POU DES VÊTEMENTS
Le pou des vêtements, pediculus vestimenti, P. humanus, Zeug-oder Leiblaus, se distingue du pou de tête par sa grosseur plus considérable, par sa plus grande agilité et par des différences peu importantes de ses caractères anatomiques.
Il habite exclusivement le linge de corps et les parties des vêtements qui se trouvent en contact avec la peau, c’est dans leurs plis qu’il dépose ses œufs sous forme de chapelet.
On ne le trouve pas sur le cuir chevelu, mais sur le tronc qui est le terrain spécial pour sa subsistance, toutefois il n’y séjourne que le temps nécessaire pour se nourrir. Si un individu atteint de nombreux poux des vêtements se déshabille rapidement, on peut surprendre unou plusieurs poux sur la peau au moment où ils se livrent à la succion, la chute des vêtements ne leur ayant pas permis de fuir assez à temps. Mais ils commencent aussitôt à courir rapidement cà et là pour gagner un abri. Ces poux n’habitent pas sur la peau et encore moins dans la peau. Si un individu affecté depuis plusieurs mois de poux des vêtements a pris
KAPOSI, 2® ÉD. — II. b9
Fig. 81.
Pou des vêtements, femelle
(Küchenmeister).
CllNUUAlNTE-ülNQUIEME LEÇON.
aau
du linge et des habits propres, on ne trouve sur lui absolument aucun parasite, quoiqu’il qu’il présente tous les signes de la pédiculose du corps.
PÉDICULOSE DU CORPS
Les lésions de la pédiculose du corps consistent essentiellement en excoriations ; elles sont très caractéristiques et se montrent en rapport exact avec le genre de vie, et le séjour plus ou moins long des poux des vêtements.
Ces parasites, en effet, séjournant dans le voisinage le plus immédiat de la peau, pour pouvoir l’atteindre et la quitter rapidement, occupent surtout les plis des vêtements serrés au corps; c’est, en conséquence, principalement à la nuque dans la partie correspondante à ces plis, sur les reins, à la taille, aux poignets, aux régions fessières et sur la face externe des cuisses, que les lésions produites par les poux seront particulièrement rencontrées.
Les poux de corps attaquent directement la peau avec leurs fortes mandibules, ils y déterminent une plaie superficielle, et, par leur succion énergique, produisent autour de la morsure une grosse plaque d’urticaire. La vive démangeaison provoquée par ces lésions entraîne des grattages énergiques à l’aide des ongles, qui pénètrent plus profondément au niveau des points lésés que sur un point de la peau saine et donnent un caractère spécial aux excoriations produites. Celles-ci se montrent sous la forme de traînées sanguinolentes, de plusieurs centimètres de longueur, en même temps larges et profondes, dont le centre correspondant à la piqûre est le siège d’une plaque excoriée encore plus profonde et plus large, ayant une étendue supérieure à celle d’une lentille. Au bout.de peu de jours, les extrémités de ces excoriations guérissent; plus tard leur partie centrale guérit à son tour. Mais une pigmentation loncée reste encore visible pendant deux à trois semaines après la- disparition des excoriations, les traînées paraissent d’un blanc anormal, le centre a même souvent un aspect cicatriciel.
S’il n’y a qu’un petit nombre de poux et s’ils surviennent pour la première fois sur un individu, on trouve immédiatement de récentes excoriations présentant les caractères que je viens de décrire, le plus souvent à la nuque et dans la région sacrée. Mais, s’il existe en outre des traînées pigmentaires ou même des stries blanches dans les régions que j’ai indiquées, on peut en conclure qu’il a eu, à plusieurs reprises, des poux dans l’espace de quelques semaines, c’est un pédiculeux d'ha-
blinde. La première forme (dans laquelle on trouve souvent, en même temps, une éruption générale aiguë de papules eczémateuses miliaires, — miliaire rouge) s’observe chez les ouvriers, qui, durant un voyage, couchent pendant plusieurs nuits sur la paille, chez des personnes qui ont fait un court séjour dans des quartiers populeux, dans des salles de police, ou encore chez les sujets, même les plus soigneux de leur tenue, ayant passé un temps plus ou moins long en voiture publique.
