‹ Pathologie et traitement des maladies de la peauChapitre 41 sur 214 · KA”OS:, 2<= ÉD · texte numérisé non relu

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VINGT ET UNIEME LEÇON

reconnaît aucun autre tissu. On les rencontre en moins grande pro- r portion dans les parties voisines; par contre, ils existent régulièrement au-dessous de l’épiderme, tant qu’il adhère encore solidement au ' tissu sous-jacent (It. Kocli), mais ils manquent dans les points où l’épiderme est soulevé ou moins adhérent, puisqu’ici les mucédinées qui j i viennent du dehors les envahissent et les détruisent. On sait égale- j • ment que, dans les cadavres d’animaux atteints de pustule maligne, les | ; bacilles disparaissent rapidement. I

Bien que jusqu’à présent sans application pour la pathologie hu- ' • maine, les résultats si pleins de promesses de Pasteur doivent être mentionnés ici ; nous voulons parler de ses inoculations méthodiques pré- •:

ventives chez le bœuf au mojœn du contage très atténué de la pustule i

maligne. Sous ce rapport, je renvoie, ainsi que pour le mode et la cause ’ i, de l’infection et les symptômes de la maladie générale et intestinale dans la pustule maligne (mycose intestinale), aux ouvrages de chirurgie- | et de pathologie spéciales. D’après son origine, l’anthrax charbonneux i \ survient le plus souvent chez Iss équarisseurs, les gàrçons d’écurie et les personnes qui sont en contact avec les cadavres et les dépouilles , des animaux charbonneux; accidentellement aussi, il est engendré : par la piqûre de mouches qui précédemment s’étaient posées sur des cadavres morts du charbon.

La morve de l'homme, maliasmus {maliens humidus, morve et f arc in) ^ qui se développe par la transmission de là maladie correspondante du ' cheval à l’homme, se manifeste localement, de la même manière que tous les phlegmons produits par des virus organiques inoculés, par de l’inflammation, de la suppuration, de la gangrène, de la lymphangite, de l’adénite, des suppurations métastatiques, et elle peut amener , la mort par pyémie, ou se terminer par guérison après l’élimination : de la gangrène.

Ou bien il se produit une maladie générale maliatique avec ou sans affection locale antérieure. L’empoisonnement général du sang est alors révélé par des frissons, de la fièvre, des douleurs, de la tuméfaction, de l’œdème, de l’exsudation, de l’hémorrhagie, de la suppuration autour et dans les articulations, et des localisations inflammatoires à la peau, sur laquelle on voit se développer de nombreuses pustules de diverse grosseur, des furoncles, des nodosités hémorrhagiques et des abcès de volume très différent. La muqueuse nasale est souvent tuméfiée, enflammée et elle devient le siège d’une sécrétion purulente abondante. Le mal se termine fatalement en peu de jours ou en peu de semaines avec une fièvre intense, des phénomènes cérébraux, des localisations pneumoniques, spléniques et intestinales (morve aiguë).

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