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FRACTURES DU BASSIN

1<> rraetures doubles verticales du bassin. — Ces fractures séparent le bassin en deux moitiés: en avant, le trait de la fracture occupe ordinairement la branche descendante du pubis et ascendante de l'ischion ; en arrière, los iliaque, au voisinage de son union avec le sacrum; quelquefois il y a décollement de la symphyse sacro-iliaque.

La cause la plus fréquente est une chute sur les pieds, le membre inférieur étant dans l'extension ; le choc se transmet au bassin par la tige rigide que forment les os de la jambe et le fémur, et un large fragment de l'os iliaque est ainsi violemment séparé.

Les symptômes consistent dans le raccourcissement du membre inférieur et la déformation du bassin. Le raccourcissement est produit par l'élévation du fragment pelvien, qui, par suite de la violence qui a produit la fracture, se porte en haut; en même temps, celui-ci subit un léger mouvement de bascule qui fait saillir son extrémité supérieure , correspondant à la crête iliaque en dehors, et son extrémité inférieure en dedans : il y a donc élargissement du bassin au niveau de sa grande circonférence, et rapprochement des tubérosités ischiati(|ues.

On arrivera au diagnostic en palpant attentivement la crête iliaque et en la comparant à celle du côté sain : on fera naître ainsi de la douleur au niveau des points fracturés. On se rappellera que. dans les luxations du fémur, (|ui seules pourraient être confondues avec celte fracture, le raccourcissement du membre inférieur est réel, tandis que, dans le cas qui nous occupe, il n'est qu'apparent : en etTet, le grand trochaiiter a conservé ses rapports avec la crête iliaque et l'épine iliaque antérieure. On sentira quelquefois la crépitation, et la mobilité anormale; enfin, par le doigt introduit dans le rectum ou dans le vagin , on pourra constater les modifications apportées par la fracture à la position respective des saillies osseuses du détroit inférieur.

Le pronostic est grave lorsqu'il y a un déplacement considérable du côté de la cavité pelvienne, ou lorsque des esquilles ont blessé un des organes qui y sont contenus. Dans ce cas, en effet, on peut voir se développer des abcès du bassin ; les nerfs sacrés peuvent aussi être lésés, ce qui donne lieu à la paralysie des membres inférieurs.

Le traitement consiste à remettre en place, autant qu'il est possible, le fragment pelvien , et à maintenir la réduction en pratiquant l'extension sur le membre inférieur, et la contre-extension au niveau de l'aisselle. On entourera le bassin avec un bandage de corps.

9« rractares de Ton lllaqae. — a. Froctures de la créte iliaque, — Elles sont produites par des causes directes agissant avec une grande force : coup de pied de cheval, passage d'une roue de voiture, etc.

Le fragment peut présenter un volume plus ou moins considérable ; en général, il n'y a pas de déplacement; quelquefois on observe une légère projection en dedans. On constate, au niveau du point fracturé, une douleur à la pression et une ecchymose . due à l'action du corps vulné-

rant. Lorsqu'il n'y a pas de complication, on peut donc hésiter entre une fracture et une simple contusion : en général, dans la fracture, la marche est plus difficile, la douleur persiste plus longtemps, enfin on peut quel- (luefois percevoir la crépitation en imprimant à la crête iliaque des mouvements de latéralité.

Le traitement e&i très-simple. Il faut laisser le malade au lit, après avoir serré le bassin avec un bandage de corps.

b. Fractures de Vischion. — Produites, comme les précédentes, par des causes directes, telles que coups, chutes sur le siège, ces fractures s'observent rarement. Leurs symptômes sont très-obscurs; ce n'est que par l'exploration du vagin et du rectum , pratiquée avec beaucoup de soin , qu'on peut arriver, dans certains cas, à constater le déplacement de l'ischion, la mobilité anormale et la crépitation.

Il suffit de faire rester le malade au lit pendant le temps nécessaire à la consolidation.

c. Fractures du pubis. — Un corps vulnérant, agissant directement sur le pubis, peut fracturer cet os en différents points : tantôt au niveau de son corps , tantôt au niveau de sa branche descendante; dans certains cas, le pubis est enfoncé vers la cavité pelvienne : il existe alors une fracture bi-latérale.

On comprend que la vessie et Turèthre , qui affectent, dans les deux sexes , des rapports si intimes avec la face postérieure du pubis, soient fréquemment lésés dans les fractures de cet os : c'est ce qui fait leur principale gravité. On a vu des esquilles déchirer l'urèthre, séjourner dans le canal, et être retirées ensuite soit par le méat, soit par des orifices fistuleux.

Les symptômes ne sont bien accusés que lorsque la fracture est double; le cathétérisme sera souvent d'une grande utilité pour le diagnostic.

Il faut s'appliquer à ne laisser subsister aucun déplacement, caries fragments vicieusement consolidés pourraient comprimer les organes urinaires; ensuite, il faut maintenir autant que possible la réduction, pendant la durée de la consolidation. Mais, comme il est bien difficile dagir efficacement sur le pubis, ce n'est guère qu'en donnant au malade une bonne position, variable suivant les cas, qu'on peut espérer un heureux résultat.

d. Fractures de la cavité cotyloïde, — Souvent causées par une chute sur les pieds, ces fractures présentent plusieurs variétés : tantôt c'est le rebord supérieur , le sourcil de la cavité cotyloïde, qui est séparé du reste de l'os ; dans ce cas. il y a fréquemment luxation concomitante du fémur; tantôt le fond de la cavité présente plusieurs fissures étoilées: tantôt, enfin, la tête du fémur, défonçant la cavité cotyloïde. pénètre dans le bassin.

Dans les cas où il y a déplacement du féinur, et. par conséquent.

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