I. — SOLIPÈDES
Étiologie et pathogénie. — Le froid a clé, jusqu'à l'avènement de la microbiologie, la cause principale, sinon exclusive, de la bronchite ordinaire appelée bronchite a frigore. L'observation a monti"é qu'elle est souvent déterminée par la respiration d'un air froid qui pénètre violemment dans la muqueuse bronchique, chez les animaux faisant une longue course à une allure rapide.
Le séjour prolongé des animaux dans des écuries chaudes et leur exposition brusque à l'air froid exagère ses effets et rend plus certain le déveloiipement de la bronchite.
Le refroidissement brusque de la peau est une cause plus fréquente que la respiration de l'air froid. La pluie, les courants d'air, les irrigations continues des parties supérieures du corps chez les animaux affectés de nécrose ou de plaies suppurantes de la nuque ou du garrot, font souvent apparaître dos bronchites.
Les pluies d'averses du printemps déterminent des bronchites chez les animaux qui sont au pâturage et plus encore chez ceux dont les fonctions cutanées sont suractivées par les travaux pénibles à une allure rapide, au moment où le refroidissement se produit.
Les saisons ont une action analogue : le printemps et l'automne, qui présentent les plus grandes variations de température, offrent le plus de cas de bronchites.
L'expérimentation a montré qu'à la suite du refroidissement, le sang qui circule à la périphérie se refroidit en masse; il se porte dans les parties centrales qu'il refroidit aussi; mais cette congestion centrale est passagère, quand aucune influence ne vient l'entretenir.
Le coup de froid ne produit pas la bronchite; mais il entrave le phagocvtisme, l'action des cils et gêne l'expulsion des microbes.
Les espèces microbiennes qui se développent dans les bronches du cheval ne sont pas encore déterminées; il est à présumer que ce sont toutes les variétés habitant la bouche, le pharynx et les premières voies respiratoires des animaux sains.
Les équidés de tout âge peuvent être frappés de bronchite, mais elle est plus fréquente chez les animaux de quatre à six ans, qui ont plus de réceptivité pour les microbes.
Certains animaux lymphatiques, jeunes, préparés pour la vente, y sont plus prédisposés: ils contractent presque toujours une affection des voies respiratoires dans leur
transfert chez leur nouveau propriétaire. Le i'roid, dans ces circonstances, lèse invariablement les voies respiratoires.
La bronchite résulte communément d'une extension de linflammalion des premières voies respiratoires; elle succède au coryza, à Y angine, à la laryngite ; c'est le rhume qui tombe dans la poitrine; elle peut se compliquer elle-même de laryngite ou de pneumonie, etc.
L'élimination par les bronches de certains produits peut exercer sur la muqueuse une action vulnérante.
L'intoxication mcrciiriclle est suivie de bronchite catarrhale; l'intoxication par les alcalis détermine également cette maladie.
La lésion bronchique, qui est le point de dépai't nécessaire de l'infection, est quelquefois déterminée par l'inhalation de gaz délétères {vapeurs de chlore, de brome, d'acide sulfureux, d'acide azotique et sui'tout d'acide hypoazotique), de poussières de fourrages, de champignons (Maile et Berndt), de fumée d'incendie.
Cette lésion peut être produite par le passage d'aliments, de médicaments à travers le larjnx ou l'injection, dans la trachée, de produits irritants (solutions médicamenteuses, vinaigre sternutatoire, breuvages excitants, astringents). Les lésions traumatiques et les microbes associent leur action pour produire une intlammation durable.
Cette association est commune; c'est un traumatisme physico-chimique (gaz irritants par leur température, trop haute ou trop basse, par leurs qualités particulières) auquel s'ajoutent des microbes pour réaliser l'inflammation bronchique.
Ce sont eux qui entretiennent l'iiillanîmation et la propagent aux divers segments de l'appareil respiratoire et la perpétuent dans une écurie. L'animal frappé spontanément de bronchite par la seule intervention des influences extérieures qui ont rendu ses bronches vulnérables fait souche de bronchites infectieuses. La graine microbienne acclimatée a acquis la propriété de se développer dans
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tous les terrains analogues : la bronchite individuelle devient la bronchite contagieuse et cpizootique. Ce n'est pas une maladie nouvelle, mais une maladie aggravée. Les microbes infectieux trouvent dans les agglomérations de chevaux, les conditions l'avorables à leur régénération et à l'acquisition de propriétés hypcrvirulcntes.
Bronchite infectieuse ne veut donc pas dire bronchite spécifiijtte. Expliquons-nous.
Les bronchites infectieuses, les pleuro-pneumonies et les angines infectieuses ont un air de famille qui a frappé tous les cliniciens.
