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IL - CONTUSION DE L'ÉPAULE

La contusion de l'épaule est intéressante par les phénomènes aux<iuels elle peut donner naissance du côté des nerfs de la région, et par la difficulté (ju'oii éprouve quelquefois à la diagnostiquer.

I^a paralysie du (kltoïde s'observe assez souvent à la suite d'une chute s'ir le moignon de l'épaule; elle peut se produire au moment de l'accident, ou ne se montrer (|u'au bout de quelques jours. Elle est due à l'at-

En effet , le fragment interne forme une saillie recouverte par la peau : le moignon de lépaule est un peu abaissé, et si on le compare à relui du côté sain, on constate qu'il est plus rapproché de la ligne médiane.

Dans les fractures des extrémités de la clavicule, et sans déplacement, la lésion peut être méconnue. Dans ces cas, il est facile de constater une douleur tixe, limitée au point fracturé; en faisant exécuter des mouvements au membre supérieur, on peut arriver à percevoir la crépitation. Il y a quelquefois ecchymose sur le point fracturé, et, dans quelques cas rares, le doigt peut sentir une dépression au niveau de la fracture. Si, d'ailleurs, on prenait cette fracture pour une simple contusion, cette erreur n'aurait aucune importance. Le traitement est le même dans les deux cas.

Terminaiiioii. PronoMtic. — La consolidation se fait au bout de trente à trente-cinq jours. On observe quelquefois une pseudarthrose. qu'expliquent assez bien la difficulté de maintenir les fragments en contact et le peu de docilité des malades. Lorsque la consolidation osseuse a lieu, il est rare qu'il ne reste pas, au niveau de la fracture, une certaine déformation, beaucoup plus désagréable chez la femme.

ComplieiAtioii*. — Toutes les complications des fractures peuvent se montrer ici. Comme spéciales aux fractures de la clavicule, nous signalerons les complications suivantes : blessure des vaisseaux sous-claviers, contusion ou déchirure du plexus brachial, blessure du cul-de-sac supérieur de la plèvre et du sommet du poumon, accident qui explique le développement d'une tumeur emphysémateuse (ju'on a constatée dans un cas. Ces complications, néanmoins, sont excessivement rares dans les fractures simples; on ne les observe guère que dans celles qui sont consécutives à des plaies d'armes à feu.

TrAlteoieni. — S'il n'y a pas de déplacement, il suffit de maintenir le membre immobile, les muscles et les ligaments faisant l'oflSce de moyens de contention. Dans les cas où le déplacement existe, on a inventé beaucoup d'appareils pour porter le fragment externe en haut, en dehors et en arrière; mais ces appareils se relâchent promptement, et le déplacement se reproduit; tels sont : la courroie de Bruninghausen, la croix de Heister, le corset de Brasdor, le 8 de chiff*re des anciens, l'appareil compliqué de Desault. les appareils de Boyer, de Dupuytren, de Delpech et de Velpeau.

Les chirurgiens de nos jours s'accordent à reconnaître que les moyens de traitement les plus simples sont les meilleurs pour ce genre de fracture. L'appareil qui donne certainement les meilleurs résultats est le mouchoir triangulaire de Mayor, de Lausanne, soutenant lavant-bras, à la manière dune écharpe. On l'applique de la manière suivante : le plein de l'écharpe étant placé sous lavant-bras en demi-flexion, .spsdeux extrémités sont relevées, l'une au-devant de la poitrine, l'autre derrière le dos. et nouées sur le cùtt* du cou opposé au siège de la fracture. Le sommet

'. LA CLWICL'LE.

S en dedans, de manière k se î épingle sur la partie anté-

du triangle, resté libre, est replié de delii réfléchir sur le bras, et fixé au moyen d' rieure de l'écbarpe (tig.

76). Il est utile que le malade reste couché pendant la plus grande partie de la dun-e du traitement, et qu'il porte, da[is le cieux de l'aisselte.

mMis, et en rnénie temps le fragment externe.

Robert employait un moyen , qui réussissait lorsque le malade voulait s'y soumettre. II tenait le malade couché, la tûle peu élevée pendant toute ta durée du trafteuicnt. L'épaule du cùt<;de la fracture portait À faux sur le bord d'un coussin placé sous le dos (lu malade, et le poids de l'épaule suffisait pour ef- a. stiqii™i™iMiiéeni>iiii. facerla déformation du point fracturé.

Dan» un Essai sur les fractures de ta clavicule (Tln'-sesde Paris, 187i). un lie mes anciens élèves. M. Châtain . aide-major stagiaire au Val-de- (irJce. signale un procédé qui a été appliqué au Val-de-Grâce, dans le service de M. Servier. Il consiste à couler du plâtre dans les creux sus et sous'claviculaires, dans le creux sus-sternal, en recouvrant le moignon de l'épaule et en descendant, en arrière, jus<|u'à la saillie du trapèze; en avant. Jas<)u'îi la naissance du sein. On a soin ie proléger préalablement les parties avec un linge lin. pour éviter le contact du plâtre avec les tc'guments; pendant l'application de l'appareil, on maintient la fracture aussi exactement n'rduite que possible.

Cet appareil . d'un nouveau genre, est ingénieux, et nous paraît mériter l'attention des chirurgiens, surtout si l'on considère que nous ne possédons pas un seul appareil (|U( maintienne les fragments en rapport.

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