Dans la pédiculose habituelle de personnes atteintes de poux des vêtements, qui, pendant toute l’année, à de courtes interruptions près, séjournent à l’hôpital, on voit s’aggraver considérablement les symptômes que j’ai décrits. Les excoriations sont plus nombreuses, plus profondes, compliquées d’inflammation, de suppuration, de croûtes ; elles s’accompagnent de pustules et de croûtes rupioïdes, de lymphangite, de dermatite diffuse et de fièvre, de furoncles volumineux et indolents, d’abcès, d’anthrax avec gangrène de la peau. Ces lésions sont disséminées partout; cependant elles sont surtout confluentes sur les épaules, à la nuque et aux reins. Il peut en résulter des trajets fîstuleux entre les divers abcès, des ulcères à bords rongés et soulevés, et des granulations à excroissances verruqueuses; cet ensemble de symptômes persiste souvent pendant plusieurs mois après que lesj malades ont quitté leurs vêtements infestés de poux (1).
Le tableau morbide que je viens de décrire est complété par la pigmentation de la peau, qui arrive jusqu’au brun foncé intense, brun gris, et atteint même une coloration noir bleu. Cette pigmentation s’étend dans quelques cas à la nuque et principalement aux reins, mais dans une pédiculose de longue durée elle envahit presque toute la surface cutanée (2).
Beaucoup de ces individus menant une vie errante, ayant une alimentation défectueuse, se livrant à la boisson, ou bien étant atteints de malaria, ont en même temps le teint bruni par le séjour dans des baraquements ou en plein air, ce qui leur donne l’aspect que l’on attribue à la
(1) C’est bien rarement, pour ne pas dire jamais, que les lésions pédiculaires sont rencontrées dans nos hôpitaux, arrivées à ce point extrême.
(2) La mélanodermie, à un degré quelconque, appartient à tous les
cas de prurit chronique, de prurit parasitaire particulièrement ; chez les sujets cachectiques, cette mélanodermie, qu’elle soit localisée ou généralisée, atteint ses plus grandes proportions : Voy. Paul Fabre (de Commentry) — Des Mélanodermies, et en 'particulier d'une Mélanodermie parasitaire. Paris, 1875; et Du rôle des parasites dans la pigmentation cutanée, à propos d'une observation de mélanodermie phthiriasique . Paris. 1879. E. B. — A. D.
maladie d’Addison ; et il est probable que dans le cadre de celte affection figurent plusieurs cas de pédiculose intense.
La marche de la maladie dépend donc complètement et uniquement de la présence des poux. Si l’on en délivre le malade, en le dépouillant de ses vêlements et le transportant dans un lieu indemne, les excoriations, les abcès, les furoncles guérissent d’après le schéma général, bien que (on en a cité des exemples) les derniers puissent récidiver encore pendant longtemps.
La pigmentation disparaît aussi tout à fait dans l’espace de plusieurs semaines ou de plusieurs mois. 11 n’existe absolument pas de cachexie provenant de la pédiculose^ et si quelques pédiculeux paraissent cachectiques, ou meurent dans cet état, cela tient au genre de vie précaire indiqué ci-dessus, lequel a depuis longtemps altéré leur santé.
Le diagnostic de la pédiculose n’est pas toujours facile, car dès que les malades ont quitté les vêtements qui contenaient des poux, le corps du délit, c’est-à dire le parasite, fait défaut. 11 faut donc s’en tenir au siège caractéristique des excoriations et de la pigmentation précédemment décrites, pour la distinguer du prurit cutané et de l’urticaire chronique, dans lesquels les traces de grattage sont disséminées d’une manière irrégulière sur tout le corps. Chez les personnes qui changent ‘ chaque jour de linge et présentent cependant des symptômes de pédiculose, j’ai souvent été à même de démontrer le corps du délit dans la couture d’une camisole de laine portée d’une manière continue ou d’une ceinture de flanelle entourant l’abdomen.