Elles sont probablement déterminées par les mêmes microbes: les germes qui habitent normalement les premières voies respix*atoires peuvent, au début, manifester leurs effets par un coryza, une angine; leur action ne s'étend pas au delà quand leur virulence n'a pas l'occasion de s'exalter; ils peuvent renforcer leur puissance pathogénique en s'acclimatant dans les premières voies digcstives ou respiratoires; ils deviennent alors menaçants pour les bronches et les poumons. On comprend ainsi la fréquence des bronchites et des pneumonies à la suite d'angiiws. Ces dernières ont préparé le terrain, éduqué les microbes.
La préparation du terrain résulte de l'alimentation insuffisante, de la fièvre d'intoxication, liées à toute angine grave; l'exaltation des microbes est provoquée par leur culture ; ils étaient presque saprogènes, ils sont devenus pathogènes. Qu'ils trouvent un sujet dont la résistance bronchique fléchisse, ils vont acquérir un degré de plus dans l'échelle delà virulence, ce qui explique la fréquence des récidives dans cette maladie. Diplocoqucs et streptocoques font alors des bronchites comme ils ont produit des angines; ils déterminent des pneumonies chez les animaux dont les bronches, mal défendues, donnent un libre accès dans les alvéoles.
Les limites de l'infection sont subordonnées au degré de
résistance de la muqueuse respiratoire et au degré d'exaltation de la virulence. Angines, bronchites ei pneumonies marquent les degrés de virulence et les étapes de l'infection.
C'est pour ce motif que chaque épidémie de catarrhe des voies respiratoires ou de pneumonie présente ses particularités, ses différences, sa gravité ou sa bénignité relatives ; il n'y a pas de bronchite infectieuse caractérisée par des lésions et un cortège de symptômes fixes ; il n'y a que des épidémies, variées àl'infini, d'infection des voies respiratoires. Leur physionomie franchement enzootique, parfois épizoolique les fait distinguer des bronchites ordinaires.
L'infection est la marque principale; la moitié ou les trois quarts des animaux d'une écurie peuvent être atteints successivement ; quand elle apparaît dans un dépôt de remonte, elle fait le tour des écuries.
Les animaux de tout âge, habitant la même écurie, sont rapidement frappés ; elle sévit cependant avec plus d'intensité chez les animauxjeunesquechez ceux d'un âge avancé. Sur 225 chevaux de l'annexe de remonte de Bellac, 75 furent affectés (Joly).
Absolument indépendante de la fièvre typhoïde, elle a des relations avec les autres infections des voies respiratoires; les épizooties d'inflammation catarrhale de la muqueuse respiratoire précèdent fréquemment ou s'intercalent dans le cours des épidémies de pneumonie infectieuse (Joly, Dumas, Delamotte).
La bronchite infectieuse sévit d'une manière graduelle et demeure confinée à une écurie ; son extension à d'autres écuries s'effectue difficilement : c'est une maladie d'écurie; la pneumonie infectieuse, une maladie de localité; bien qu'elle se borne fréquemment à une écurie. On peut facilement découvrir sous les manifestations individuelles et sous l'allure enzootique de chacune d'elles une parenté évidente. Les mêmes microbes, saprophytes en bas de l'échelle, frappent l'individu, l'écurie, le pays où ils n'ont qu'à augmenter de virulence pour changer de livrée : ils
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ont déterminé hier une bronchite isolée, ils font développer aujourd'hui une bronchite infectieuse endémique; ils seront demain les agents de pneumonies infectieuses épizootiques.
La bronchite est souvent secondaire ; elle accompagne la gourme, les formes des septicémies hémorragiques, les infections générales et les infections pulmonaires; les produits infectieux expectorés infectent les bronches qui servent de canaux de transit.
Symptômes. — La bronchite comprend trois types clinique: IMa trachco-bronchite Ain'i est fréquente, ]a.bronchite mpUlairc, qui est très rare; la bronchite diffuse qui est la plus répandue.
1° Trachéo-broncliîte.
Elle comprend une forme légère, exclusivement locale, une forme grave caractérisée par des symptômes locaux et des symptômes généraux d'intensité variable.
a. Forme légèke. — La bronchite légère résulte fréquemment de l'extension d'un coryza ou d'une angine bénigne : une toux peu forte et peudouloureuse, unlégerjetage par les naseaux, une petite altération du flanc, quelques râles muqueux Anas les grosses bronches et une respiration un peu rude, résument les principaux symptômes de cette forme de bronchite. Elle passe inaperçue, la toux étant attribuée à l'angine quand on n'ausculte pas la poitrine.
La gnérison est complète au bout de huit à quinze jours, sous l'influence de soins hygiéniques ou d'un traitement expectorant.
b. Forme intense. — Des signes physiques, des troubles fonctionnels et des symptômes généraux dénoncent l'infection bronchique, la production de toxines et l'absorption de ces poisons (1).
