LÉSIONS DES VISCÈRES ABDOMINAUX
to Lésions des ¥iteèret abdomlnaax.
Une plaie pénétrante de l'abdomen est souvent compliquée de blessure des viscères abdominaux. Lorsque ceux-ci sont lésés, il peut s'écouler dans le péritoine, du sang, un liquide de sécrétion ou des matières intestinales. On comprend la gravité de ces complications.
Nous devons dire toutefois qu'on a vu l'abdomen traversé de part en part , le foie et la rate blessés sans qu'il en soit résulté de symptômes sérieux. On a observé la guérison d'un individu dont la rate était sortie de la cavité abdominale par une plaie , et dont le pédicule avait été excisé.
A. Lésions de Vestomac et des intestins. — Une piqûre de ces organes peut n'amener aucun accident : !<> parce que la pointe de l'instrument traverse obliquement la paroi intestinale, et que les matières contenues ne peuvent s'épancher ; 2<> parce que, la plaie étant un peu plus grande, il peut arriver que la muqueuse fasse hernie à travers la division des autres tuniques, et qu'elle forme un bouchon obturateur; 3^ parce que la plaie, petite, se trouve en contact avec le péritoine pariétal.
Dans ces trois cas , il se fait une exsudation plastique au niveau de la plaie; il y a une péritonite très-circonscrite, des adhérences s'établissent, et le malade guérit.
Si la plaie est un peu large, il peut s'épancher dans le péritoine, soit du sang, soit des matières intestinales, soit du sang et des matières intestinales en même temps. Nous verrons plus loin quelle est la gravité de ces accidents.
Symptômes et diagnostic, — Il est quelquefois difficile de savoir si le tube digestif a été blessé ; mais il n'y aura aucun doute si les symptômes suivants se produisent : sortie , par la plaie , de chyme ou de matières fécaloîdes; vomissements de sang si l'estomac est blessé; selles sanguinolentes, dans les blessures de l'intestin et même dans celles de l'estomac; anxiété, refroidissement des extrémités.
Les auteurs ont donné d'autres symptômes , mais ils nous paraissent appartenir plutôt au début de la péritonite.
Le traitement des plaies de l'estomac et de l'intestin varie selon rétendue de la solution de continuité.
Quelle que soit la plaie , on condamne le malade au repos le plus absolu, à une abstinence complète. On le privera même de boisson dans les premiers jours, afin d'éviter les accidents d'épanchement et d'hémorrbagie. On commencera à donner de l'eau glacée par petites quantités , lorsqu'on supposera qu'il y a des adhérences au niveau de la blessure.
i^ Si l'intetttin blessé est dans la cavité abdominale , quelle que soit la blessure , l'expectation est indiquée. Nous rappelons qu'il est dangereux de se livrer à une exploration quelconque des parties blessées.
ifi Lorsque l'anse intestinale blessée est sortie par la plaie de la paroi
96 PATHOLOGIE GUlRURGlGALEb
abdominale, la conduite du chirurgien doit varier selon les dimensions de la plaie.
La plaie est-elle petite, de quelques millimètres d'étendue, on suit le précepte de Scarpa, qui recommande de passer un fil dans le mésentère, de réduire l'anse intestinale, et par conséquent la plaie; de lixer, au moyen du fil , la plaie de l'intestin en face de celle de la paroi abdominale, de retirer ce fil au bout de 48 heures ; enfin , de traiter Touverture de la plaie extérieure comme un anus contre nature.
La plaie dépasse-t-elle un centimètre, il faut faire la suture de Tintestin, qu'on réduit ensuite, et, séparément , la suture des parois de l'abdomen.
Pour faire la suture de l'intestin , on a eu longtemps recours aux méthodes de V affrontement^ de Vinvagination et de Yadossement des séreuses; aujourd'hui , on ne se sert que de cette dernière méthode , qui a été instituée par Jobert.
Cette méthode comprend les procédés de Jobert, de Denans, de Baudens, de Lembert, de M. Gély (de Nantes) et de M. Bouisson (de Montpellier).
