CALCULS
Leur traitement^ cest-à-dire leur oblitération . a été tenté par la cornpremon au niveau de la fistule et par des injections irritantes. Il vaut mieux avoir recours à la cautérisation des bords de la fistule par le fer rouge, ou à Vavivement de ces mêmes bords, suivi de la réunion immédiate.
i^ Les fistules du canal de Sténon sont déterminées par les mêmes causes que les précédentes; on les reconnaît aux mêmes symptômes. Disons, toutefois, que Técoulement est ici plus abondant pendant la mastication , et que la salive s*accumule parfoi? dans le canal de Sténon, ou elle forme une tumeur molle, en arrière de la fistule. On les distingue encore de celles de la parotide elle-même , par leur siège et par l'exploration au moyen d'un stylet.
Pour amener leur guérison, on a recours à un grand nombre de moyens.
a. On a voulu atrophier la parotide par la compression prolongée de la glande.
b. Morand a conseillé de dilater le canal de Sténon avec une petite mèche, dont on augmenterait tous les jours le volume.
c. Plusieurs chirurgiens ont voulu transformer la fistule externe en une fistule intei*ne en ouvrant une voie nouvelle à la salive du côté de la cavité buccale.
d. Langenbeck a disséqué le bout postérieur du canal de Sténon, et en a fixé l'extrémité^ au moyen d'une ligature, sur une ouverture pratiquée du côté de la bouche.
6, Lorsque le canal de Sténon reste perméable dans sa partie antérieure, il vaut mieux tenter l'occlusion de la fistule. Celle-ci peut être obtenue : 1® par la suture entortillée des bords de la plaie ; 2» par leur cautérisation; 3» par la compression sur la fistule ; 4» par l'application d'une feuille métallique, or, etc., collée sur la fistule au moyen d'un corps adhérent, poix, etc. (Malgaigne.)
Le grand nombre de ces procédés indique suffisamment la difficulté qu'on éprouve à guérir ces fistules.
§ 3. — Calculs.
Les calculs salivaires consistent en concrétions qui se montrent <lans l'épaisseur de la glande ou dans le canal de Sténon.
Ils sont rares; ceux de la glande plus encore que ceux du canal.
4<> Les calculs de la glande sont de petit volume, comme de petits grains de sable, situés dans les dernières ramifications du conduit excréteur ou dans les acini delà glande, dont ils finissent par déterminer l'inflammation et la suppuration.
t* Les calculs du canal sont ordinairement plus volumineux ; on en observe de la gro.sseur d'une noix.
ils forment une tumeur qui tinit par enflammer le tissu cellulaire voisin ; on a vu le calcul sortir du canal qu'il avait détruit, pour se loger dans les tissus environnants. On les reconnaît à leur consistance et à leur siège. Comme ils obstruent le canal, on conçoit que la salive s'accumule en arrière , et qu'elle forme une tumeur salivaire , surtout au moment des repas.
On les enlève en faisant une incision à la joue, du côté de la bottche. Il faut avoir soin d'empêcher la cicatrisation complète de la plaie, afin d'obtenir un orifice dans la cavité buccale pour la salive; car, dans fjuelques cas. la partie antérieure du canal n'est plus perméable.
§ 4. — Ephidrose.
On donne ce nom à une maladie que nous ne ferons que mentionner, et qui consiste en un suintement d'un liquide transparent, au niveau de la parotide, au moment des repas. On ne voit pas de perforation de la peau. Les uns veulent que ce liquide transsudé soit de la salive; d'autres aflirment qu'il est constitué par le produit des glandes sudori pares.
§ 5. ~ Tumeurs.
Les tumeurs de la parotide sont assez fréquentes, a. Eliminons quelques-unes de ces productions qui ne se rencontrent ((u'exceptionnellement dans cette région.
1*> Des kystes sébacés, loupes^ s'y rencontrent quelquefois; nous avons décrit des loupes avec les maladies de la tête.
2« Les kystes séreux de la glande sont extrêmement rares.
3" L'hypertrophie générale de la parotide s'observe dans des cas tout à fait exceptionnels.
4® 11 en est de même des anévrysnies et des tumeurs érectiks^ qui se reconnaissent facilement et cjui ne présentent ici rien de particulier qui n'ait été indi(]ué aux articles Anévrysmes et Tumeurs érectiles.
5'> On a observé des gommes syphilitiques dans la parotide.
h. Les tumeurs que l'on rencontre ordinairement dans la région parotidienne sont : des tumeurs graisseuses , des adénomes, des fibromes^ Yenchondrome. [hypertrophie ganglionnaire et des cancers.
Anatomie pathologique. — Nous avons dit ailleurs comment sont constituées ces tumeurs. Elles occupent le plus souvent les couches superficielles de la parotide, mais elles peuvent siéger dans les couches moyennes, et même dans les parties profondes.
Ces tumeurs ont pour caractère anatomique d'atropliier le tissu glandulaire qu'elles compriment profondément, pendant qu'elles distendent la peau.
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