IV. — CHIEA
Étiologie et pathogénie. — Le chien alîecté d'hydrothorax est un cardiaque, un cancéreux, un tuberculeux, un rénal ou un cachectique.
a. L' hydrothorax cardiaque est l'une des manifestations terminales ou précoces de l'asystolie qu'on obsei've dans l'insufTisance mi traie ou aortique ; il évolue de concert avec les œdèmes des extrémités, du ventre, du fourreau.
b. Chez le cancéreux, fhydrothoi'ax est l'expression de la période cachectique, de l'entrave apportée à la circulation de retour par les tumeurs situées sur le trajet des vaisseaux.
La tuberculose et la lymphadénic des ganglions bronchiques et médiastinaux peuvent provoquer une stase sanguine, un épanchement pleural non inflammatoire.
c. Chez le rénal, l'hydrothorax complique parfois la néphrite aiguë ; cet épanchement évolue de concert avec la boufïissure de la face etl'engorgement prononcé des extrémités ; il aggrave aussi la néphrite interstitielle quand le cœur vient à faiblir.
(/. Les cachccthiues par infestalions parasitaires ou par
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tumeurs finissent par présenter des épanchements dans les diverses séreuses. La strongvlose pulmonaire peut déterminer aussi des oblitérations de l'artère pulmonaire, cause mécanique de lépanchement.
Symptômes. — La dyspnée esi le signe essentiel; les animaux respirent la bouche ouverte ; ils sessouftlent très vite et tombent souvent; ils deviennent incapables de gravir des escaliers ou de se déplacer.
Les SIGNES PHYSIQUES de lépanchement sont doubles, symétriques, ce qui permet de différencier Vhydrothorax de la pleurésie, qui est généralement unilatérale ou accompagnée d'un épanchement qui présente une hauteur inégale des deux côtés.
On observe souvent un souffle au niveau de la mitralc ou de la tricuspide par insuffisance mécanique.
L'évolution de Thydi-othorax est subordonnée à celle de la maladie provocatrice.
Diagnostic. — L'hydrothoraxse différencie des diverses formes de pleurésie par quelques signes importants : il a un début insidieux et évolue sans lièvre, sans toux ; il est double ot à égale hauteur des deux cotés de la poitrine.
Traitement. — Les cardiaques, digitaline à la dose de 1 àâ milligrammes, caféine à la dose de 5 à 10 centigrammes: les diurétiques, nitrate de potasse, méritent d'être employés. La pilocarpine à la dose de o milligrammes à 2 centigrammes, injectée sous la peau, déter- "mine souvent de bons effets.
La thoracentése ne produit qu'un soulagement passager, l'exsudat reparaît presque immédiatement.