I. - PLAIES
Les |>laies de la main sont souvent i^raves. en raison des or«;;^mv; inipoitants <(ui peuvent être lésés.
Lorsqu'il n'y a ipi^une sinqjh* pi(|Lire ou une plaie par instrument tranchant, très-superlicielle, la cicatrisation se fait, en j^énéral. trèsrapidement, connue <lans toutes les autres régnons. Mais, si la plaie est profonde, on peut observer des lésions inq>ortantes: il su Hit de se rappeler que la nuiin est riche en vaisseaux et en nerfs volumineux, ((u'elle est lravers4*e par un gran<l nond)re <le tendons. A ce litre, les plaies de la face palmaire sont onlinairement plus «graves ipie celles de la face dorsale.
La section d'un tendon cause la perte des mouvements du doigt auquel il se rend; s'il s'agit «l'un tendon fléchisseur, le «loigt demeurera dans l'extension: i-ette |K)sition vicieuse pourra <Ievenir persistante. Toutes les parties auxipielles se distribue un nerf seront paralysées, si celui-ci est coupé. Knfin. il est à peine besoin d'insister sur l'abondance des hémorrhagies i\\x'\ suivront la blessure de l'arcade ^«almaire. Xous re\ien<lrons |)hisloin sur cet accident. Les plaies contuses. celles qui sont causées par les projectiles, peuvent produire des dégâts très-étendus: elles s'ac(*onq)agnent cpielquefois de fractures des métacarpiens. La main est plusexposéeque toute autre partie aux plaies par arrachement: c'est ton-
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jours elle (jiii est sai^ie la pinnitTC. dans les enj^^renaj^es. lors de <Vs UMi'ibles acridents (|ui eiii()ort(Mit <|uel<|netbis la totalité du membre su- [M'ileur.
Les phénomènes eonséi^utifs ne sont pas exem|)ts de danj^ers : h» |ihlej,'mon de la nmin sueeède tVé(|uemment aux plaies de cette réj^ion : reliMiu par raponévrose palmaire, le pus peut l'user au loin, en suivant le trajet des *;aînes tendineuses. Enlin. lors même (jue tous les accidents immi'diats ont cessé, on voit souvent persister des difVormités incurables, telles (jue flexion ou extension permanente d'un ou de plusieurs doij^ls. p:iialysie. etc. Si le malade se livrait à <les travaux manuels, il est l>I•<*^(jue toujours inca[)able de reprendre l'exercice de sa profession.
On doit ap|)li(pier l'irri^'ation continue aux plaies de la main, surtout à <i»lles (|ni se compli(|uent de contusion violente ou d'écrasement. Dans ce cas. (in continuera l'irrij^ation jus^pi'à l'élimination des parties mortilicrs. Souvent les desordres sont tels, (pie Tamputation est nécessaire.