IV. — MOUTONS
Les infections pulmonaires îles moutons sont caractérisées comme celles des autres espèces par des pneumonies simples ou des plcuro-pneumonies sporadiques ou enzooti(|ues; mais elles n'ont pas été suivies et décrites avec autant de soin que chez des espèces voisines comme la chèvre.
Il faut d'ailleurs reconnaîlre qu'elles ont été souvent méconnues. Quand les moutons et les agneaux toussent, jettent, offrent une dyspnée plus ou moins intense, on attribue généralement ces troubles respiratoires à la stronglyose pulmonaire si les animaux ne meurent pas, à la pasteurellose si les animaux succombent. Dans un cas comme dans l'autre, on ne tient aucun compte des lésions pulmonaires et pleurales qui sont la marque d'une infection pulmonaire certaine.
Les enzooties de pneumonie aiguë ont été observées simultanément chez le mouton et la chèvre (Steel) ; elles affectent le type lobaire, le type lobulaire ou la forme pjeuro-pulmonaire comme chez les solipèdcs (4). La des-
(1) Liénaux a observé notamment chez un mouton des lésions de pleuropneiimonie semblables à celles de la chèvre : un exHidat inflammaloire occupait les bandes conjonctives interlobulaires (Liénaux, Ami. de méd. vél., 1896, p. 630). Robertson a observé au Cap une pneumonie du mouton qui évolue presque sans fièvre caactérisce par la présence dans les lésions de pneumonie lobaire ou lobulaire de corps qui paraissent être d'origiue parasitaire. Ce sont des niasses irrégulières h extrémités arrondies, rajipelant certaines formes du parasite de la malaria. Cette maladie chronique sévit principalement en hiver, se complique fréquemment de pleurésie et fait chaque année un grand nombre de victimes. {Rev. gén., 1505, t. 1, p. 376).
PNEUMONIES LOBAIRES. 201
cription complète que nous venons d'en faire chez la chèvre nous dispense d'y insister.