Signes physiques.— Les principaux signes physiques des
(1) Rodet a donné une bonne description de cette forme de bronchite {Heciuil, 1827, p. 66).
bronchites intenses sont les râles. On peut entendre des râles sonores ou secs et des râles humides ou niuqueux. Les râles sonores {râle ronflant, râle sibilant) résultent du brisement de la colonne d'air sur les inégalités de la muqueuse bronchique, tuméfiée, enflammée ou recouverte de sécrétions visqueuses, adhérentes.
Les grosses bronches étant ordinairement le siège de l'inflammation, on entend, plus souvent, le râle ronflant que le râle sibilant. Il n'est cependant pas très rare de constater des râles routlants et sibilants,- chez des chevaux emp/jy sema t eux atteints d'une bronchite aiguë scccndaire on a alors les signes d'une bronchite des gi'osses bronches et ceux d'une bronchite des bronches plus fines. Ces râles se manifestent ordinairement dans les premiers jours qui suivent le début de l'inflammation; ils s'entendent aux deux temps de la respiration [inspiration et expiration). Us coïncident ou succèdent à la respiration rude el sont remplacés par les râles humides ou huileux quand ils ne se mélangent pas avec eux.
Les râles humides ou biillevx s'entendent quand la muqueuse bronchique est le siège d'une hypersécrétion fluide et abondante. La colonne d'air, qui ti-averse les sécrétions liquides, l'épandues dans les bronches, forme des bulles qui crèvent et engendrent des râles muqueux fins, moyens ou gros, suivant le calibre des canaux générateurs.
En tenant compte de la tonalité de ces râles, on peut reconnaître, approximativement, le calibre des bronches enflammées et distinguer la bronchite capillaire de la trachéo-bronchite. L'étendue de ces l'âles est en rapport avec la surface enflammée et l'intensité de l'exsudation.
.\u début de la maladie, l'auscultation de la poitrine, au niveau des grosses divisions de la trachée, fait percevoir une respiration rude, due sans doute à la congestion, au rétrécissement et à la sécheresse des canaux bronchiques. A la période, d'état, la respiration perd de sa rudesse ou redevient normale. Le murmure vcsiculaire est ordinaire-
nient normal: il est rarement affaibli ou aboli quand d'abondantes mucosités, accumulées dans une grosse bronche, rendent momentanément difficile l'accès de l'air dans les parties du poumon où cette bronche se distribue (Saint- Cyr).
La toux, en déplaçant les mucosités, fait reparaître le murmure respiratoire dans les parties silencieuses.
La percussion de la poitrine ne fait rien percevoir d'anormal.
Trocble*; fonctionnels. — Les troubles fonctionnels sont la toux. \e jetage et la dyspnée.
La toux est due à l'irritation delà muqueuse bronchique, qui est la zone tussipare la plus sensible. Au début, elle est sèche, forte, fréquente, quinteuse, pénible, douloureuse, suivie de rappel. On l'appelle toux pectorale parce qu'elle semble partir du fond de la poitrine. Elle est provoquée par l'inspiration d'air froid, la pression du larynx ou la présence de mucosités dans les canaux bronchiques.
Sa production est nécessaire pourdéterminerl'expulsion des produits de sécrétion qui envahissent les ramifications de l'arbre bronchique. La toux est ici un acte de protection; elle balaye les mucosités pendant l'expiration, c'està-dire au moment où la trachée et les bronches dilatées peuvent le mieux permettre la progression ou le rejet de l'exsudat bronchique. Son intensité et sa fréquence sont en rapport avec le degré d'adhérence du mucus ou du muco-pus.
Pendant la période de sécheresse de la muqueuse bronchique, la toux est pénible; elle exige de violents elTorts qui ébranlent tout le corps ; l'animal, à chaque quinte, allonge la tête, l'abaisse, l'appuie quelquefois sur le rebord de la mangeoire, pendant la contraction des flancs et des parois de la poitrine. A la période d'état, elle est plus fréquente parce que l'exsudation est plus abondante; elle est facile, humide et grasse, en raison du peu de cohésion et d'adhérence des produits qui doivent être
expulsés. Ello cesse quand les sécrétions bronchiques se tarissent ; il ne faut pas l'entraver, car on retarderait la résolution et la disparition du jelage et de la dyspnée.
Lejctage ne se montre pas immédiatement; la dessiccation primitive des bronches retarde son apparition ; il est l'expression de l'exsudation bronchique. D'abord muqueux, transparent et fluide, ensuite muco-purulent, blanc jaunâtre, peu abondant, il prend bientôt plus de consistance; il devient visqueux, floconneux, aéré, mousseux, riche en principes albuminoïdes, pauvre en éléments figurés (leucocytes et cellules cylindriques). 11 renferme exceptionnellement du sang, en quantité considérable (Cornevin). Pendant la période d'état, il est quelquefois franchement purulent ; le microscope y révèle un grand nombre de leucocytes; le mucus fait totalement défaut par suite d'une desquamation épithéliale presque complète. Parfois très abondant, toujours inodore dans les bronchites communes, il est partiellement dégluti à chaque expectoration. Au déclin de la maladie, le jetage diminue progressivement de quantité; il perd sa viscosité et redevient muqueux.