Le traitement de la pédiculose du corps consiste avant tout dans le changement de linge et des vêtements. A notre hôpital, pour détruire les poux et les lentes, on place les habillements dans un récipient en cuivre à double cylindre, qui ferme hermétiquement, et dont l’intérieur est chauffé par de la vapeur à 73 ou 80 degrés (1). Les affections légères de la peau que j’ai décrites guérissent spontanément; celles dont l’inflammation et la suppuration sont plus intenses sont traitées rapidement avec succès d’après les règles générales, par des enveloppements humides, des pommades, des emplâtres, etc.
(1) Malgré la netteté du principe, beaucoup de médecins croient encore devoir employer, dans la pédiculose du corps, les bains de sublimé, les fumigations cinabrées, etc. Une seule chose est à faire avant tout, soustraire l’individu aux atteintes des poux, et pour cela désinfecter à l'étuve, par les procédés aujourd’hui vulgaires, tous les vêtements, objets de literie, etc., qui peuvent recéler les poux ou leurs lentes. Quant aux lésions de la peau, elles ne réclament que des soins généraux selon leur nature et leur intensité, à la manière de toutes les altérations secondaires et sordides du tégument. IL B. — A. D.
POU DU PUBIS
POU DU PUBIS
Le pou du pubis, phthirius inguinalis, pediculus pubis, morpion, a une tête en forme de violon et un thorax large. Il vit sur les parties pileuses du corps, à l’exception du cuir chevelu, principalement et en plus grand nombre dans la région génitale; on le trouve aussi sur les poils de la poitrine, du creux axillaire, des membres, de la moustache, des autres parties de la barbe et des cils, qui peuvent être envahis par les lentes dans toute leur longueur. Le pou du pubis s’introduit profondément, et reste immobile, la tête enfoncée dans un follicule, la partie postérieure du corps dirigée en haut et étreignant, avec les pattes antérieures, le poil à son point d’émergence, en sorte que pour l’arracher il faut le saisir par derrière avec la pince et le retirer en le faisant glisser le long du poil. Toutefois, quand les parasites du pig, 82.
pubis sont en grand nombre, on peut en Pou du pubis,
voir quelques-uns se détacher et tomber (Schmarda)
au moment où le sujet quitte ses vêtements. En raison de son immobilité et de la couleur pâle du phthirius, on ne le reconnaît que par un examen attentif et à un bon éclairage. Le prurit causé par le pou du pubis est très désagréable (1); il s’accompagne d’eczéma à petites papules.
En outre, on trouve parfois sur le tronc et sur la face interne des cuisses des taches bleuâtres, discoïdes, de la dimension d’une lentille et un peu plus grandes — taches bleues, maculæ cærulæ — sur lesquelles Moursou ale premier appelé l’attention (1877), et que l’on devrait considérer, d’après les recherches de Duguet, et surtout celles de Mallet, comme de l’érythème toxique, provenant de la sécrétion des glandes salivaires qui se trouvent dans la partie médiane du thorax du pou du pubis (2).
(1) Il n’est pas rare de voir des sujets atteints de phthirius inguinal,
même à un haut degré, qui n'ont aucun prurit, et chez lesquels on découvre les poux en les examinant pour un autre objet. Le prurit n’est, dans aucun cas, précoce comme dans la gale; il s’installe progressif, mais avec une certaine lenteur. E. B. — A. D.
(2) . I. — Les taches bleues, ombrées, macules cyaniques, les taches phthiriaques, etc., etc., considérées naguère comme les analogues des
934 CINQUANTE-CINQUIÈME LEÇON
Au nombre des divers moyens conseillés pour détruire le phthirius, les plus usités consistent en frictions faites deux fois par jour sur toutes
taches typhoïdes, et rapportées à diverses affections fébriles, ont été rattachées par plusieurs médecins de la marine française, exclusivement à l’action des poux du pubis ; Voy. J. Moursoü, Nouvelles recherches sur l’origine des taches ombrées — Ann. de Dermat. et de Sijph., 1''® série, T. IX, 1878, p. 198. Cf. Lettres de Guiot et Moursou — eod. loc., p. 355, 356.
