I^a dilatation se fait avec une sorte de pince ii trois brandies, qu'on introduit entre le gland et le prépuce : on écarte ensuite les trois branches, et te prt^puce présente des déchirures à son boni antc-rieur.

*• Par*phimttalia. — Il v a parapliiniosis lors<|ue le prépuce rétn'ri est passé en arrière du gland et qu'il ne peut plus être ramené en avant. Le rétrécissement préputîal étrangle le gland, qui devient douloureux, se tuméfie, scnllamme et liiiJt par se gangrener, si l'on n'apporte remède. On cherche à réduire. Pour cela, on prend la verge de la main gauche , sans la seixer outre mesure ; cette main cherche k ramener le prépuce en avant, pendant que le ))oncc de la main droite refoule le gland dans la cavité du prépuce.

On peut encore prendre la verge, eu an-ière du rétrécissement*, entre les indicateui*» et les médius, pendant f|ue les deux pouces cherchent k réduire le gland. I) faut prendre la Itrt'Tnution d'interposer de l'huile cnli-e le prépuce et le gland . |>our faciliter la rêducUon.

Km. M, - Réduction Au parai. hin..«iK. l'» autre moyen consiste à prcs.ser

1. ii.in |.«he i«M 1. «r». .n*™.«k. fortomciU le gUnd dans la main .

t. Uain riroiif nponiMiit le Ki"H>. {KMidaiit uiie OU dcux mioules . afin

de le faire diminuer de volume, puis â le réduire.

Si tous ces moyens échouent, on peut avoir recours au suivant : on entoure la verge, le prépuce et le gland d'une petite bande médiocrement serrée, puis on relève la verge sur le ventre. Souvent, au bout de quelque temps, le but est atteint.

Enlln, si Tétranglement est violent ëi que la gangrène menace, il faut taire plusieurs débridements sur la portion de prépuce qui étrangle.

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