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TUMEURS

Elles |)euveiit se combiner, et il n'est pas rare de rencontrer des tumeurs cartilagineuses mélangées de tissu fibreux et déléments glandulaires.

S'il s'agit des tumeurs malignes ou cancéreuses, elles peuvent débuter par les ganglions ou par la glande elle-même. On y a rencontré plus fréquemment la forme squirrheuse.

Les causes de ces tumeurs sont complètement inconnues, et nous ne poumons que répéter ce que nous avons dit pour les tumeurs en général.

Mympiàmmm. — Le début est lent, et le plus souvent la tumeur est indolore pendant toute sa durée.

Les troxibles fonctionnels qu'elle occasionne tiennent à la compression exercée sur les organes du voisinage : difficulté de la mastication, diminution de la sécrétion parotidienne.

Les symptômes physiques sont les suivants : la tumeur siège au-dessous du conduit auditif, en arrière de la branche du maxillaire, en avant du sterno-mastoïdien. La peau est normale et mobile sur la tumeur. Si l'on prend la tumeur entre les doigts, on sent qu'elle est très-adhérente aux parties profondes.

Marche. ~ Ces tumeurs marchent lentement et quelquefois d'une manière intermittente, à moins qu'il ne s'agisse d'une tumeur maligne.

Pronostic. — 11 dépend de la nature de la tumeur.

Traiiemeni. — On ne peut guérir les malades qui portent ces tumeurs (jue par l'ablation. Si la tumeur est un peu profonde, il faut se rappeler qu'on est exposé à blesser des organes vasculaires et nerveux d'une grande importance (carotide externe, nerf facial). Il est même bien difficile, pour ne pas dire impossible, d'enlever la totalité de la glande sans léser un de ces organes. C'est pourquoi, lorsqu'une tumeur maligne a envahi profondément la parotide, on est souvent obligé de renoncer à l'oiiération. Il faut alors diriger le traitement contre les douleui*s, <[ue l'on calmera par les moyens appropriés.

DiAffnoBiic. — Il s'agit de distinguer les unes des autres les tumeurs (le la parotide.

En premier lieu, on doit se demander si la tumeur est bénigne ou maligne.

Les tumeurs malignes présenteront la plupart des symptômes des tumeurs bénignes. Elles sont, en outre, le siège de douleurs lancinantes. Leur surface bosselée adhère ((uel(|uefois à la peau, qui prend une teinte violacée. Elles accfuièrent un volume souvent considérable, et leur marche est rapide. Elles finissent par altérer l'état général. Le tissu {\\\\ les constitue envahit, comme en les corrodant, les tissus voisins : aussi n'est-il pas rare de voir le nerf facial détruit |)ar le tissu morbide, ce qui donne lieu à une paralysie faciale. De inrnie, on observe «luelquefois

5i PATHOLOGIE CHIRURGICALE.

la destruction du conduit auditif externe ou son aplatissement , d oii dysécie .

Nous connaissons déjà les caractères des tumeurs bénignes. Peut-on les distinguer les unes des autres?

La tumeur graisseuse présente les caractères ordinaires des lipomes.

V hypertrophie ganglionnaire est volumineuse, régulièrement bosselée, roulant quelquefois sous le doigt. Si Thypertrophie a envahi les ganglions parotidiens profonds, il sera difficile d'établir un diagnostic exact.

Quant à distinguer X adénome^ le fibrome et Venchondrome^ c'est ordinairement fort difficile.

L'adénome est moins fréquemment bosselé et moins dur.

Le fibrome, très-consistant, forme souvent une tumeur unique.

L'enchondrome est dur et bosselé , il présente parfois de petits kystes fluctuants à la surface, et, dans quelques cas, des concrétions calcaires qui en augmentent la consistance. L'enchondrome de la parotide est toujours bénin.

Si l'on considère que ces trois dernières espèces de tumeurs bénignes peuvent se compliquer, on voit que la difficulté du diagnostic augmente. Il faut avouer, du reste, qu'une grande précision est inutile pour le praticien, puisque l'extirpation est toujours indiquée.

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