‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 208 sur 317 · I. — FRACTURES DE L'EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DU FÉMUR · texte numérisé non relu

I. — FRACTURES DE L'EXTRÉMITÉ INFÉRIEURE DU FÉMUR

Ces fractures succèdent tantôt à une violence agissant directement sur le genou, tantôt à une cause indirecte, telle (|u'une chute sur les pieds ou sur les genoux. Le choc est alors transmis aux condyles par le tibia ou par la rotule, qui résistent.

On peut observer des fractures siégeant au-dessus des deux condyles, et séparant l'extrémité inférieure du fémur du reste de l'os. D'autres fois, à cette solution de continuité se joint une fracture verticale, séparant le condyle interne de l'externe, et formant ainsi deux fragments. Enlin, un seul condyle peut être fracturé.

Le genou e>t déformé, il est souvent le siège d'un gonflement considéral)h;. soit à cause de l'action directe du corps vulnérant. soit par suite d'un épanchement intra-articulaire. La rotule parait plus mobile (fu'à létal normal: on peut, en pressant sur sa face antérieure, l'enfoncer d'avant en arrière: pendant cette manccuvre. on sent souvent la crépitation. Dans les fractures d'un seul condyle. la jambe se porte en dedans ou en dehors, suivant «ju il s'agit du condyle interne ou de l'externe * en ellet. attiré en haut par les muscles (jui y prennent insertion, le condyle entraine avec lui le tibia, (]ui fuit ainsi un angle obtus avec le fémur.

Le voisinage de l'articulation fait comprendre toute la gravité de ces fractures. La synoviale, les ligaments, peuvent être déchirés; il se produit un épanchement de sang dans la cavité articulaire, et souveiit une arthrite consécutive.

Il faut maintenir le genou dans rimniobilité absolue, au moyen d'une attelle placée à la partie postérieure, et s'attacher, pendant les premiers jours, à prévenir le développement des accidents inflammatoires.

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