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La mptBre dn périnée s'observe au moment de l'accouchement. Elle peut n'inttiresser que la rourchette ou bien entamer plus profondément le périnée , et même s'étendre jusqu'à l'anus, de manière à réunir cet orifice à la vulve. On a observé quelquefois la rupture centrale du périnée.
La première variété n'est pas grave et peut guérir spontanément ; dans la seconde, il faut appliquer immédiatement quelques points de suture, ou des serres- 11 II es, qu'on laisse en place pendant trois ou quatre jours. On doit agir de même quand la rupture est complète et occupe toute l'étendue du périnée; mais, dans ce dernier cas, il est fréquent de voir le traitement immédiat échouer. Alors, on attend que les suites de couches soient passées, et on pratique la pértnéoraphte. On avive les bords de la solution de continuité, et on réunit par deux sutures, l'une profonde, enchevitlée^ l'autre superficielle, à points séparés, pour la peau et la couche sous-cutanée seulement.
Lésions inflammatoires.
L'érjthAne dc la vulve, caractérisé par une rougeur vive accompagnée de cuisson, l'eczéma, maladie de peau souvent très-rebelle, et l'éryalpèle, ne sont pas du domaine de la chirurgie.
Les Mbeèa de Im grande lèvre sont furonculeuv OU phlegmoneux
Des furoncle» se montrent dans la grande levie comme daus les autres régions du corps; ils ont pour siège la face externe ou culaiiéu de la grande lèvre.
Les abcès peuvent être superficiels et siéger sous la peau de la giande lèvre; ils sont de courte durée et ne présentent rien de particulier. Il n'en est pas de même des profonds , qui constituent les véritables abcès de la grande lèvre; ceux-ci sont déterminés par l'inflammation de la glande vulvo- vaginale; on peut observer, dans quelques cas, l'inflammation isolée du conduit de la glande. Ce sont ces abcès que nous décrivons.
Catues. — On les observe chez les jeunes femmes, et principalement chez les nouvelles mariées. Ils sont dus aux excès du coït et à la dispro-
FIO. 6*. — Abcéa de 1» grande lèvre.
portion qui existe entre le volume du pénis et les dimensions de l'ouver-
ture vaginale. Plus rarement, ils sont occasionnés par une contusion, la malpropreté, la vaginite, etc.
Symptômes. — Douleur parfois extrêmement vive. Tuméfaction de la moitié inférieure de la grande lèvre , qui forme une tumeur chaude , rosée, plus ou moins arrondie, et pouvant atteindre le volume d'un œuf (fig. 64). Lorsqu'on introduit le doigt dans le vagin, on sent, sur Tun des côtés de l'ouverture, une masse dure qui proémine vers la cavité vaginale. On constate la présence de la tumeur inflammatoire en prenant la partie inférieure de la grande lèvre entre le pouce et l'index. Si l'abcès est déjà formé, on peut percevoir la fluctuation.
Si l'inflammation est violente , il peut exister des symptômes généraux.
L'abcès de la grande lèvre se termine presque constamment par suppuration.
Traitement. — Dès que la fluctuation est évidente, il faut donner issue au pus. Il est préférable d'ouvrir l'abcès du côté de la peau. Lorsque l'abcès s'ouvre du côté de la muqueuse , il reste une ouverture listuleuse entretenue par les liquides irritants qui s'écoulent de la cavité vaginale. Si cette ouverture spontanée survenait, il faudrait enfoncer une sonde cannelée vers la partie déclive du foyer et transformer l'orifice fistuleux en une large ouverture.
La follicalite YolvAire est l'inflammation des petites glandes muqueuses disséminées dans la vulve.
La maladie débute par une éruption de petites saillies rouges, qui s'accompagnent d'un prurit très-vif. Elles se développent de préférence sur les grandes lèvres; les petites peuvent aussi être atteintes; on a vu l'éruption s'étendre aux parties voisines, aux cuisses, au périnée. A l'éruption , qui dure quelquefois assez longtemps, succède la période de suppuration. Le follicule est rempli d'un mélange de matière sébacée et de pus; il est le siège d'un phénomène analogue à celui de la suppuration des glandes pilo sébacées dans le furoncle. Bientôt le pus s'écoule au dehors; on voit quelquefois les bords de l'orifice qui lui donne passage s'ulcérer, et se recouvrir de croûtes jaunâtres.
La troisième période estt celle de dessiccation. La sécrétion du pus se tarit; les follicules reprennent leur volume normal. Il est fréquent d'en voir quelques-uns qui , au lieu de suppurer , s'indurent. La durée de cette induration peut être très-longue.
La folliculite vulvaire se développe surtout chez les femmes enceintes. Elle n'offre aucune gravité; cependant elle peut déterminer des abcès et des adénites. Des bains , des lotions émollientes, et sui'tout des soins de propreté minutieux, la font généralement disparaître.
On rencontre encore , à la vulve, le ©haocrc mon et le chanere lociuréf qui ne diffèrent pas dans l'un et l'autre sexe. On y voit aussi des végétations analogues à celles que nous avons décrites chez l'homme. Elles atteignent quelquefois un développement considérable ,