IV. — PORC
Étiologie. — La strongylose du porc est cai'actérisée par une broncho-pneumonie déterminée par le strongle paradoxal (fig. 72). Cette maladie sévit principalement
dans les porcheries humides, mal tenues ; elle frappe gravement les sujets qui n'ont pas dé- [lassé trois mois.
La contagion s'effectue par le même mécanisme que chez le mouton; les embryons rejetés reviennent dans l'organisme avec l'herbe des pâturages humides ou des boissons.
Anatomie pathologique. — Les lésions que l'on constate à l'autopsie sont généralement peu nombreuses.
Les vers habitent lespelites bronches qui sont congestionnées ; on peut retrouver des œufs dans le tissu pulmonaire lui-même.
La muqueuse bronchique est enflammée, ecchyrnosée, amincie ou ulcérée; ladestmiction des parois bronchiques s'accompagne d'hémorragies ; on observe rarement lobstniction par des pelotons de vers.
Le poumon, emphysémateux, hépatisé dans de nombreux, points, 2, iiiàie et fenit-iie présente des pseudo-tubercules formés aux dépens du tissu pulmonaire propre, ou de la paroi bronchique (Gratia). Il y a donc à la fois bronchite et pneumonie vermineuse, c'est-à-dire endo-alvéolite et ejirfobronchite à foyers limités avec de l'atélectasie des bords du poumon.
On a signalé aussi la tuméfaction
du tissu conjonctif mésentérique,
périlaryngien et rétropliaryngien.
Symptômes. — Ils peuvent manquer entièrement chez les
porcs adultes; ils sont très marqués chez les porcelets. Ces