La dyspnée, moins prononcée dans la trachéo-bronchUe que dans la bronchite capillaire, ne fait jamais défaut.
La respiration est accélérée, irrégulière aux deux temps de la respiration, entrecoupée, soubresautante ; on entend quelquefois un ronflement bruyant; les muqueuses sont foncées et l'on peut noter, tous les soirs, une exagération de la difficulté respiratoire. Pour lutter contre l'insuffisance de l'hématose, consécutive à l'obstruction des canaux bronchiques, l'animal fait de violents efforts d'expiration ; il contracte fortement les muscles abdominaux; l'air expiré, longtemps emprisonné par les mucosités, est très chaud; l'animal se couvre de sueur quand des signes asphyxiques se manifestent.
Symptômes GÉNÉRAUX. — Ils résultent d'une intoxication; les microbes qui déterminent la production d'exsudats susceptibles d'ol)struer, momentanément, des territoires
bronchiques plus ou moins étendus, pi'ovoquenl la formation de poisons microbiens, absorbés par l'arbre aérien. Leur absorption s'effectue au niveau des fines bronches vers lesquelles ils sont poussés sous l'influence de la pesanteur et des efforts inspiratoires. Us déterminent des accidents toxiques et, en premier lieu, la fièvre.
Cette fièvre de résorption marque généralement le début de l'évolution morbide ; elle est intense dans les formes purulentes et la température varie entre 39° et 41°,5. L'animal est triste, sans appétit; il est faible et abattu, surtout le soir; les paupières sont abaissées ; mais les muqueuses, injectées, n'ont pas la teinte safranée.
Les toxines, résorbées par la muqueuse bronchique et répandues dans le sang, agissent sur divers organes ; elles altèrent la cellule hépatique, produisent fréquemment sa dégénérescence graisseuse, quelquefois sa dégénérescence amyloide. Ces dégénérescences ont d'étroites relations avec l'insuffisance respiratoire consécutive aux bronchites répétées ou persistantes i^Trasbot, Cadéac) (1). Quand le foie est altéré, à l'auto-intoxication bronchique s'ajoute V auto-intoxication intestinale.
Marche. — Durée. — Après avoir débuté par des symptômes généraux, des frissons, des troubles respiratoires dyspnéiques et de la toux sans jetage, la bronchite arrive à la période d'état du deuxième au quatrième jour ; c'est la période catarrhale, la période d'expectoration ; elle entre dans la période de l'ésolution vers le sixième ou le huitième jour; la bronchite diffuse aiguë idiopathique se termine dans l'espace de deux à trois semaines.
Résolution. — Une toux grasse, accompagnée d'une expectoration abondante, d'un jetage jaunâtre, opaque,, consistant, est le signal de cette terminaison. Les modifications des signes physiques permettent de suivre l'évolution des lésions bronchiques; les râles muqueux et
(1) Trasbot, BuUetindeln Soc.cenCr., i893, p. 49. — Cadéac, Rupture du foie. Journal de Lyon, 1909.
14 BUONCIIES.
sibilants offrent un caractère ambulatoire marqué : chaque quinte de toux les déplace ou les l'ait disparaître. Les râles deviennent de plus en plus rares, l'appélit renaît et la guérison se produit du douzième au quinzième jour. La maladie passe rarement à l'état chronique ; elle peut se compliquer de pneumonie , suivie de mort, (Vhcmiplcgie laryngienne et d'anasarque.
2° Bronchite capillaire.
Définition. — La bronchite capillaire consiste dans rinflammation de la muqueuse qui tapisse les dernières ramiflcations bronchiques ; elle est généralement secondaire, consécutive àrinflammationdes bronches moyennes. C'est une infection propagée des grosses ramifications bronchiques vers les ramuscules terminaux. Sa gravité découle de la facilité avec laquelle les bronchioles s'obstruent.
L'histoire de la bronchite capillaire se confond généralement avec celle de la broncho-pneumonie ; l'altération des terminaisons bronchiques détermine des lésions pulmonaires. Nous étudierons ces relations pathogéniques à propos de broncho-pneumonies.
On peut cependant constater, exceptionnellement, la bronchite capillaire primitive k la suite d'actions traumatiqiies, comme l'inhalation de gaz très irritants (fumée d'incendie), qui agissent très brusquement sur l'ensemble de l'arbre bronchique ; mais cette forme est très rare et peu importante chez les solipèdes.
Le bronchite capillaire est caractérisée cliniquement par l'intensité des phénomènes asphyxiqucs et une évolution rapide. C'est une maladie des jeunes animaux. Plus commune certaines années que d'autres, elle peut atteindre les poulains qui viennent d'être sevrés : mais elle sévit principalement chez les animaux nouvellement arrivés dans les dépôts de remonte.
