III. - PORC
Étiologie. — On rencontre rarement la bronchite catarrhale chez le porc. Cette affection se rapproche tellement de la bronchite vermineuse qu'on la confond avec elle. L'absence de parasites dans les matières expectorées est le meilleur indice de l'existence d'une bronchite catarrhale siiiiple. Les i*efroidissements, l'inhalation de vapeurs irritantes ou toxiques sont ses principales causes.
Elle peut être l'expression de certaines infections mal caractérisées comme la pneumo-entérite ou de certaines intoxications comme celle qui résulte de l'ingestion de la nielle du blé (Berndt).
Symptômes. — La bronchite catarrhale passe souvent inaperçue dans l'espèce porcine. C'est qu'il est diflicile d'examiner ces animaux attentivement, et de percevoir la toux et le jetage. c'est-à-dire les deux signes propres à nous mettre sur la voie du diagnostic.
Au début, la toux est toujours petite, faible; ce n'est que lorsque la lésion s'aggrave qu'elle devient quinteuse et qu'elle peut s'accompagner de véritables accès de suffocation. Lg jetage est peu abondant, et il est très difficile d'en examiner les caractères caries animaux le déglutissent au fur et à mesure qu'il est expulsé.
Dans le cas de bronchite par intoxication comme celle qui résulte de la nielle du blé des troubles respiratoires s'accompagnent de symptômes diarrhéiques très prononcés (Berndt).
Marche. — Curée. — Terminaison. — La bronchite catarrhale du porc évolue rapidement, et se termine au bout de quelques jours par la guérison.
Traitement. — On a conseillé d'administrer à l'intérieur du kermès, de l'essence de térébenthine, mais il est difficile de faire ingérer ces médicaments. Les fumigations donnent de bons résultats; on utilise celles de goudron, de crésyl, d'infusions aromatiques, d'eau phéniquée. etc. On peut compléter le traitement par des applications de sinapismes sur la poitrine et des frictions vésicantes.