On préfère, avec raison, le procédé de M. Gély, suture en piqué.
On le pratique de la manière suivante : deux aiguilles étant placées aux extrémités d'un fil ciré, on enfonce chaque aiguille de chaque côté de l'un des angles de la plaie, un peu en dehors de cet angle , et, après un trajet de cinq millimètres, on les fait sortir à la surface séreuse de Tintestin. Alors, on croise les deux moitiés du fil, et l'on fait un nouveau point de suture, en enfonçant les aiguilles dans leurs orifices de sortie, celle de droite, par exemple, dans l'orifice du côté gauche et réciproquement. Quand il y a un nombre de points suffisant, on fait un nœud en terminant, et le fil est coupé au ras de ce nœud.
Lorsque la suture est faite et que les fils sont serrés, la membrane séreuse de l'intestin est adossée à elle-même , et la plaie exactement fermée. Il n'est plus possible d'apercevoir les fils en dehors de l'intestin. Les deux surfaces séreuses adossées exhalent de la lymphe plastique et contractent des adhérences; les fils tombent dans la cavité de l'intestin et se mêlent aux matières intestinales.
B. Lésions du foie, — Le foie peut être piqué , tranché. S'il s'agit d'une plaie contuse et même d'une simple contusion , il peut être déchiré; enfin, les blessures peuvent porter sur l'appareil de la sécrétion biliaire.
Au moment où la blessure vient d'être faite, il est difficile de dire si le foie est lésé; mais, au bout de quelques heures, le visage prend une teinte ictérique, les urines se colorent; puis surviennent la gêne de la respiration , le hoquet et quelquefois une douleur à l'épavle droite. Le plus souvent, d'autres symptômes se montrent ensuite , mais ils appartiennent à la péritonite.
Lorsque les voies biliaires sont divisées , la bile s'épanche dans l'ab-
KPANCHEMENTS PÉRITONÉAUX. 97
domeu, et cet épanchement détermine presque toujours une péritonite promptement mortelle.
Le traitement consiste à combattre Tinilammation consécutive et la péritonite.
C. Lésions de la rate et du pancréas, — Elles sont aussi très-graves, parce qu'elles se compliquent presque toujours de péritonite.
D. Lésions du rein et de la vessie. — Accidents fort graves, donnant lieu à l'épanchement de l'urine, et par conséquent à une péritonite des plus sérieuses. Cependant il peut arriver que le rein soit blessé par la partie postérieure, sans lésion du péritoine. Dans ce cas, la plaie du rein se cicatrise sans accident, ou bien il s'épanche un peu de sang autour du rein, ou encore il se forme un abcès périnéphrétique.
9* Épanehements péritonéiiax..
A la suite d'une plaie pénétrante, il peut s'épancher, dans la cavité abdominale, du sang, de la bile, de l'urine et des matières intestinales. Nous n 'avons pas à nous occuper du pus , qui peut s'épancher eonflécutivement, et qui est produit par la péritonite ou la suppuration étwn viscère blessé.
A. Épanchement sanguin. — Cet épanchement résulte de la blessure d'un vaisseau de la paroi abdominale, tel que l'artère épigastrique, d'un vaisseau intra-abdominal ou d'un des vaisseaux qui cheminent dans l'épaisseur des organes.
En général, le sang reste confiné autour de la blessure, et s'épanche en nappe entre la paroi abdominale et les viscères. Si l'hémorrhagie est abondante, le sang s'accumule dans les flancs, dans les fosses iliaques. Il peut arriver que l'épanchement se fasse dans le tissu cellulaire souspéritonéal, et qu'il soulève la membrane séreuse, comme on le voit dans la rupture d'un anévrysme de l'aorte. On sait que les plus gros vaisseaux sont situés au-devant de la colonne vertébrale, en arrière du péritoine, et que la plaie de cette membrane peut ne pas rester en face de celle du vaisseau.