BRONCHITES AIGUËS. t3
Description. — Linnainmation des fines bronches esl précéilée lies signes de la trachco-hronchite, quand elle résulte de l'extension de cette maladie. Le début est soudain, suraigu, quand les bronches les plus ténues sont frappées d'emblée ; la dj'spnée immédiate et le syndrome pousse, très accusé, expriment l'insuffisance respiratoire consécutive à l'obstruction des fines ramifications bronchiques.
a. Signes physiques. — La sonorité thoracique est à peu près normale; il existe, d'emblée, une diminution considérable du bruit vésiculaire en certains points, correspondant précisément aux bronches rétrécies ou obstruées par l'exsudation. Le murmure respiratoire cesse d'être perçu quand les parois des bronchioles deviennent imperméables ; sa diminution ou sa suppression résulte aussi de la dilatation des bronchioles libres et de Vemphysème pulmonaire.
Sous l'influence des efforts respiratoires et de la toux, les fibres élastiques du poumon se déchirent; il se produit successivement un emphysème vésiculaire, intralohulaire; cet emphysème se propage ensuite au médiastin antérieur et enfin à l'encolure, à la région parotidienne, aux salières, aux épaules et à la poitrine ; il comble le creux des jugulaires; il arrondit et boursoufle toutes ces régions, en donnant à l'ensemble de l'animal un aspect bouffi et difforme. Dans la plus grande étendue de la région costale, on entend des râles sibilants et ronflants, intermittents, à timbre variable suivant les régions : ils se manifestent à certains moments avec une telle intensité qu'ils rappellent, par leur timbre et par leur mode d'association, le bruit que fait le vent de tempête en passant entre les fentes d'un châssis de fenêtre (Lorge).
On peut percevoir aussi des râles muqueux qui s'étendent jusqu'à la trachée. Enfin, la bronchite capillaire se propage presque toujours aux alvéoles du poumon et se complique de pneumonie (pneumonie catarrhale ou pneu-
monie lobulairo) ; aussi n'est-il pas très rare de trouver le râle sous-crépitant fin. Lorsqu'il existe, il est difficile de le distinguer du ?Y//(? crépitant légitime.
b. Troubles foxctionxels. — La toux est pénible, douloui'euse; elle se produit par quintes et ébranle tout le corps, entraînant quelquefois des bouchons fibrineux qui obstruent les bronches. Le jetage est muqueux. filant, mousseux et quelquefois strié de sang; il tombe goutte à goutte sur le sol. La dyspnée est très intense et se traduit, dès le commencement, par un souhresaxit très marqué aux deux temps de la respiration. L'angoisse est extrême, l'asphyxie menaçante ; l'animal suffoque littéralement et fait entendre un ronflement aigu (Adrian) (1). Les muqueuses sont injectées; le pouls est petit, vile; le sujet demeure debout; il allonge la tête sur l'encolure; les naseaux sont très dilatés, remplis de mucosités et la bouche fréquemment entr'ouverte; le corps se couvi-e quelquefois de sueur et l'animal présente de véritables accès de suffocation; il meurt souvent par asphyxie.
c. Symptômes généraux, — Les microbes et les toxines, accumulés dans les fines bronches, sont résorbés ensemble; ils empoisonnent le sang et continuent à exagérer l'asphyxié par anoxyhémie . Les microbes peuvent même déterminer des infections secondaires : l'endocardite valvulaire et ventriculaire, la péricardite et la néphrite qui est, par excellence, une inflammation d'intoxication. La septicité des produits contenus dans les fines ramifications bronchiques a été établie expérimentalement (2).
La marche de cette forme de bronchite est très rapide : la durée de son évolution ne dépasse pas deux à huit jours.
(!) Adrian, Asphyuie par inhiilation de fumée d'incendie. Jourti. des vét. milii., 1904, p. 507.
(2) L'inoculation des exsudais, au cobaye, lue cet animal par sepiicémie (Lorge).
Diagnostic — La toiw, les râles, la dyspnée permettent (le porter le diagnostic bronchite. Les accès de suffocation, la diminution du murmure respiratoire, les signes d'emphjsème l'ont reconnaître la bronchite capillaire.
L'absence de douleur, de submatité ou de matité à la percussion et de râles crépitants à l'auscultation, empêche de confondre la bronchite avec la congestion pulmonaire ou la pneumonie . Les pneumonies infectieuses, les broncho-pneumonies, localisées aux lobes antérieurs et aux bords inlerieurs, ne se distinguent des bi"onchites que par l'intensité des phénomènes généraux et par un affaiblissement considérable des sujets.
La gourme, \a. pharyngite, la laryngite aiguë sont faciles à distinguer par leurs signes locaux de la bronchite idiopathique.
