HERMAPHRODISME
l'aspect extérieur de la verge; nous en donnons un exemple dans la figure 61. .Si le vagin est impcrforé, rillusioii est plus complète encore. Ajoutons qu'en général les femmes ainsi conformtJes présentent plusieurs caractères généraux do la virilité, et que, réciproquement, les hommes ont les attributs du type féminin.
La figure 63 représente un hermaphrodite, né en 1799, mort à l'Hôlel-Dieu de Paris en 1864. U fut examiné pour la première fois en 1815; beaucoup (le chirurgiens le considérèrent comme étant un homme ; Béclai-d soutint l'opinion contraire.
Le sujet était persuadé qu'il était femme ; il éprouvait du pencliant pour le sexe masculin. On lui avait donné le nom de Marie- Madeleine.
Elle avait, k 16 ans, un mètre cinquante centimètres et une barhe biunc naissante, qui s'est consi<lérablement accrue, comme ou peut le voir dans la ligure 61.
Les mamelles étaient assez développées, la voix était celle d'une l'enime.
Le pubis était couvert de poils ; il y avait deux grandes lèvres et deux petites lèvres séparées par une tente vulvaire très-superficielle. Le clitoris était volumineux et simulait un petit pénis surmonté d'un gland sans ouverture el creusé d'une gouttière à sa face inférieure.
L'urine sortait par une ouverture située à la racine du clitoris. Les règles se sont montrées depuis l'âge de 8 ans jusqu'à celui de 59. Elle n'a jamais eu de réritableit i-apports sexuels.
La figure 62 montre le<4 organes génitaux internes de cet liermapbrodite qui était véritablement une femme. On voit une sonde qui a été introduite dans un cloai(ue commun, donnant passage à l'urine et au sang des règles. Ce cloaque comniuni(|uait en haut avec la vessie, en arrière avec un véritable vagin.
Les autres organes étaient sains , les éléments de l'ovaire étaient plus ou moins altéi'és.
Fin. fis. — Marie-MncicleiTio Lcfort, pect extérieur. (Holmes, Mal. chir. d faut*, 1870.)
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