Voici les conclusions du mémoire de Moursou :
« I. Chaque fois que j’ai constaté des taches ombrées dans les fièvres sjnoques, dans les fièvres bilieuses, dans les embarras gastriques, dans la fièvre typhoïde, dans la fièvre jaune, dans les pleurésies et pneumonies, dans les diarrhées et dysentéries de Cochinchine, dans des cas de blessures et de maladies vénériennes, ou même chez des hommes bien portants, j’ai toujours trouvé des poux de pubis.
II. Lorsque l’infection parasitaire, chez des hommes valides, existait depuis une vingtaine de jours au moins, j’ai, dans la plupart des cas, constaté, avec les poux du pubis, des taches dites ombrées. »
En 1880, Duguet, Sur les taches bleues, leur production artificielle et leur valeur sémiologique — Gaz. desHôp., avril 1880 — a définitivement établi le rapport, en produisant expérimentalement les taches bleues par l’inoculation du magma obtenu par la trituration de plusieurs poux du pubis. En reproduisant, in extenso, le premier Mémoire de Duguet dans les Annales de Dermatologie — S' série, T. 1, 1880, p. 344 — nous avons donné un aperçu général, et précisé quelques points de l’historique de la question qui restaient indécis. Voy. p. complément : Duguet, Gibier de Savigny — Soc. de Biol.,îé\. 1881; E. Besnier — Ann. de Dernial., S® série, T. I, 1880, p. 336; Duguet, Expér. et Rech. nouv. s. les taches bleues — Bull, et Méni. de la Soc. de Biol., 1885, p. 617; Duguet et Mallet, Phthirius inguinal et taches bleues — eod. loc., août 1885; Cu. Mallet, Élude sur les taches bleues; histor. et rech. nouv. — Thèse de Paris, 1885; Joseph Frank Payne, Maculæ cœrulœ and on tlieir symptoms produced hy pedicilli pubis — The brit. med. Journ. of Dermat., 1890, p. 509.
IL — Les taches bleues phlhiriaques s’observent sur toute l’étendue du corps, mais parliculièrement sur l’abdomen, le tronc, la face postérieure des bras et des aisselles, les membres inférieurs. Elles sont bleuâtres, cyaniques, ombrées, 1res légèrement déprimées au-dessous du niveau, ce qu’on constate à l’éclairage oblique ; quand elles sont très multipliées, elles simulent une éruption de roséole maculeuse. On ne les observe pas seulement dans les régions où se remisent les parasites, mais sur tous les points où ils émigrent. Sauf les cas où elles sont très prononcées, et où l’on examine le sujet entièrement dévêtu et à une bonne lumière, elles échappent le plus ordinairement, et même dans ces conditions les per-
POU DU PUBIS
les re'gions où il se rencontre, avec l’onguent napolitain ou avec la pommade moins salissante de ;
Précipité blanc b grammes
Onguent émollient 30 —
ou bien avec la solution suivante :
Sublimé I gramme
Eau distillée 100 grammes
Mais comme les pre'paralions mercurielles provoquent souvent un ecze'ma intense, je vous recommande de préférence les applications de pétrole, de napbtol, de baume du Pérou et de Tolu, d’huile de laurier, par exemple :
Napbtol . .
Huile d’olive
5 grammes
ou bien :
Pétrole
Baume du Pérou. .
Huile de laurier. .
àà 15 grammes
et autres semblables, en les associant en proportion convenable. On saupoudre ensuite les parties atteintes avec une poudre inerte, et on ne fait prendre un bain qu’après la disparition des irritations de la peau provoquées par le phthirius (1).
sonnes qui n’ont pas encore vu ces taches regardent le malade sans les voir.
Les macules cyaniques n’existent pas chez tous les sujets atteints de phthirius, mais le phthirius inguinal existe chez toüs les sujets chez lesquels on constate les taches. On les trouve particulièrement chez les individus velus, qui ont un grand nombre de poux; un état fébrile concomitant semble faciliter leur multiplication. Elles disparaissent rapidement après l’extinction du phthirius.
