C. Abeès
Les abcès peuvent siéger dans le mamelon ou dans l'aréole ; ils sont très-douloureux. Les premiers déterminant un gonflement considérable du mamelon ; les autres forment de petites tumeurs purulentes peu étendues que Yelpeau appelait abcès tubéreux. On peut les abandonner aux soins de la nature, mais il est préférable de les ouvrir dès que la présence du pus est manifeste.
Ces abcès sont presque toujours consécutifs à des gerçures, à des crevasses du mamelon. On les observe, la plupart du temps, chez des femmes qui allaitent.
L'inflammation des canaux galactophorei s'observe quelquefois; on peut faire suinter le pus par les orifices du mamelon.
n. — INFLAMMATIONS DE LA MAMELLE.
n faut se rappeler qae la glande mammaire est complètement entourée de tissu cellulaire qui la sépare de la peau en avant, et de la paroi thoraciquc en arrière. La glande elle-même, glande en grappe, est formée par une multitude de lobes plus on moins anondis. Ces lobes donnent naissance aux canaux galactophores qui convergent, en t'aDMtomoeant» vers le mamelon. Les lobes de la glande sont réunis entre eux par des
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cluisons de tissu fibreux, entre lesquelles on trouve des massée graisseuses plus on mcnitf considérables qui font partie de la glande elle-même.
Les auteurs décrivent séparément, à Texemple de Yelpeau et de M. Nélaton : 1^ les abcès du tissu cellulaire sous-cutané; i^ les abds de la glande elle-même; 3<> les abcès sous-mammaires^ siégeant dans le tissu cellulaire (|ui sépare la glande du grand pectoral. La clinique ne saurait être satisfaite de cette division, purement anatomique : car ces variétés d'abcès se combiilent quelquefois, et il est souvent impossible de préciser le siège de Tintlammation. Du reste , les conséquences de ces variétés d*abcès et leor traitement sont à peu près les mêmes. Notre description sera commune à tous les abcès de la mamelle; nous aurons soin d'examiner s il est possible d'établir un diagnostic entre les différentes variétés d'abcès mammaires.
On pourrait . au point de vue prati(|ue , diviser les inflammations de la mamelle en rares et communes, ces dernières représentant les abcès aigus, ceux (fu'on rencontre ordinairement.
A. InflamniatioBS rares.
On a observé dans la mamelle des processus inflammatoires à marche lente, donnant lieu à des abcès chroniques, à des abcès froids symptomatiqms. On a vu aussi des abcès gazeur de la mamelle.
i» Abcès chroniques. — Il suflit de signaler la possibilité de ces abcès . très-rares d'ailleurs , (|u'on peut prendre pour des tumeurs. Pour établir le diagnostic . il faudra se rappeler (|u'ils sont un peu douloureux à la pression, et ([u'on peut y percevoir de la fluctuation. Dans le doute, on fera une ponction exploratrice.
2» Abcès froids symptomatiques. — Ces abcès s'observent aussi rarement. Ils sont déterminés parla carie d'une côte, dont le pus traverse les fibres du grand pectoral pour former un abcès' au-dessous de la glande mammaire, ou bien par des tubercules et des cavernes pulmonaires. Les deux feuillets de la plèvre contractent des adhérences, et le pus, ne |)Ouvant s'épancher dans cette cavité séreuse, soulève l'espace intercostal, le perfore, et fuse dans le tissu cellulaire sous-mammaire.
S*» Abcès gazeux, — Étudiés par Velpeau, ces abcès laissent écouler un pus très-fétide. Tantôt ils communiquent avec les bronches par l'intermédiaire d'une caverne ulcérée, tantôt ils ne ])résentent aucune communication. Dans ce dernier cas, on est forcé d'admettre le passage de l'air a travers la paroi des canaux galactophores dilatés.
B. Inflamiiiatioiis comiiiaiies. Phleg^moiiii et abcèfi
de la
Sous ce nom . nous décrirons les phlegmasies aiguës qui se montrent dans la glande mammaire etjdans le tissu cellulaire (|ui l'entoure.