PLEURÉSIE SÈCHE
sent pas au mouvement de va-et-vient du poumon et au frottement de la plèvre viscérale sur la plèvre costale ; mais ce bruit n"a pas encore été perçu.
Les signes des symphyses ne sont pas suffisamment nets pour être différenciés de l'emphysème pulmonaire, qui est souvent localisé aux lobes antérieurs du poumon.
Anatomie pathologique. — Épaississe.mexts. — Les /■paississements de la plèvre s'accusent par des taches blanchâtres, lactescentes, luisantes, légèrement inllltrées de liquide, ou dures, fibreuses, franchement sclérosées, qui tranchent toujours par leur teinte blanchâtre sur le fond rosé du reste de l'organe. Ces lésions siègent de préférence sur les bords supérieurs et la face externe des deux poumons; on ne les trouve guère à la face interne des lobes pulmonaires; elles ont les dimensions d'une pièce de cinq francs et quelquefois la largeur de la main ; elles occupent exclusivement la plèvre viscérale et sont très rares sur la plèvre pariétale; tous les vieux chevaux, peut-on dire, sont atfectés de cette forme de pleurésie sèche.
Histologiquement, on constate que ces épaississcments sont constitués par un tissu de sclérose qui augmente considérablement la ténacité et la résistance de la plèvre.
Symphyses pleurales. — On désigne ainsi les adhérences minces ou épaisses, fragiles ou résistantes, qui fixent plus ou moins solidement le poumon à la paroi thoracique ou au diaphragme.
Ces adhérences ne paraissent nullement procéder d'une p/ci/rt'.ste : l'épanchement s'est résorbé; elles ont bien plus la physionomie d'une pleurésie constamment sèche que' d'un reliquat cicatriciel des autres pleurésies. Elles sont toujours limitées à un point de la surface pleurale situé tantôt en avant et en bas, dans le voisinage du cœur, tantôt en haut dans la concavité de la gouttière vertébi'ale ; le reste de la plèvre est complètement sain ; on ne s'aperçoit de l'existence de ces adhérences, quand la poitrine est ouverte, qu'à la difficulté qu'on éprouve à
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retirer le poumon; il se produit parfois un véritable arrachement de cet organe, tant les productions fibreuses, qui clouent le poumon à la paroi thoracique, sont résistantes.
Los symphyses n'ont pas toutes la même ténacité; celles qui sont minces se rupturent et les adhérences llottent par une de leurs extrémités; il en est d'autres qui sont épaisses, fibreuses, lardacées, définitives.
Tantôt les adhérences sont courtes, larges cl empêchent tout déplacement du poumon à leur niveau ; tantôt elles sont longues, souples, multiples, indépendantes, simulant un treillis et permettant au poumon, à la plèvre viscérale, un certain glissement sur la plèvre pariétale; ces symphyses déterminent seulement une diminution do l'incursion thoracique pendant les mouvements respiratoires.
Pronostic. — Le pronostic n'est pas très grave ; la pleurésie sèche et les symphyses n'empêchent jamais l'utilisation du. sujet ; elles diminuent seulement l'incursion respiratoire et l'expansion des alvéoles pulmonaires. Elles sont aussi une cause d'atrophie pulmonaire et d'aggravation quand wnc pleurésie nouvelle se produit.
Traitement. — Tout traitement est inutile; les adhérences fibreuses sont incurables.