Symptômes. — Si l'épanchement est peu considérable et lent à se produire, il est difficile de le reconnaître. 11 existe un peu de tension et une légère douleur en un point de l'abdomen.
Dans les cas ou il est considérable et rapide . on observe tous les symptômes des hémorrhagies internes : pâleur de la face, faiblesse du pouls, syncope ; enfin, tuméfaction du ventre.
Terminaison. — Souvent l'épanchement sanguin amène la péritonite. Dans quelques cas, l'inflammation de la séreuse ne se montre pas, surtout si le sang est infiltré dans le tissu cellulaire sous-péritonéal. 11 peut arriver alors, ou que le sang soit résorbé, ou que le caillot s'enkyste et persiste pendant longtemps, ou qu'il s'enflamme et donne lieu à la formation d'un abcès sanguin.
Fort. — Path. bt Clin, chib. — t. ii. 7
Traitement. — Repos; emploi d'antiphlogistiques dans le baidériftl la péritonite.
B. Épaiichement de bile, (turine et de matières intestinales.
Lorsqu'une de ces substances sëpanche dans le péritoine, elle y duit une violente inflammation qui amène promptement la mort malades. On voit se développer immédiatement les symptômes d'i péritonite suraiguë. La bile et les matières fécales surtout exerceot i action corrosive et amènent presque constamment l'explosion de h M tonite. On rencontre aussi des gaz dans la cavité péritonéale, lorsqnlil a un épancbemeut de matières intestinales.
S<» Corps étrangers.
II peut arriver qu'un instrument vulnérant se brise dans la caiVj abdominale : extrémité d*un couteau, d'un fleuret, d'une pique bois, etc., ou qu un projectile d'arme à feu y ait pénétré. S'il fiiit subi au dehors, s'il peut être facilement saisi, et même si l'on peut en (ri- 1 ciser le siège, il faut en faire l'extraction ; car son séjour dans rabdooal amènerait, le plus souvent, une péritonite des plus intenses. Mais,sk| corps étranger est perdu dans la cavité abdominale, il faut s'abstenir dij toute recherche.
4L? Hernie de 1* intestin et de répiploon à travers I» plaie.
1^ Lorsque l'intestin fait issue par une large ouverture et qu'il net pas altéré, on le réduit.
i^ S'il est étranglé par une plaie étroite, il faut débrider la plaie anr les plus grandes précautions, réduire Tanse intestinale et se comportff (*omme dans les cas de plaies des parois.
Toutefois, avant de débrider, il faut essayer de faire rentrer TintesliDen pratiquant le taxis très-modéré.
3^ 11 peut arriver qu'on observeles symptômes d'un étranglement interne sans ([ue l'intestin soit pincé dans la plaie; il faut être prévenu dr la possibilité de cet accident, qui est dû au pincement d'une portios d'anse intestinale par la partie profonde de la plaie.
4» Lorsqu'on est appelé trop tard et que l'intestin est altéré, on se comporte selon l'altération : gangrène, etc. {Voy, Opération de la herni* étranglée.)
5» Si répiploon fait hernie, on doit se comporter comme pour lintestin. S'il est enflammé, on le laisse à l'extérieur de la plaie^ en excisaut la portion la plus altérée. Nous verrons qu'on agit de la même manière après l'opération de la hernie étranglée.
ft« Péritonite.
L'inflammation du péritoine est une complication très-grave et des plus fréquentes des plaies pénétrantes. Elle se montre presc{ue à coup
IIKHMES ABDOMINALES.
Ar lorsi|u'il y a un corps tîtrait^i- du [x^iiloine, un épaiichemcnl de hile, ■ de matières intestinales ou d'urine. L'épanchement sanguin en iirovotjue
I souvent le dt-veloppement; enfln, le seul fait de la pénétration de la
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)) tninale, ou se généraliser.
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I une e.<isudation plastique de la séreuse . et consécutivement des adhérences, ordinairement salutaires.
