‹ Pathologie interne (volume 2)Chapitre 85 sur 96 · I. — SOLIPÈDES · texte numérisé non relu

I. — SOLIPÈDES

Étiologie et pathogénie. — Toutes les causes susceptibles d'engendrer les hydropisies sont des causes d'hydro- Ihorax.

Les altérations chroniques du poumon, les tumeurs de cet organe, les adénites intrathoracicjues. la lymphosarcomatose. la lymphadénie, l'adénopathie des ganglions du médiastin détei'niinent un épanchemenl hydropique dans les plèvres (1).

(I) P. Leblanc. Journal do Lyon. 1904.

452 PLEVRES.

Les affections chroniques du cœur, des reins, sont une source d'hydropisies cutanées et viscérales. On constate des œdèmes volumineux, sous le ventre, la poilrine, au niveau des membres supérieurs et des épanchements dans le péricarde, les plèvres et le péritoine (1).

Lésions. — On constate l'existence d'un épanchement pleural ordinairement borné à quelques litres. Le liquide épancbé estclair, séreux, jaunâtre ou légèrement rougeàtre, toujours limpide, sans fibrine; la plèvre est pâle, légèrement infiltrée, sans fausses membranes ni néomembranes ; le poumon est légèrement atélectasié dans la partie inférieure ; le diaphragme est repoussé en arrière.

Symptômes. — Les signes de l'affection cardiaque. pulmonaire, ganglionnaire ou rénale qui déterminent rhydrothorax sont dominants.

A V examen de la poitrine, on observe les signes de la pleurésie chronique : matité horizontale, souffle tubaire très rare, parce que l'épanchement n'atteint pas une hauteur suffisante pour déterminer la condensation du poumon.

La dyspnée est intense et dépend autant de l'affection cardiaque que de l'épanchement pleui'al.

Lvi ponction (\\\ thorax révèle les caractères physiques du liquide épanché. On reconnaît souvent aussi l'existence d'autres épanchements dans les autres séreuses.

L' hydrothorax est apyrétique, mais l'endocardite peut déterminer un mouvement fébrile qui peut faire illusion sur la nature de l'épanchement et faire croire à l'existence d'une pleurésie subaiguë.

Diagnostic. ^ Les signes fonctionnels de la pleurésie aiguè ou chronique font défaut dans Yhydrothorax. La douleur des parois pectorales est nulle; le sujet ne tousse

(1) Leblanc. Joicrn. de miid. vél. prat., 1S32. p 38L

Leblanc a observé 1 hydrothorax et une hydropisie généralisée cliez unpoulain, trois mois après sa naissance ; la cause de ces épanchements mul. tiples n'a pas été nettement déterminée (Voy. Maladies du cœur et des reins)

HYDROTHORAX. 4^3

pas, et la ponction montre que l'épanchement présente d'emblée le caractère limpide, propre à rhydi'otborax.

Traitement. — Il faut renforcer faction du cœur à l'aide des cardiaques (feuilles de digitale, digitaline, caféine), faciliter la diurèse avec du sel de nitre. de la pariétaire, etc.. pratiquer la thoracentèse pour pallier aux dangers immédiats de Ihydrothorax.

Les effets de la thoracentèse sont passagers: lépanchement se reproduit rapidement quand on ne peut pas supprimer la cause provocatrice.

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