FRACTURES DD CORPS DO F&HDR
Cmnbcb. — Des causes direi-tes peuvent produire ces fractures. Trèssouvent, elles se montrent à la suite d'une rluilc sur les genoux, et rarement d'une chute sur les pieds.
Variétés. — On peut rencontrer toutes les variétés dont il a été question dans les fractures en général. Dans les fractures indirectes, "on observe presque toujours une direction oblique des surfaces fracturées, de haut eu bas et d'arrière en avant. Chez les enfants, on constate quelquefois une fracture transversale sans déplacement.
»épl««ein«nl. — Ce déplacement est variable dans les fractui'es dî-
FiG. 1Ï4. Fracture du fémur. ( Direction de In fnctuTC et déplacement tUx fragmentu. }
iwtes. Dans les fractures indirectes, le fragment suj>érieui- tenrl à rire
porté en avant parle muscle psoas iliaque; le fragment inférieur se déplace suivant la rotation et suivant la longueur.
Le premier de ces déplacements est déterminé par les muscles adducteurs qui portent en dedans le bord postérieur du fémur, sur lequel ils s'insèrent. Le deuxième est dû à la tonicité des divers muscles qui s'étendent du bassin au fragment inférieur ou aux os de la jambe. Ce chevauchement, et le raccourcissement qui en est la conséquence nécessaire, seraient beaucoup plus considérables, si les fragments n'étaient retenus par les insertions du triceps crural.
Symptdmes. — On constate les symptômes communs à toutes les fractures : douleur, impuissance du membre, mobilité anormale, crépitation, déformation.
Pour percevoir la crépitation, il suffit de placer la main au-dessous de la cuisse, et de chercher à imprimer un léger soulèvement à cette partie du membre.
Il est rare que dans ce mouvement la crépitation ne se fasse pas entendre. La déformation consiste dans un raccourcissement qui peut être très-considérable , et dans la torsion du membre vers le milieu de la cuisse : cette torsion est déterminée par la rotation du fragment inférieur.
MArche et terminaison. — Les fractures du corps du fémur se consolident lentement, et souvent le malade ne peut se servir de son membre qu'après ciiKiuante à soixante jours, et même davantage. Il n'est pas rare d'observer une pseudarthrose.
TrAltement. — On réduit en exerçant une traction peu considérable sur le pied, et en ramenant sa pointe en avant; ensuite, on procède à l'application de l'appareil. L'appareil de Scultet immobilise bien le membre; mais on n'est pas toujours sûr de prévenir le raccourcissement, et par suite la claudication , si fréquente après les fractures du fémur. L'extension continue, pratiquée comme nous allons l'indiquer, donne, à ce point de vue, de bons résultats : une large bandelette de diachylon est appliquée sur les côtés externe et interne de la jambe, de manière que sa partie moyenne réponde à la plante du pied, en la dépassant un peu, de façon à former une sorte de sous-pied. Elle est fixée par d'autres bandelettes circulairement disposées autour de la jambe. Dans cet anneau formé par la première bandelette, on passe un ruban de caoutchouc qui est attaché au pied du lit; la contre-extension est faite au moyen d'une alèze passée à la partie supérieure et interne de la cuisse^ et fixée à la tête du lit. Grâce à l'élasticité du caoutchouc, ou obtient ainsi une extension continue, mais douce, graduelle, (jui n'est pas pénible pour le malade, et dont l'action incessante finit souvent par restituer au membre sa longueur normale.
FR.VCTURES DE l' EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DU FÉMUR. 441
ARTICLE TROISIÈME