Souvent, malheureusement, l'inllammalion s'étend rapidement de proche en proche, Cette péritonite générale est des plus graves. Elle s'annonce par une douleur du ventre i|ui va en augmentant et ({ui acquiert un degré d'acuité extrême. Le ventre se ballonne. En même temps, il y a des nausées et des vomissements de matières d'une conteur verte caract^-
' ristique. Le /lottfs se déprime, devient petit et liliforme; la face s'altère
■ rapidement, les traits sont tirés, les yeux enfoncés dans les orbites ; en
I un mot. la face est grippée.
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J aïicès. La péritonite générale ne guérit qu'exceptionnellement. Le plus souvent, elle marche rapidement et amène la mort en un espace de temps qui varie eatre huit heures et quatre à cinq jours.
' Le traitement est le plus souvent ineflicace. Le plus usité consisle k faire sur le ventre des onctions donguent napohtaùi . et à appliquer trente à quarante sangsues sur la paroi abdominale. Dans ces derniers temps, on a eu recoui's à l'emploi du collodion étalé sur toute la .lurface du ventre. L'opium ii haute dose est indiqué toutes les fois i(u'il e (wrl'oration intestinale.
.\ltTir.LE TROISIÈME
|<B<aalil*n. — On donne le nom de hernie abdominale 'a toute saillie ur les parois de l'abdomen et formée par un ou plusieurs visres sortis de cette cavité.
IbiubIon ri ■•McnclKture. — Lu hernie porto le nom de l'organe ié auquel on ajoute la terminaison cèle; exemple : entérocilr, hernie intestin, de Évn^ov, inli-stin. et xïjXtj. hernie ; épiplocik. hernie de ' t'épiploon; cgstocèle. hernie de la vessie.
Lorsqu'on ne désigne pas l'organe heroié,oii donne à la hernie le nom do la région au niveau de laquelle elle se montre : hernie inguinale, hernie crurale, hernie ombilicale, etc.
98 PATHOLOGIE GUIRURGIGALE.
Traitement. — Repos; emploi d'antiphlogistiques dans le but d'éviter la péritonite.
B. Épanchement de bile, d'urine et de matières intestinales.
Lorsqu'une de ces substances s'épanche dans le péritoine, elle y produit une violente inflammation qui amène promptement la mort des malades. On voit se développer immédiatement les symptômes d'une péritonite suraiguê. La bile et les matières fécales surtout exercent une action corrosive et amènent presque constamment l'explosion de la péritonite. On rencontre aussi des gaz dans la cavité péritonéale, lorsqu'il y a un épanchement de matières intestinales.
S<» Corps étrangers.
Il peut arriver qu'un instrument vulnérant se brise dans la cavité abdominale : extrémité d'un couteau, d'un fleuret, d'une pique en bois, etc., ou qu'un projectile d'arme à feu y ait pénétré. S'il fait saillie au dehors, s'il peut être facilement saisi, et même si l'on peut en préciser le siège, il faut en faire l'extraction ; car son séjour dans l'abdomen amènerait, le plus souvent, une péritonite des plus intenses. Mais, si le corps étranger est perdu dans la cavité abdominale, il faut s'abstenir de toute recherche.
41» Hernie de T intestin et de Téplploon à trawers la plaie.
lo Lorsque Tintestin fait issue par une large ouverture et qu'il n'est pas altéré, on le réduit.
i^ S'il est étranglé par une plaie étroite, il faut débrider la plaie avec les plus grandes précautions, réduire l'anse intestinale et se comporter comme dans les cas de plaies des parois.
Toutefois, avant de débrider, il faut essayer de faire rentrer l'intestin, en pratiquant le taxis très-modéré.
3<> Il peut arriver qu'on observe'les symptômes d'un étranglement interne sans que l'intestin soit pincé dans la plaie; il faut être prévenu de la possibilité de cet accident, qui est dû au pincement d'une portion d'anse intestinale par la partie profonde de la plaie.
40 Lorsqu'on est appelé trop tard et que l'intestin est altéré, on se comporte selon l'altération : gangrène, etc. (Voy. Opération de la hernie étranglée.)
