I. — SOLIPÈDES
Sous le nom de pleurésie sèche, nous désignerons lespleurésies caractérisées par des épaississements on des adhérences, lésions qui ne sont jamais précédées, accompagnées ou suivies d' épanchemcnt appréciable. Elles n'ont ainsi aucune parenté ni avec la période sèche du début, ni avec la période sèche du déclin des pleurésies séro-fibrineuses.
Ce sont des pleurésies chroniques, circonscrites, très fréquentes; on ne trouve presque pas de poumon qui en soit complètement dépourvu.
Étiologie. — Toutes les affections du poumon peuvent être des causes de pleurésie sèche. Les taches pleiirétiqiœs' succèdent quelquefois à la pneumonie lobaire, aux pneumonies infectieuses, aux pneumonies lobulaires. qui intéressent les lobules de la surface pulmonaii'e. Ces maladies déterminent fréquemment un exsudât à la surface de la séreuse et des pleurésies circonscrites de voisinage qui ne
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se propagent pas, les germes pathogènes demeurant renfermés dans le parenchyme pulmonaire. Les pneumonies chroniques, les tumeurs du poumon sont accompagnées de pleurésie sèche.
Les traumatismes tlioraciques sont quelquefois l'origine de pleurésies circonscrites qui aboutissent à la production de symphyses pleuro-pariétales.
Parfois, on rencontre celles-ci dans des régions peu exposées à des traumatismes, comme la gouttière vertébrale et surtout la partie antérieure de la poitrine, où la plèvre est protégée par les masses musculaires de Tépaule.
Ces adhérences, très solides et très étendues, s'observent chez des chevaux de tout âge, utilisés à tous les services. Depuis que nous les recherchons, nous en avons souvent observé chez des sujets de sept à huit ans, et même de cinq ans, morts d'hémorragie intestinale, d'indigestion, de clou de rue, de mal de garrot; on les trouve chez le mulet et Vâne comme chez le cheval. A part les adhérences, la plèvre est absolument saine dans le reste de son étendue.
Symptômes. — Les symphyses pleurales et la pleurésie sèche sont des trouvailles d'autopsie.
Les signes cliniques ne sont jamais sufiisamment nets pour en faire le diagnostic. Tantôt les chevaux qui en sont affectés présentent m\ soubresaut très accusé; tantôt la respiration est absolument physiologique. Ces différences dépendent du degré d'immobilité du poumon. Quand cet organe est intimement soudé à la plèvre pariétale, il ne peut se dilater dans le sens horizontal; le murmure respiratoire est affaibli; la respiration est soubresautante el discordante. (]adéac a constaté l'un et "l'autre do ces types respiratoires chez des chevaux atteints de symphyse pleurale.
Il doit exister un bruit de frottement ou de crépitation sèche quand les adhérences, longues et souples, ne s'oi)po-