ARTICLE II. — PