III. — CHIEN
Étiologie et pathogénie. — Les causes susceptibles de déterminer le pneumothorax ù la suite de perforations du poumon sont : la broncho-pneumonie (Delaibnd), les corps étrangers tels que les épillels dû seigle (Weber), etc.
Les ruptures et les perforations de l'œsophage par des arêtes de poissons, des vertèbres, peuvent provoquer le même accident.
Les blessures de la paroi costale par des coups de couteau, de pioche, de Iburche, s'accompagnent parfois de pneumothorax, qui se complique toujours de hei'nie du poumon (Peuch), de pleurésie purulente et putiùde. L'air qui s'introduit dans la plèvre change rapidement de composition ; Rodet et Pourrai, en injectant de l'air stérilisé dans une plèvre saine, ont constaté la diminution de l'oxygène et l'augmentation de l'acide carbonique.
Symptômes. — Dans le pneumothorax expérimental, on constate deux phases : une phase initiale dans laquelle l'expansion inspiratoire est considérablement exagérée, en même temps que la pression sanguine est abaissée: les contractions cardiaques, souvent irrégulières, deviennent rares et amples ; une seconde phase dans laquelle il n'y a plus de troubles circulatoires, mais où, si le pneumothorax est ouvert, il y a une accélération et une amplitude anormale de la respiration. Rodet et Pourrai sont arrivés sensiblement aux mêmes résultats; mais ils ajoutent que, si l'on maintient le pneumothorax ouvert, la respiration et le cœur se ralentissent d'une façon continue jusqu'à la mort.
Comme chez le cheval, le pneumothorax se complique très rapidement d'hydro on de pyopneumothorax \ l'épanchement devient manifeste au bout de douze heures; il est très accusé le troisième ou le quatrième jour ; on peut percevoir, à la succussion, le bruit de fluctuation thoraciqiie