Pronostic. — La trachéo-bronchite est une affection bénigne; les formes ordinaires guérissent généralement , mais les bronches sont plus vulnérables et les récidives faciles après une première atteinte; la bronchite peut se compliquer d'emphysème pulmonaire, d'hémiplégie laryngienne quand les ganglions bronchiques infectés s'hypertrophient; enfin, elle peut passer à l'état chronique.
La bronchite capillaire est très grave; l'asphyxie survient dans plus de la moitié des cas.
3° Bronchite diffuse.
Définition. — Sous le nom de bronchite diffuse, de catarrhe aigu des voies respiratoires, de catarrhe infectieux, de laryngo-trachéite épizootique, de broiichite infectieuse ou épizootique, de grippe, de scalma, d'influenza, nous embrassons les inflammations enzootiques ou épizootiques caractérisées par l'inflammation catarrhale des bronches et des premières voies respiratoires. Ces inflammations difl'èrent généralement des trachée-bronchites
par leurs propriétés infectieuses et par leur diffusion à toute la muqueuse respiratoire. Elles peuvent être considérées comme l'avant-garde des pneumonies infectieuses. Les agglomérations de chevaux sont leur terrain de prédilection; elles sévissent avec intensité dans les écuries de remonte, des régiments et marchands de chevaux. Elles n'ont qu'une spécificité apparente qu'elles empruntent à des prédispositions individuelles favorables à la culture des microbes dont l'activité est momentanément renforcée. On les considère en Allemagne comme une maladie spécifique, indépendante des pneumonies infectieuses et due à un microbe inconnu: mais nous ne partageons nullement cette manière de voir; il ne faut pas voir partout des maladies spécifiques.
Description. — Ces bronchites diffuses accusent par la gravité des symptômes généraux l'étendue de la surface infectée, et l'intoxication déterminée par les toxines résorbées.
La FIÈVRE présente d'emblée son maximum d'intensité. La température atteint généralement 39° à 40°; rarement elle dépasse ce dernier chiffre pour monter à 4'1°,5 ou 42°.
Dès les premiers instants, l'élévalion thermique atteint son fa!<tigium pour décroître graduellement si l'évolution est régulière; du sixième au dixième jour, la température redevient normale; la respiration et la circulation sont accélérées, mais dans des proportions très variables, et les modifications de nombre des pulsations et des respirations ne sont nullement en relation avec les variations de la température.
L'appétit est modifié dans des limites très variables suivant le tempérament des animaux et suivant l'intensité de la maladie. Chez quelques-uns seulement, l'inappétence est complète pendant douze à vingt-quatre heures; quelquefois l'appétit subsiste malgré ime température de 40°. L'avoine surtout est presque toujours refusée et les chevaux de gros trait, abondamment nourris, mangent
de préférence leur i-ation entière «le foin ou de paille. La soif est ardente. Les muqueuses sont anémiées, blanches, pâles ou légèrement jaunâtres et presque toujours œdémateuses; la bouche est chaude, sèche, la conjonctive sécrète fréquemment du rauco-pus (pii s'accumule vers langle interne de l'oeil; mais il n'y a jamais ni larmoiement, ni photophobie.
La respiration est courte, précipitée; on observe doe accès de dyspnée caractérisés par une accélération considérable des mouvements respiratoires. La toux est un des premiers symptômes qui attirent l'attention. Généralement elle est forte, quinteuse. sèche et sans rappel; parfois elle est plaintive et avortée. La pression du larynx, et souvent celle de la trachée dans tout le tiers supérieur, provoquent un accès de toux pouvant durer jusqu'à dix minutes avec ou sans expectoration de mucus pathologique.
Le jetage n'offre rien de caractéristique; tantôt séreux, muqueux ou muco-purulent, il est blanchâtre, mousseux, ou alimentaire.
Le pouls est plein, fréquent; l'auscultation de cet organe ne décèle rien d'anormal; celle du poumon permet d'entendre quelques râles muqueux ou sibilants.
La faiblesse des malades est prononcée ; elle est caractérisée par de la prostration, de la titubation, de l'incoordination des mouvements, une fatigue intense ; l'animal, insensible aux excitations, demeure la tète baissée: il présente quelquefois des tremblements Hmités et une es pression angoissée occasionnée par les accès de toux.
Marche. — Durée. — Terminaison. — L'évolution de la maladie est rapide; la durée d'un cas ordinaire est de huit à quatorze jours; la fièvre disparait vers le cinquième jour; la terminaison est presque toujours favorable. Sur quelques animaux convalescents ou même complètement guéris, on constate des synovites.
La n.ort peut résulter des complications survenues : pneumonie, pleurésie.
Diagnostic. — Le diagnostic est facile; la maladie est nettement caractérisée par la fièvre initiale, la décoloration des muqueuses et l'inflammation catarrhale des voies l'cspiratoires.
