‹ Pathologie et traitement de la luxation congénitale de la hancheChapitre 52 sur 64 · Traitement de la plaie opératoire · texte numérisé non relu

Traitement de la plaie opératoire

Après que l’on s’est assuré, par les manœuvres indiquées, de la solidité de la réduction, on nettoie soigneusement la plaie et on ferme l’incision cutanée, à l’exception d’une petite ouverture centrale. Je recommande pour la suture de la peau le catgut, afin d’épargner à l’enfant la désagréable opération de l’enlèvement des fils. Dans l’ouverture centrale, on introduit une étroite mèche de gaze iodoformée, qui pénètre jusqu’à la face antérieure du col fémoral.

L’opération terminée, on se trouve en présence d’une plaie toute simple. La tête fémorale fait tampon contre la surface cruentée du cotyle et il n’y a plus, au devant de l’articulation, qu’un interstice passant entre le faisceau externe du tenseur du fascia lata et le faisceau antérieur du moyen fessier. Un pansement compressif, maintenu par un spica, appuie les parties molles les unes contre les autres et fixe les surfaces articulaires.

Par-dessus le pansement, on applique un appareil plâtré, qui immobilise le membre dans une attitude de légère abduction. Cet appareil s’étend des aisselles aux malléoles, comme celui qu’on emploie dans les coxalgies douloureuses.

Il ne me semble pas indiqué de coucher le petit malade dans un lit de Phelps, comme Hoffa le recommande, car je ne vois pas en quoi cela est utile pour l’immobilisation du membre. L’extension me paraît aussi peu rationnelle. Par contre, l’appareil plâtré remplit très bien la double indication d’immobiliser la jointure et de supprimer la douleur.

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