50 Si l'épiploon fait hernie, on doit se comporter comme pour l'intestin. S'il est enflammé, on le laisse à l'extérieur de la plaie, en excisant la portion la plus altérée. Nous verrons qu'on agit de la même manière après l'opération de la hernie étranglée.
ft» Péritonite.
L'inflammation du péritoine est une complication très-grave et des plus fréquentes des plaies pénétrantes. Elle se montre presque à coup
HERNIES ABDOSIINALES. 99
sûr loi*squ*il y a un corps étranger du péritoine, un épanchement de bile, de matières intestinales ou d'urine. L'épanchement sanguin en provoque souvent le développement; enfin, le seul fait de la pénétration de la plaie suffît, dans un grand nombre de cas, pour amener l'évolution de la phlegmasie.
La péritonite peut être circonscrite en un point de la cavité abdominale, ou se généraliser.
Nous avons déjà vu que la péritonite circonscrite ou locale détermine une exsudation plastique de la séreuse , et consécutivement des adhérences, ordinairement salutaires.
Souvent, malheureusement, rinilammation s'étend rapidement de proche en proche. Cette péritonite générale est des plus graves. Elle s'annonce par une douleur du ventre qui va en augmentant et qui ac(|uiert un degré d'acuité extrême. Le ventre se ballonne. En même temps, il y a des nausées et des vomissements de matières d'une couleur verte caractéristique. Le pouls se déprime, devient petit et filiforme; la face s'altère rapidement, les traits sont tirés, les yeux enfoncés dans les orbites ; en un mot, la face est grippée.
La péritonite circonscrite peut guérir par résolution ou formation d'un abcès. La péritonite générale ne guérit qu'exceptionnellement. Le plus souvent, elle marche rapidement et amène la mort en un espace de temps qui varie entre huit heures et quatre à cinq jours.
Le traitement est le plus souvent inefficace. Le plus usité consiste à faire sur le ventre des onctions d'onguent napolitain , et à appliquer trente à quarante sangsues sur la paroi abdominale. Dans ces derniers temps, on a eu recours à l'emploi du collodion étalé sur toute la surface du ventre. L'opium à haute dose est indiqué toutes les fois qu'il y a une perforation intestinale.
ARTICLE TROISIÈME
Déilnition. — On donne le nom de hernie abdominale à toute saillie située sur les parois de l'abdomen et formée par un ou plusieurs viscères sortis de cette cavité.
Division et noiuenelatare. — La hernie porte le nom de l'organe hernie auquel on ajoute la terminaison cèle; exemple : entérocèle, hernie de l'intestin, de è/rspov, intestin, et xyjXyj, hernie; épiplocèle, hernie de l'épiploon; cystocèle. hernie de la vessie.
Lorsqu'on ne désigne pas l'organe hernie, on donne à la hernie le nom de la région au niveau de laquelle elle se montre : hernie inguinale, hernie crurale, hernie ombilicale, etc.
JfiptameU. — Beoo»: aaaiat. i.
•tuit ini^ 7jii«iui& julammaciia çhl imêsat jviiiiiçtteiiMBC b Bort dei 3iauiiti*5t «m ««MC «e^ ie^v^ipocir jiiiiii*iliafB9DaeBC fie» «vvftâ^cs d'oK ^#va*>aio& «inuritL Li ôiîe «s Le» aiaciKfe» âkab» furmift cscfccHt vae ai*XiAa ''Jicrrjfiiw^ «c Mwi;HiÉWMr pRsitpiit ■"nminniniinir F^myfcinâia dr b péri-
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1^ f»rv(rM: I inte^in tait iicme par âne larse oaTcrtoie et qu'il n'est y» alt^r^. on le réduîL
i^ > il «4 ^rajijd«ï par une plaie étroite, il bat débrider la plaie a¥ec Usk plia nniMU» prûauaioos. réduire i'aDâe intestinale et se comporter f'JMtttiâ: Azns Ua cas de plaie» des parois
ItmU^a^, avant de débrider, il Eiut e&saTer de bire rentrer Fintestin. Hîî ynX\t\it^u\, le taxis tr^modéré.
