‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 218 sur 317 · I . TwnUm rolulien. — î. Ju · texte numérisé non relu

I . TwnUm rolulien. — î. Ju

riH.'ni».— 3. Soliiire.— 4. Fnf-

iiiciit lupériciir. — i. Fngmi"'

Un comprend qu'il n'y aura qu'un déplacement très-limité , lorsque la fracture siég^era ù un niveau différent .sur les deux os. les fragments étant maintenus par le ligament iiiterosseux.

8} mptdiBeB. — Un observe ici les synii)tôines communs à toutes les fractures : douleur, impuissance du membre, mobilité anormale, crépitation, déformalioii. Celle déformation . aussi variable que le siège de la fracture . est la suivante , lorsque la fracture se fait au lieu d'élection , c'est-à-dire au tiers inférieur de la jambe : comme nous l'avons déjiï dit, la pointe du pied est tournée eu dehors, la pointe du fragment supérieur forme une saillie sous la peuu. et la jambe semble tordue au niveau de la fracture.

ComplleMiuna. — Ces fractures sont beaucoup plus fréquemnienl i:ompliquées que tuules les autres. Un peut observer ici toutes les complications ; mais les plus fréquentes sont : les esquilles, les phlegmons . et l'issue du fraftment supérieur à ti'a^ers les téguments. 11 n'est pas

FRACTtIHES DS LA JAMBE. 4K1

rare de voir la pointe du fragmeut supérieur amincir la peau, et la détruire insensiblement de la face profonde vers la face superficielle.

niasnoBtie. — A moins d'une tuméfaction considérable qui masque . quelquefois la lésion , il est impossible de méconnaître une fracture de jambe.

Pronoailc, uiBrehe «1 tornlBAlaon. — Les fractures de la jambe se terminent, dans presque tous les cas, par |ine consolidation osseuse. Il est assez fréquent d'observer une difformité après la guérison , diiformité produite soit par le défaut de coaptation des fragments, soit par la saillie de la pointe du fragment supérieur. Quarante à quarante-cinq jours sont nécessaires à la consolidation. Les fractures de jambe sont ordinairement graves, à cause des nombreuses complications qu'elles peuvent présenter; lorsqu'elles sont simples, elles n'offrent guère plus de gravité que les autres fractures.

Traitontcnt. — Le chirurgien doit s'occuper d'aboixl d'opérer la réduction. Si la fi-acture est simple et sans déplacement des fragments ,

Fio. IM. — Appareil de H. B. Anger puur les fractoiCE de la juiutic.

on peut appliquer un appareil inamovible. {Yoy. Fractures en général.)

Lorsque la fracture est compliquée, il faut d'abord s'occuper de la complication, comme cela a été dit dans les généralités sur les fractures. S'il n'existe qu'une plaie peu étendue, il faut en faire l'occlusion avec de la baudruche coUodionnée; si le fragment supérieur fait i^aillie à travers les téguments, il faut chercher à le réduire; si l'on ne peut y parvenir, oi) peut réséquer son extrémité pour faciliter la réduction ; ensuite, le membre est immobilisé, et, après la guérison de la complication, on peutse comporter comme si la fracture était simple.

Noua donnons (fig. iiS] le dessin d'un appareil fort ingénieux inventé par M. B. Anger pour remédier à la saillie du fragment supérieur. Il suffit de voir la figure pour comprendre le mécanisme de l'appareil. Il a pour usage principal de repousser le fragment supérieur en arrière; «a

peut prévenir ainsi une déformation qui, nous Tavons vu. ne se rencontre <|ue trop souvent à la suite des fractures de jambe.

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