MALADIES DES VAISSEAUX DU COU
Les nombreux vaisseaux artériels et veineux de la région du cou peuvent présenter des plaies et des anévrysmes.
§ 1. — Plaies des vaisseaux.
I^s plaies des vaisseaux sont très-graves. Celles des artères entraînent rapidement la mort , à moins qu'on n'intervienne immédiatement. 11 faut faire la ligature des deux bouts de l'artère , à cause des nombreuses anastomoses existant entre les artères des deux côtés.
Les plaies des veines jugulaires présentent aussi une grande gravité, non-seulement parce qu'on peut observer l'introduction de l'air dans le système veineux , mais encore parce que la ligature latérale (v. Plaies des veines) est quelquefois suivie d'hémorrhagie consécutive. On a recours le plus souvent à la compression.
§ 2. — Anévrysmes.
Le système artériel du cou peut être le siège de nombreux anévrysmes. Ceux-ci peuvent exister sur le tronc brachio-céphalique, la sous-clavière, et les artères carotides primitive, interne et externe.
¥ariéiéfi. — On n'observe que des anévrysmes spontanés sur le tronc brachio-céphalique,
La sous-clavière est rarement affectée ; des anévrysmes spontanés et des anévrysmes artério-veineux peuvent se montrer sur tous les points de l'artère.
La carotide primitive peut être le siège d'anévrysmes spontanés, sur- FoBT. — Path. et Clin. chib. — t. ii. s
'M fATHOLÛGIE CaiErBGMULE.
Upuî k soo ori^fie . d'aiiévn» âmes traamatiques et d'anévrrsaies arlérioveineux,
f>s znésrysme^ de la earoiide interne sont rares : od a cbservé des anévrj'îirnes sp^jntariés et des ané*TTsmes artério-veineuL
On ne connaît que trois observations d'anévTysmes de Im carolMf externe.
nympiém^mm. — Ces an^vr\'smes présentent les caractères communs à t/iUH le!) anévry^mes : nous indiquerons seulement les svmptdnies particuliers à chaque variété de tumeur.
V* L'ané^Tvsme du tronc bracliio-céphalique forme, à la base du coo. Mwdt tumeur qui détermine en même temps une xomxure de la partie riUit^'.nHure du stenium. iJveh[\xe(ois la tumeur se montre au-dessous de la clavicule droite,
l>a compression de la trachée . de l'oesophage et des troncs veineux voi^ns aniiVne la dypnnée. la toux, \ enrouement , la dysphagie, et souvent Yœdême du niendire su[>i'rieur et de la lace du côté correspondant.
t* L'ané\rvsnie de la s«iU>-clavière forme une tumeur à la base du cou. en ^ttV'JH de la clavicule, allongée transrersalement entre le trapèze et le sterno-niai^trjîdien. Si elle si«*ge en dedans des scalènes. elle est moins apparente. f>; bruit de souffle se continue du côté de l'aisselle. Les pubationn de» art«;re:^ du membre supérieur correspondant sont diminuées. On |H;ut obMfiver aus^i de V œdème et de l'engourdissement du membre. tUi'^ k la corn |ire-)^iofj de la veine s<^ms-cla\ière et du plexus brachial.
> L aiié\rysnie s|Mintaijé de la carotide primitive siège le plus souvent à 1 ori^/iffc de l'artère. La tumeur soulève, dans presque tous les cas . la p^irtie ffif*'rieure du sterno-mastoîdien. Si elle n'est pas arrondie, son iliittw'iréi vertical e>t plus grand. Le bruit de souffle se prolonge le long (U'^, >;iiw?au\ de la létc. (lette tumeur détermine des troubles de compression analogues à ceux qui s^jnt pnxluits par l'anévrysme du tronc lira/'hio-iéplialique.
^'' Lané>r\siiie de la carotide interne ne présente qu'un symptôme partinjliei". il tend à faire saillie dans la cavité pharyngienne, au niveau de I ani>;rdale. â moins qu'il ne siège plus haut, ce (lui est fort rare.
Vf L aii/vrynme de la carotide externe fournit les symptômes communs il lout^î-» h"» tumeurs anévrvsmales.
La mnnlié', la durée et la terminaison de ces anévrvsmes ne diffèrent \t'd\ rhî r/'lIcH diî i^iUles les tumeurs anévrysmales.
Le diagnoHtic sera établi par la comparaison des symptômes que nous venons d'éniimérer.
Trmîiemeni. - I" La méthode d'Anel n'est pas applicable aux anévryHmesdu ivouv hmchio-céphalique. On fait la ligature, par la méthode de Hrandor, procédé de Wardrop, de la carotide primitive et de la sousrhnière correspond a nt<îs. Il est préférable de lier les deux vaisseaux le iiM'inc jour, et de (omniencer par la carotide primitive, selon le conseil di* M. hiday.
HALiWIES DES GANGLIONS LYMPHATIQUES DU COU.
2» Les anévrysmes de la sous-clavîère sont traité» le plus souvent par la méthode de Brasdor, celle d'Aiiel ne pouvant être appliquée que dans des cas fort rares.
3" Les anévrysmes de l'artère carotide primitive et ceux des carotides interne et externe seront traités par la ligature, méthode d'Ane!, procédé d'Ane!. Si elle est inapplicable, on fera la ligature entre le sac et les capillaires (méthode de Brasdor). La compression est difficile et horriblement douloureuse.
Nota. — On ne peut étudier lés anévrysmes eu particulier sans avoir lu auparavant les anévrysmes eu général.
ARTICLE DEL'XIËME