y* Il peut ztriveT qu'on obaenre'les symptômes d'un étrangement in- Ufmt ^ns que l'inteain soit pincé dans la plaie: il faut être préveno de la priMibilité de cet accident . qui est dû au pincement d'une portion d'ariv; inU^tinale par la partie profonde de la plaie.
i" l>^rv]u'ori e^t appelé trop tard et que l'intestin est altéré, on se t'49m\9tff\H MiUm laltération : gangrène, etc. iVoff. Opération de la bemie
#V Si répipIriTin (ait hernie, on doit se comporter comme pour Tintei»tifK S'il i^i enflammé, on le laisse à Textérieur de la plaie, en excisant la [Htriion la pluH altérée. Nous verrons qu'on agit de la même manière apr/;» ro|iération de la heniie étranglée.
a* Péritonite.
L'inflammation du |>éritoine est une complication très-grave et des pluf» fréi|uente» des plaies (lénétrantes. Elle se montre presque à coup
HERNIES ABDOSIINALES. 99
sûr lorsqu'il y a un corps étranger du péritoine, un épanchement de bile, de matières intestinales ou d'urine. L'épancheraent sanguin en provoque souvent le développement; enfin, le seul fait de la pénétration de la plaie suffît, dans un grand nombre de cas, pour amener l'évolution de la phlegmasie.
La péritonite peut être circonscrite en un point de la cavité abdominale, ou se généraliser.
Nous avons déjà vu que la péritonite circonscrite ou locale détermine^ une exsudation plastique de la séreuse , et consécutivement des adhérences, ordinairement salutaires.
Souvent, malheureusement, Tinilammation s'étend rapidement de proche en proche. Cette péritonite générale est des plus graves. Elle s'annonce par une douleur du ventre qui va en augmentant et qui ac(|uiert un degré d'acuité extrême. Le ventre se ballonne. En même temps, il y a des nausées et des vomissements de matières d'une couleur verte caractéristique. Le pouls se déprime, devient petit et filiforme ; la face s'altère rapidement, les traits sont tirés, les yeux enfoncés dans les orbites ; en un mot, la face est grippée.
La péritonite circonscrite peut guérir par résolution ou formation d'un abcès. La péritonite générale ne guérit qu'exceptionnellement. Le plus souvent, elle marche rapidement et amène la mort en un espace de temps qui varie entre huit heures et quatre à cinq jours.
Le traitement est le plus souvent inefficace. Le plus usité consiste à faire sur le ventre des onctions d'onguent napolitain , et à appliquer trente à quarante sangsues sur la paroi abdominale. Dans ces derniers temps, on a eu recours à l'emploi du collodion étalé sur toute la surface du ventre. L'opium à haute dose est indiqué toutes les fois qu'il y a une perforation intestinale.
ARTICLE TROISIÈME
iltion. — On donne le nom de hernie abdominale à toute saillie située sur les parois de l'abdomen et formée par un ou plusieurs viscères sortis de cette cavité.
DivisioB et noBieneliiture. — La hernie porte le nom de l'organe hernie auquel on ajoute la terminaison cèle; exemple : entérocèle, hernie de l'intestin, de è/rspov, intestin, et xyjXyj, hernie ; épiplocèle^ hernie de répiploon; cystocèle, hernie de la vessie.
Lorsqu'on ne désigne pas l'organe hernie, on donne à la hernie le nom de la région au niveau de laquelle elle se montre : hernie inguinale, hernie crurale, hernie ombilicale, etc.
Nous diviserons l'étude des hernies en deux paragraphes : le premier comprendra Tétude des hernies abdominales considérées en général; le second, celle des fwrnies abdominaleê en particulier ^ d'après leur
siège.
§ 1. — Hernies abdominales en général.
Les hernies de Tabdomen peuvent être simples ou compliquées. Les premières rentrent facilement dans la cavité abdominale, hernies réductibles^ et incommodent peu les malades; les hernies compliquées présentent des accidents plus ou moins graves; elles sont, en général, irréductibles. Nous les étudierons séparément.
