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MALADIES DU LARYNX ET DE LA TRACHÉE

Ces maladies sont les suivantes : 1<> fractures du larynx; 2® brûlures du larynx ; Z^ plaies du laf^nx et de la trachée ; 4» fistules du larynx et ds la trachée; 5<> corps étrangers des voies aériennes; &^ polypes du lurynx; 70 cancer du larynx ; 8® rétrécissement de la trachée.

Les fractures du larynx^ qu'on observe chez les pendus ou à la suite d*un choc, ne réclament aucun appareil spécial. Le repos suffit. Elles déterminent quelquefois l'aphonie, des accès de suffocation. Elles peuvent se compliquer d'oedème de la glotte.

Les brûlures du larynx s'accompagnent de sécheresse de la gorge ; si la lésion est profonde, il est fréquent d'observer l'œdème de la glotte.

§ 1. — Plaies du larynx et de la trachée.

1» Plaieii du laryniL. — Ces plaies peuvent présenter des variétés infinies , selon qu'elles sont produites par des instruments piquants, tranchants ou contondants, selon que des vaisseaux ou des nerfs importants sont lésés, etc.

Les plaies non pénétrantes ne diffèrent pas de celles des autres régions.

Les plaies pénétrantes présentent des phénomènes ([ui varient avec le siège et les dimensions de la plaie.

Lorsque la plaie est petite, quel que soit son siège , elle se complique d'emphysème, l'air de l'expiration s infiltrant dans le tissu cellulaire. {Voy. Emphysème.)

La phonation est abolie lorsque la plaie siège au-dessous des cordes vocales.

Les plaies du larynx se compliquent quelquefois d'inflammation de la muqueuse des voies respiratoires; il est fréquent de voir une fistule succéder à une plaie du larynx, avec perte de substance.

90 piaien de la trachée. — Les plaies de la trachée peuvent occuper une portion de la circonférence du conduit, ou toute son épaisseur. Dans tous les cas, l'accident est grave, à cause de Thémorrhagie qui peut se faire dans les voies aériennes, et de Temphysème qui se produit dans presque tous les cas.

Il est ordinaire de constater l'aphonie toutes les fois que la plaie est assez large pour laisser passer l'air. Le malade peut parler, si Ton a soin de fermer la plaie.

Lorsque la trachée est complètement divisée, les deux bouts s'écartent considérablement, et Tasphyxie survient dans la majorité des cas.

Traitement. — On prévient l'emphysème en écartant les lèvres de la plaie des téguments. On combat par les antiphlogistiques l'inflammation de la muqueuse respiratoire. Une sonde œsophagienne empêche les liquides de pénétrer dans le larynx i)endant la déglutition.

Dans les plaies de la trachée, on condamne le malade au repos ; il ne faut pas faire de suture : ce serait provoquer la formation de Temphysème. Si la trachée est complètement divisée, on introduit une canule courte dans le bout inférieur, en attendant qu'on puisse tenter la réunion des deux bouts. 11 ne faut pas attendre trop longtemps, parce que le bout supérieur se rétrécit.

§ 2. — - Fistules du larynx et de la trachée.

Elles succèdent presque toujours à des plaies pénétrantes de ces parties.

Le tissu cicatriciel qui recouvre le trajet iistuleux met obstacle à la production de l'emphysème. A chaque expiration, il sort de l'air par la fistule. Si l'oritice est un peu lai*ge, il y a aphonie.

Le malade peut remédiera ces inconvénients en portant un obturateur. Pour guérir la fistule , on a recours à l'autoplastie par glissement des lambeaux. Quel<|uefois, la cautérisation ou la suture des bords de la fistule suffit pour amener la guérison.

§ 3. — Corps étrangers des voles aériennes.

Les corps étrangers qui peuvent s'introduire dans les voies aériennes sont extrêmement variables.

i® Les uns viennent de l'intérieur; ils peuvent rtre solides ou licjuides : fragments de cartilage du larynx, hydatides, pus, sang.

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