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MALADIES DE LA JAMBE

Dans cette région, étendue du genou au cou-de-pied, nous ne trouvons d'important que les fractures.

l. - FRACTURES DE LA JAMBE.

On donne ce nom aux fractures qui affectent en même temps le tibia et le péroné.

CAu«e« et mécaoUme. — Les unes sont directes, comme un coup de pied de cheval ou une roue de voiture. Le plus souvent, elles sont indirectes et peuvent se produire dans les conditions suivantes : un individu, étant debout, reçoit sur le tibia un choc violent qui fracture cet os; le péroné, étant trop faible pour soutenir à lui seul le poids du corps, se brise à son tour ; on pouiTait dire que, dans ce cas, la cause est mixte, c'est-à-dire directe pour le tibia et indirecte pour le péroné. Dans une chute d'un lieu élevé sur les pieds, le tibia, soutenant à lui seul le poids du corps, se fracture au tiers inférieur; le péroné se fracture à son tour, parce qu'il est trop faible pour supporter le poids du corps. Une fracture de jambe peut encore se produire dans un mouvement d'adduction ou d'abduction de la |K)inte du pied : car, dans ces mouvements, l'astragale, tournant autour d'un axe actif qui passerait verticalement par son centre, presse les deux malléoles en sens inverse, et peut produire la fracture des deux os.

"WmHétém, — Ces fractures peuvent être simples ou compli((uées; les deux os peuvent être fracturés au même niveau, ou à des niveaux différents, et la direction de la fracture est très-variable. Cependant, dans la majorité des cas, les fractures indirectes de la jambe siègent au tiers inférieur, et la fracture est dirigée, sur le tibia, de haut en bas et d'arrière en avant. On dit alors ([ue le fragment supérieur est taillé en bec de flûte.

l»éplaceiiieiit«. — Les déplacements sont très-variables; ([uelquefois il n'en existe pas; mais, dans les fractures les plus fréquentes, que nous venons de signaler, il y a un déplacement angulaire, du chevauchement, Fort. — Path. kx Cuh. chir, — t. ii. 29

PATBOLOGIE CUlRtlHGICALE.

et un déplacement )>ar rotation. En effet, la pointe du pied est portée dans ['abduction ; il y a un raccourcissement du membre, déterminé par les muscles jumeaux et soléaire qui élèvent le talon , et par conséquent les fragments inférieurs. Pendant que ces fragments sont portés en haut, ils repoussent en avant l'extrémité inférieure du fragment supérieur du tibia, dont la pointe comprime la peau de dedans en dehors. (Fig. HT. >

Km. 127. — Dé)>laccm<!iit

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