‹ Pathologie générale et expérimentaleChapitre 33 sur 72 · ÉLABORATION B F. LA MATIERE COLLOÏDE · texte numérisé non relu

ÉLABORATION B F. LA MATIERE COLLOÏDE

sonl peu abondants et constitués uniquement par des débris de matières organiques et quelques infusoires. Le résidu obtenu par évaporation, à la température ordinaire, renferme surtout du carbonate et du sulfate de chaux, a\ ec un peu de carbonate de magnésie. I n seul examen spectroscopique, qui sera repris dans des conditions plus favorables, n’a permis de reconnaître dans ces eaux, comme élément rare, (pie la présence de la lithine.

Dans ces vallées de la Maurienne, l’extension du goitre a notablement diminué sous l'influence de diverses causes, et aussi par l’effet du traitement préventif iodé auquel s’assujettissent les personnes dont le cou grossit. Les jours de marché, beaucoup de paysans vont chez le pharmacien faire leur provision d’éponge calcinée. A ce traitement on peut dès maintenant préférer celui de Bruns, qui guérit le goitre simple en donnant, pendant trois ou quatre semaines, chaque jour deux tablettes de substance thyroïdienne aux adultes et une aux enfants. Des observations de Bruns il résulte (pie le traitement est surtout efficace quand le malade est jeune et la maladie récente. Quand le goitre est devenu kystique et qu il se montre chez des sujets âgés, la guérison n’est souvent (pie partielle au point de vue morphologique; mais en pratique elle équivaut à une guérison Complète.

G aide a pratiqué en Savoie la médication thyroïdienne contre le goitre et le crétinisme endémiques et a obtenu des résultats favorables.

Il faut rapprocher de cette constatation les faits signalés par Rosinski . Dans des pays à endémie goitreuse (Sud- Autrichien), cet auteur a constaté que les glandes thyroïdes des habitants contenaient une proportion d’iode inférieure à celle (pie renferment les glandes thyroïdes des indigènes résidant dans les villes allemandes où le goitre est inconnu.

Dans la glande thyroïde, A. Gautier a signalé récemment la présence d’une notable proportion d’arsenic. C’est un fait important dont les conséquences, au point de vue de la physiologie et de la pathologie, ne sont pas déduites entièrement. On connaît les relations entre la menstruation et les fonctions du corps thyroïde; la clinique les a signalées. Or, tandis que le sang de la circulation générale ne renferme pas d’arsenic, le sang des règles en contient beaucoup (A. Gautier). Chez l’homme, l’élimination de l’arsenic se fait par le système pileux.

TROUBLES ATROPHIQUES DE LA NUTRITION CELLULAIRE

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