‹ Pathologie interne (volume 2)Chapitre 78 sur 96 · III. — AIOUTOX · texte numérisé non relu

III. — AIOUTOX

Étiologie. — La pleurésie séro-fibrineuse du mouton est très mal connue :1a plupart des descriptions de p^/cj/moji/e.s ou de pleurésies de ces animaux se rapportent à la pleuropneumonie septique, ou à des endémies de pleurésies mal définies (1).

Symptômes. — Les symptômes de cette maladie sont analogues à ceux de la pleurésie des bovidés.

(1) Duvieusart, Recueil de méd. vét., 1845.

L'évolution de la maladie parait seule être plus rapide. Au début, le mouton, tout l'rissonnant, marche avec peine, tout d'une pièce ; la respiration est courte, tremblotante et plaintive ; la toux petite, sèche et rare; la douleur thoracique intense; l'animal meurt quatre à cinq jours après l'apparition des premiers symptômes.

Le diagnostic est difficile, au début, quand la toison est abondante ; l'épanchement est nettemeut reconnu au bout de quelques jours, quand on a la précaution de donner au sujet des attitudes diverses, de l'ausculter debout ou maintenu sur le derrière.

Traitement. — Dès que la maladie est nettement caractérisée, il vaut mieux livrer les animaux à la boucherie, quand ils sont en bon état, que de les soigner, à moins qu'ils n'aient une grande valeur comme reproducteurs.

Les moyens les plus efficaces sont : la thoracentèse suivie de l'administration de diurétiques (sel de nitre, digitale, caféine, etc.) ; on combat la fièvre à l'aide des antipyrétiques (acétanilide et phénacétine) à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme par jour.

Page 1