Anatomie pathologique. — Les lésions des diverses formes de bronchite aiguë portent à peu près exclusivement sur la tunique muqueuse. Le processus morbide est caractérisé par quatre éléments bien distincts qui sont :
Fig. 1. — Bronchite. Congestion. Apoplexie œdème collecté surtout entre les lobules (G. Petit).
la congestion, l'exsudation, l'altération épithéliale et les troubles de la sécrétion bronchique; ces lésions sont limitées aux grosses et aux moyennes bronches.
l°Tracliéo-bronchîte. — La congestion est la première lésion apparente de l'inflammation catarrhale de la muqueuse respiratoire ; les capillaires sanguins sont dilatés, gorgés de globules rouges, ce qui donne à la muqueuse un aspect rougeàtre très apparent. Les vaisseaux distendus forment des arborisations rouges ; ils donnent parfois lieu à des ecchymoses interstitielles, dues à des hémorragies circonscrites, et à une transsudation séreuse qui augmente
considérablement Tépaisseur de la muqueuse. A Ihyperhémie succède rapidement la diapédèse ; le parenchyme de la muqueuse el les interstices des cellules épithéliales sont comblés de leucocytes. Ces leucocytes forment, au niveau des érosions de la muqueuse, de véritables amas ou nappes de cellules rondes qui entrent plus tard dans la composition de lexsudat concrète (Gg. 1). Les ALTÉRATIONS ÉPiTHÉi.iAi.Es débutent par la prolilë-
Fig. 2. — Bronchite. Congestion. Apoplexie. Œdème pulmonaire. Desquamation de l'épithélium bronchique (G. Petit).
ration de la couche de remplacement; répithélium repose aloi"s sur plusieurs strates de cellules rondes, provenant de la diapédèse: d'autre part, les cellules cylindriques superflcielles se gonflent, passent à létat muqueux, deviennent caliciformes, perdent leurs cils vibratiles et sécrètent un mucus abondant; quelquefois les cellules caliciformes. que l'on renconti*e à l'état normal, augmentent seules de volume et exercent une compression sur les cellules épithéliales voisines.
Quand la maladie est plus avancée, la couche superficielle se desquame; les cellules cylindriques épithéliales
dispai'aissent, incttanl à découvert les couches de remplacement sous-jacentes; l'extension de cette lésion donne à la muqueuse un aspect dépoli, ii-régulier; elle est recouverte de véritables ulcérations (fig. 2).
Les GLANDES BRONGHiQCEs sont hypertrophiées et sécrètent une abondante quantité de muco-pus, renfermant des cellules épithéliales dégénérées, des globules muqueux et des leucoc^'tes morts; la pression du doigt, promené sur la muqueuse, fait sourdre le pus contenu dans ces glandes (fig. 3).
Le MUCUS BKONCHiQUE, d'abord plus abondant, est séreux, transparent, formé, comme nous l'avons vu, de cellules caliciformes. Cet exsudât devient épais, d'odeur fade, blanchâtre ou jaune verdâtre, par l'addilion. au mucus, de globules de pus.
L'inllammation est siiraiguë, les globules rouges sortent des vaisseaux et le jetage est strié de sang. Les lésions sont ainsi à peu près exclusivement limitées à la membrane muqueuse; cependant, le tissu musculaire sous-jacent, quel(]uefois même le cartilage, sont légèrement altérés. Les lésions de Yemphyséme ont été rencontrées à la périphérie des lobes pulmonaires.
Les GANGLIONS BRONCHIQUES sont tuméfiés; ils augmentent de volume et s'indurent quand la maladie ne se termine pas rapidement par résolution.
2° Bronchite capillaire. — Dans les bronchites capillaires, l'épithélium cubique est altéré ou a disparu complètement par places ; les cellules épithéliales se gonflent, s'arrondissent, tombent dans la cavité et forment, en s'ajoutant aux globules du pus, un exsudât abondant, filant, obstruant parfois la lumière des petites bronches.
Les vaisseaux capillaires voisins sont oblitérés par des caillots très adhérents; le tissu pulmonaire environnant a subi une légère densification. Les poumons présentent les lésions de Vcmphijsème et leur surface extérieure est
Fig. 3. — Tiachéo-broncliite.
n, épithéiium cilié: a', coachj p-ofonde de cellules rondes stratifiées; h, épithéliuni caliciforme : c, cellules superficielles ayant subi la dégénères. C-nc3 muqueuse ;c'. cellules dont le noyau et le protoplasma ont subi la dégé. rescence nimiueuse ; rf, cellule muqueuse desquamée; /", sécrétion muqueuse de la surface ; /", mucus filamenteux avec globules de pus; g, cellules et mucus remplissant le conduit excréteur d'une glande muqueuse ; h. épithélium desf[uamé du conduit excréteur de la glande; i, épithélium du conduit excréteur resté en place ; k, membrane basaîe hyaline ; tissu conj inctif de la muqueuse en partie infiltié de cellules r.jndes ; /«, vaisseau sanguin dilaté; II. acinus d'une glande muqueuse pleine de mucus; «', acinus d'une glande muqueuse sans mucus : o, cellules migratrices dans les inters'ices épitliéliaux ; p. infiltration de cellules rondes dans le tissu conjouclif périglandulaire iZiegier).
boursouflée par places. Le foie est généralement altéré; il a subi la dégénérescence graisseuse, par endroits ou d'une façon systématique, vers les espaces portes.
