‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 159 sur 317 · I. — PLAIES DE^L'AISSELLE · texte numérisé non relu

I. — PLAIES DE^L'AISSELLE

Les plaies de Taisselle. eu raison de la disposition aualoinique de cette région, présentent des caractères qui n'appartiennent pas à toutes les plaies en général, et qu'il est bon de signaler.

L'abondance des vaisseaux, alors même (ju'aucun troncj important n'a été lésé, explique comment on voit se former rapidement un épanchenietti snugnla^ cjui atteint (iiiehjuefois des proportions considérables, et qui est surtout reman]uable en ce (lu'il peut s'étendre très-loin, grâce à la laxité du tissu cellulaire de l'aisselle.

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Un autre phëiioiiiène, qu on a observé dans quelques cas, est Vetnphysème. L'entrée de l'air parait produite par les mouvements du bras, qui, (iilatant et resserrant alternaXivement le creux axillaire, aspirent pour ainsi dire ce fluide, qui se répand bientôt dans le tissu cellulaire.

Des complications plus graves se produisent lorsque l'instrument vulnérant a atteint l'articulation scapulo-humérale ou un gros cordon nerveux ; une arthrite aiguë , une paralysie en est la conséquence. Mais l'accident le plus redoutable est Thémorrhagie qui succède à la blessure de l'artère axillaire. Le sang s'échappe avec force et en grande quantité des vaisseaux divisés; il s'écoule librement au dehors, si la plaie des téguments est large; dans le cas contraire, il s'intiltre dans le tissu cellulaire, sous la peau, entre les muscles qu'il décolle et qu'il soulève, en formant une tumeur très-volumineuse.

Dans une telle circonstance, il faut immédiatement comprimer l'artère sous-clavière et chercher à lier les deux bouts de Taxillaire dans la plaie; cette opération est généralement praticable sans trop de difficulté. Lorsquelle est rendue impossible par des dégâts trop considérables, on pourra se décider à porter la ligature sur un point plus élevé.

Dans les plaies par arrachement, qui ne sont pas rares à l'aisselle, rhémorrhagie est ordinairement peu abondante ; nous avons vu, en parlant de ces plaies en général, par quel mécanisme se fait l'hémostose spontanée.

La veine axillaire peut aussi être ouverte; cela s'est vu quelquefois pendant des opérations^ alors qu'elle est gonflée par le sang sous l'influence des efl'orts du malade. Il nous suffit de dire que l'entrée de l'air dans la veine divisée peut être le résultat de cette blessure, pour fair^ comprendre toute sa gravité.

Enfin, la veine et l'artère peuvent être atteintes simultanément : on a vu des anévrysmes artério- veineux succéder à une semblable lésion.

Le traitement des plaies de l'aisselle, exemptes de complications, n'oflVe aucune indication spéciale. Rappelons seulement que lorsqu'il existe dans cette région une perte de substance assez étendue, comme après la chute d'une eschare, une brûlure, etc., il faut surveiller attentivement la cicatrisation, et tenir autant ({ue possible le bras écarté du tronc pendant la durée de ce travail, afin que le tissu inodulaire ne gêne pas plus tard les mouvements de bas en haut et en dehors.

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