MALADIES DES GANGLIONS LYMPHATIQUES DU COU
Les ganglions lymphatiques peuvent être affectés, au cou comme par; toutailleurs,depIu9ieurslésionï> que nous avons décrites dans la première partie de cet ouvrage. Dans cette région, les gauglionii sont fréquemment atteints d'inflammation, d'hypertrophie, etc. Nous voulons ici appeler l'attention sur l'une des formes de l'engorgement ganglionnaire, l'adénite f;crvicale.
Autrefois, les chirurgiens avaient une grande tendance h placer toutes les tuméfactions ganglionnaires du cou sous l'influence de la diatlittse scrofuleuse. Or, M. le baron H. Larrey est venu démontrer qu'il n'en est pas toujours ainsi. Avec son esprit observateur , M. Larrey a été frappé de voir que les zouaves et les spahis qui ont le cou découvert ne sont pres<|ue jamais affectes d'adénite cervicale tandis ()ue celle-ci est fréquente chez les aulrcs mililaiies quelle que soit du reste leur constitution. De là à constater des irritations de la peau, déterminées par le contact de vêtements rudes et trop serrés, il n'y avait Fio- «■ — Un exemple .riulfalie eervicale.
<|u'uii pas. Il i>arail. en clfet. que l'adénite cervicale esl fréi|ueniniei)t iK!casionnéc par des irritations diverses portées sur la peau du cou. et par des courants d'air froid.
Les ganglions cervicaux frappés d*adénite forment des tumeurs parfois considérables, qui compriment des organes importants.
L'adénite cervicale ne guérit que par Fextirpation, et celle-ci offre peu de dangers, ainsi qu'on s*en convaincra en lisant la relation des opérations pratiquées par M. Larrey*. Cependant, lorsque les ganglions sont très- volumineux et profondément situés, l'opération présente de grandes difficultés, à cause du voisinage des organes Importants qui traversent la région cervicale; la terminaison, dans ce cas, est souvent fatale. Tout récemment, M. Lannelongue a fait l'ablation de masses ganglionnaires de la région du cou. L'opération a été habilement faite, mais la malade a succombé plus tard à une hémorrliagie veineuse consécutive. Ajoutons qu'il est une circonstance dans laquelle il ne faut jamais opérer : c'est lorsque les tumeurs ganglionnaires sont symptomatiques d'une maladie générale, telle que la leucocythémie ou Tadénie.
ARTICLE TROISIÈME