Le plithirius inguinal, pou du pubis, morpion, ne se rencontre pas également à tous les âges, ni dans toutes les classes de la société. Relativement très rare — sans que nous en ayons jamais trouvé la raison — dans les classes ouvrières, où la gale est très commune, il devient très fréquent A.o.n^ la jeunesse des classes moyennes et élevées : employés de tout ordre, étudiants, etc., etc., chez tous ceux qui, par âge et par situation, s’exposent à des contacts suspects variés, le plus ordinairement sexuels. Dans toutes les classes et â tous les âges, il est rarement observé quand ces dernières conditions ne se trouvent pas réalisées.
Ernest Besnier. — A. Doyon.
(1) Le traitement de la phlhiriase inguinale comporte trois points : a) destruction du phthirius; b) élimination des lentes; c) désinfection des vêtements.
CINQUANTE-CINQUIÈME LEÇON
Il est encore d’autres épizoaires qui ne séjournent que de temps en temps sur la peau et qui irritent cet organe, ceux que l’on rencontre le plus souvent sont les puces et les punaises.
a) Destru.clion du jjhthh'his : 1“ Si les points du corps occupés sont nombreux : pubis et parties voisines, aisselles, région sternale, etc., le plus simple est de donner un bain de sublimé — 10 grammes pour 200 litres d’eau, après avoir exactement savonné tout le corps.
Si l’on n’a pas le bain mercuriel à sa disposition, on peut très simplement arriver au but avec le naphtol p, incorporé à la graisse ou à Tbinle à la dose de 10 à 15 p. 100 employé en frictions faites, malin et soir, pendant quarante-huit heures sur tous les points envahis. Avant chaque nouvelle friction, on fait un savonnage exact avec eau chaude et savon à volonté.
Si l’on croit devoir employer l'onguent mercuriel, ou, ce qui est plus élégant, la pommade au calomel mentholée, il suffit de laisser la pommade en place une ou deux heures pour détruire les poux sur un point isolé, et l’on évite ainsi à peu près sûrement l’hydrargyrie locale et générale; mais il est des sujets, les intolérants du mercure, chez qui une seule de ces frictions, même temporaire, peut déterminer les accidents.
2“ Si une région seule est occupée — pubis, scrotum, périnée — comme cela est fréquent, les mêmes moyens suffisent; il est inutile d’exposer les malades aux inconvénients des frictions avec l’onguent mercuriel. On peut aussi avoir recours aux pulvérisations faites avec les solutions faibles de sublimé — ■ eau de Cologne 100 grammes et sublimé 1 à 5 centigrammes; ou aux lotions avec la même solution, ou encore aux badigeonnages avec l’éther naphtolique de 1 à 5 p. 100 que nous avons depuis longtemps proposé et appliqué, moyen expéditif à appliquer par le médecin, mais non à livrer au malade. Tous ces procédés parasiticides, et beaucoup d’autres, sont bons s’ils sont mis à exécution d’une nianière judicieuse.
Si la phthiriase — ce qui est rare — a atteint les cils, toutes les pommades ophthalmiques mercurielles vulgaires suffisent à la guérir.
b) Elimination des lentes. Nous avons montré le moyen de l’exécuter aisément, en faisant sur les régions pilaires des lotions au vinaigre commun, légèrement chauffé, suivies d’un peignage au peigne fin. On peut, pour simplifier, faire simultanément la destruction du phthirius, et l’élimination des lentes, en faisant des lotions de vinaigre mercuriel (pratique usitée à Copenhague) : Voy. Brocq — loc. sup. cit. — La dose qui a été indiquée est de I gramme de sublimé pour 300 de vinaigre; on peut arriver au but avec des doses beaucoup plus faibles, 50 centigrammes à I gramme p. 1000, et moins offensives, surtout si elles doivent être abandonnées aux malades.
d) Désinfection. Il est toujours prudent d’engager les intéressés à faire soumettre à l’étuve tous les vêtements de laine ou de drap qu’ils ont portés pendant qu’ils étaient infectés. L’avulsion des lentes et la désinfection des vêtements sont les seuls moyens d’assurer la cure définitive, à bref délai. Ernest Besnieh. — A. Doyon.