‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 190 sur 317 · Troisième partie (réunion · texte numérisé non relu

Troisième partie (réunion

Premier temps. — Supposons (|ii*oii ait pris le laînl)eau dorsal sur l'auriculaire et le lambeau palmaire sur l'annulaire.

Les deux Fambeaux sont disscMjués: on (Varie le> doif^ls en achevant lu dissection , si cela est nécessaire. Puis on enroule les hnnbeaux cufanr*s sur les surfaces saii,nuuites , de telle sorte (|ue le lanïi)eau dorsal pris sur l'auriculaire M N recouvre la l'ace interne de l'annulaire, el rpje le lambeau palmaire C , pris sur l'annulaire . recouvre la surface saignante de l'auriculaire.

Les lambeaux em'oules sont disposés di; tel h» façon <|u'en rapprochant les doigts on ne met en contact (jue deux surfaces (touvt^rles d'épidernie (T. fi«,^ 110).

Deuxième temps. — On procède à la suture. Didot fixait clnn-un des lambeaux par trois points (U*. suture entortillée faite axer de |»i*liles épinj.,des et un fil double: <1(î sorte que le malade avait trois points de suture sur la face dorsale de l'auriculaire (^t autant sur la face )>almuire de l'annulaire.

De plus, il ap))lii(uait un point de suture ordinaire sur la commissure.

Vui. lin.

\. Ciralriro lon{plii<liiiaI«f <l<'o iloi^tt. — 3. Iiiri>iiin coinl <* foiiiidiil N* boni («uicavu itii UiiilM'aii UutmI . — •<, '.{. Incision liiiiilaiit un l<inilK>an !*ur h'< côu'"' — i. Toinlr inditiu.iiit r<'-l<*ndui* «lu iliTolliMiifnl ili> U |kiiii.

ir Proccdé de M. l<'ort. — (le proci'dé est basé sur c(; fait. (|ue la p4'au de la fai'c dorsiile de 1 espace inti'rdiL;i(al (*t de la première )dialan.L;e est tri's-ldr/n'mntt unie aux parties |»rol'oi:des . ce (pii es! h*

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Nous II unissons les lambeaux dins li tioisieme pu tu <ie 1 O) i uti m

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latérales du ler à cheval <loii,'t=>.

■i,té par les

issines et les deilx

PATHOLOGIE CHIRURGICALP..

Deuxième partie. — Les rloigu étant cicatrisés plus ou moins coioplélement , on voit la commissure présenter encore une surface humide. suppurante : le moment <Ie commencer la deuxième partie de l'opération est atTivé.

Premier temps. — Pratiquer avec la ^lointe du bistouri une incision qui suit la direction courbe de la commissure, et faite de telle façon que la peau dorsale de l'espace interdigital soit sépan^ de la peau palmaire. <lans une étendue de trois centimètres.

Deuxiètne temps. — Glisser au-dessous de la jteau dorsale , dans le tissu cellulaire lâ<'.he qui la double, un instrument mousse, pour éviter de blesser les nerfs et les vaisseaux, et décoller la membrane cutanée dans une étendue de I centimètre en profondeur et de 3 centimètres en largeur.

Troisième temps. — Faire deux incrisions de 1 centimètre aux extrémités de la peau dorsale soulevée de manièi-e à circonscrire un lambeau.

Celui-ci étant ainsi taillé, renverser la main . aviver la lèvre inférieure de l'incision du premier temps dans une étendue de i à 5 millimètres sur toute l'étendue de la concavité de cette lèvre, et par conséquent sur la face palmaire de la commissure, en ayant soin d'aviver un peu plus lar- Kt-ment vei-s le milieu de celle-ci.

Troisième jtartie. — .Affronter les bords saignants de la peau. Pour cela . ii faut . avant de rabatire le lambeau sur la paume de la main .

DIFFORMITÉS DES IJOICTS. 409

l'inciser dans une étendue de (juelques millimètres, de manière à le découper en trois petits lambeaux, un moyen plus large, ayant au moins io millimètreSj et les deux autres moitié plus petits. On fait glisser le lambeau intermédiaire vers la paume de la main, en embrassant la commissure; il est maintenu par deux points de suture ,, et même trois, si cela est nécessaire. Les lambeaux latéraux sont traités de la même manière: on les fait glisser vers la paume de la main, et ils sont fixés chacun par un point de suture sur les parties latérales de la peau avivée.

Ce procédé opératoire est facile à exécuter.

On voit que nous nous sommes préoccupé de laisser les doigts se cicatriser, de manière à n'avoir plus à restaurer que la commissure.

Nous aimons mieux prendre les lambeaux sur la face dorsale de la commissure, parce que la j)eau se laisse facilement décoller, et qu'on pourra la faire glisser facilement.

L'avivement de la peau palmaire est fait dans les couches superficielles du derme, d'après le procédé employé par M. Bozeman pour aviver la surface vaginale, dans l'opération de la fistule vésico- vaginale.

Nous faisons trois lambeaux, bien que celui du milieu puisse suffire pour assurer la restauration de la commissure.

Ce |)rocédé peut être appelé procédé autoplastique par inflerion.

FlO. 113. — Palette de bois digité j)oar fixer ii^olément les doigts »<^pBn*.H.

LrS bords de chaque di^rltation B. B, <(oot muni:» de trous ou de mortaise» dan» le^queN on |>eut en(irafcer d*^ bandelêttei B. E, ou des ÛU D, D, SHM<eptiblet de fixer <«olidenMnt \e% doiirts.

Il est facile d'exécution, c! nous croyons qti'il est applicable à un grand nombre de cas.

MO l»ATHOL(MÎIK ClllRURi;iC.\LR.

Pansement. — Après ies diverses opérations <les adhérences desdoii'ts. il l'aut s'occuper <ie taire un pansement convenalde, si Ion veut éviter le> <Hvers accidents que nous avons signalés.

La main sera d'abord placée sur une palette crr^'itée et les doii(ts maintenus écartés.

Il est utile de ne point exercer une forte compression sur les doigts ou sur le land)eau, si Ton a eu recours ù un procédé autoplastique. On a remarqué que Tinilammation locale, le jdilef^mon . surviennent (pielquel'ois à la suite d'une constriction trop forte.

La main sera placée ensuite sur un coussin un peu élevé, afin d'empêcher Tattlux <les li(iuides vers les doijjjts. Ces précautions devront être surtout très-minutieuses s'il s'agit d'adultes, chez lestpiels des accidents inflammatoires surviennent plus frécpiennnent <pie chez les enfants.

On fait ensuite des applications de conq)resses d'eau froide. (|ue l'on renouvelle fré(|uemment . ou bien l'on soumet la main à rirriiratioii continue.

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