Emamen du malade. — Dans un cas de hernie abdominale simple, rélère doit procéder de la manière suivante :
Interroger avec soin le malade sur le mod^ de début et la ma/rcheàA la tumeur ; sUnlormer si elle s^est montrée hrusquementy à la suite d*un effort, ovl progreuivement ; si eUe rentre spontanément dans Pabdomen, ou si le malade lui-même la réduit /aeUement ; si elle a déjà causé des accidents,
Ck)nstatcr, par le regard^ la situation de la tumeur, son volume, sa forme çénéralement arrondie, Vétat lisse de sa surface, Vintègrité des téguments qui la recouvrent. Par la pat" potion, apprécier sa mobUîté sous la peau, sa consistance élastique (entérocèle) oupât^use (épiplocèlc) ; par \sk percussion, sa sonorité ou sa matité.
Appliquer la pulpe des doigts tont &\ito\iT de sa partie adhérente, et déprimer doucement les parties molles pour chercher à sentir Tanneau qui a donné issue aux yiscères. Placer ensuite un doigt au-devant de cet anneau, et/air^ tousser le malade ; le doigt sera repoussé par Tintestin tendant à sortir de la cavité abdominale. C'est le meilleur mojen de reconnaître les petites hernies (pointes) encore contenues dans Pintérieur des ft^w^n^ inguinal ou crural.
Exercer une légère compression sur la surface de la tumeur en dirigeant Vejfori rers son pédicule, en même temps que l'extrémité des doigts cherche à refouler lentement celui-ci dans l'anneau. Par ce moyen, on entendra souvent le gargouillement caractéristique.
Nous passerons en revue : 1® Tanatomie et la physiologie pathologiques; îi*> les symptômes; 3» les causes; 4» le diagnostic; 5o le pronostic; 6'>le traitement.
Anatomle et phj^sloloiple patholo^^lqucs des hernies.
Envisagée d'une manière générale, toute hernie se compose : 1<> d*une enveloppe membraneuse qu'on appelle sac; 'i^ de parties contenues formées par les viscères hernies.
Nous avons à examiner : le sac. les viscères hernies et les tissus voisins.
HERNIES ABDOHINALES StHtLES.
1» Sac herniaire.
On appelle sac la membrane mince qui entoura la hernie etijui est Curmée par le péritoine. Quelques hernies en sont dépourvues , et pour cette raison , on les nomme akysUques.
A. Mode de farninilttii dm Mo. — Lorsqu'un viscère sort de la cavité abdoipinale, au niveau des orilices fibreux, il pousse au-devantde lui, dans l'orilice qu'il doit traverser, le péritoine pariétal qui lui forme une enveloppe. Cette membrane séreuse cède à la pression des viscères de deux manières : elle glisse sur le tissu cellulaire sous-péritonéal , qui présente une certaine laxîté et qui en permet le décollement ; de plus , elle se laisse distendre, en vertu de son élasticité. A mesure que la hernie grossit, le sac se développe, et son volume est toujours en rapport avec celui des organes hernies.
Diffâreuts degré» du dùïtloppcinent du sac heruinirL-. I . PériloiiH puWtal. — I. loUilin, — 3. Orillce ibdoiaintl.
Lor3(|u'une hernie est dépourvue de sac , ce qui est rare , rintc^tiii ' iOTl de la cavité abdominale en glissant au-dessous du péritoine pariétal, dans les régions oîi les dispositions anatomiques favorisent son is.sue. C'est ainsi qu'on peut voir le cœcum glisser entre l'aponévrose Iliaque et le péritoine, qu'il soulève, et sortir par l'anneau inguinal, sans être revêtu d'un sac ; il en est de même de la vessie.
Oh comprend que le sac herniaire maii<)uc également dans les hernies
I. Soat disoni inieitin, parce que ce viBcÉre fait partie du prcxquc toutes les hcmioi.
FiG. 13. — Sac conique.