Traitement. — a) Prophylactique. — Le traitement prophylactique consiste dans Tisolement immédiat des premiers malades et la désinfection des locaux habités. On a conseillé la dissémination des chevaux en plein air; on a rarement réussi à empêcher la contagion. Dans tous les cas, il faut s'efforcer de la restreindre et on n'a jamais intérêt à la faciliter en plaçant les animaux sains entre les malades. C'est unmoyendediminuerla durée del'épizootie, en augmentant le nombre des victimes. On a pu le préconiser dans des régiments, à l'étranger, pour abréger l'indisponibilité des chevaux; il est aussi onéreux, dans l'armée que dans les exploitations industrielles ou agricoles.
6) Traitement thérapeutique. — Trois indications doivent être remplies : 1° modifier et diminuer les sécrétions bronchiques; 2° faciliter F expectoration ; 3° calmer la toux.
Pour modifier et diminuer les sécrétions bronchiques anormales, on emploie tous les agents susceptibles de s'éliminer par le poumon ou de pénétrer dans les canaux bronchiques à l'état de vapeurs. L'essence de térébenthine, la terpine, le terpinol, le goudron, les essences, la créosote, le chlorhydrate d'ammoniaque, sont les principaux médicaments employés. On les utilise sous forme d'électuaires ou de fumigations. Les inhalations de goudron, de crésyl, d'infusions aromatiques, d'eau phéniquée sont journellement employées.
A faible dose, ces agents fluidifient les sécrétions bronchiques, permettent aux elTorts expulsifs de les entraîner plus facilement. A forte dose, l'essence de térébenthine, la terpine dessèchent la muqueuse bronchique en modérant les sécrétions par action vaso-motrice ou glandulaire. Tous paraissent réaliser, à un degré plus ou moins prononcé, l'antisepsie des bronches.
La. seconde indication : faciliter l'expectoration, est rem-
plie par le tartre stibic qui modère la production des mucosités eu modifiant la circulation sanguine. Le kermès, à la dose de 13 à 20 grammes, le sulfure d'antimoine sont reconmiandés.
Ouand le sujet est très abattu, les stimulants sont les meilleurs expectorants. L'acétate et le clilorhydrate d'ammoniaque ont alors une action bienfaisante. Les injections sous-cutances de pilocarpine exagèi'ent les sécrétions bronchiques, les fluidifient et favorisent leur expulsion. L'iodure de potassium, à la dose de 15 à 22 grammes, produit d'excellents effets.
La troisième indication : calmer la toux, est abandonnée quand l'expectoration qui l'accompagne est très considérable. La toux a, dans ce cas, un rôle utile qu'il faut respecter. Quand elle est trop pénible, on a recours aux agents capables de diminuer l'excitabilité des terminaisons du pneumogastrique et d'agir sur les centres nerveux, l'opium, l'extrait aqueux de belladone (4 à 8 grammes), l'aconit, le chloral remplissent cette indication.
On administre l'iodurede potassium (10 à 13 grammes), afin de prévenir et de combattre l'hypertrophie des ganglions bronchiques susceptible de déterminer du cornage ; on supprime cette médication dès que l'apparition de l'iodisme est dénoncée par le larmoiement et l'ii-ritation de la conjonctive.
Les révulsifs sont quelquefois utilisés avec succès pour remplir toutes ces indications. On a le choix entre les lotions sinapisées sur tout le corps et les applications de moutarde sur la poitrine. Dans les cas très graves, on peut continuer la révulsion par des frictions de vésicatoire qu'on utilise rarement au début de la maladie.
On peut cKininuer aussi la sensibilité des bronches aux influences extérieures par nnpansage régulier, des frictions vigoureuses à la brosse, à l'étrille, au bouchon de paille et par des couvertures en laine ou en toile.
L'alcool, le vin, le thé, le lait et tous les excitants Cadéac. — Patholo''ie hiterne. IV. 2
combattent la dépression ; l'acide salicjlique, la quinine, l'acétanilide et la phénacétine sont des antifébriles très efficaces pendant les premiers jours; la digitale, le stropliantus régularisent les mouvements du cœur; les révulsifs remplissent souvent la plupart de ces indications et font disparaître l'engouement du poumon.