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CHUTE DU RECTUM

Vitivagination du rectum, qui consiste daus le reiiverseineut de toutes les tuniques de cet intestin, présente, au premier abord, des caractères qui pourraient la faire prendre pour une chute du rectum. Mais, dans l'invagination, la circonférence de la tumeur ne s'unit jamais à celle de loritîce anal ; il y a simple contiguïté, et l'on peut faire pénétrer le doigt dans le sillon circulaire qui les sépare de l'anus.

PronoMtie. TnAitement. — Le pronostic est variable, peu grave quand la chute du rectum est récente, et facilement réductible ; il le devient à mesure que la maladie date d'une épo(iue plus reculée. Il faut donc la traiter de bonne heure.

On réduit la tumeur, puis on cherche à prévenir sa reproduction par la compression, les astringents. On a employé, dans le même but, la strychnine et Yélectricité. Lorscjue ces moyens ont échoué , il faut avoir recours a l'intervention chirurgicale.

La cautérisation se pratique avec le fer rouge, comme si Ton avait affaire à des tumeurs hémorrhoïdales. Il est bon de traverser préalablement la partie malade avec des iîls ({ui servent à la maintenir au-dehors pendant l'opération.

La ligature consiste à embrasser la tumeur dans quelques anses de iil qui sont fortement serrées. On attend la chute des parties mortifiées. On peut appliquer ici le procédé dit de Luke. ({ue nous avons décrit en parlant du traitement des tumeurs érectiles.

Signalons encore l'excision partielle, et Veacision des plis rayonnes de Vanus, prati^iuée par Dupuytren.

Fort. — Path. et Clik. chib. — t. ii. 28

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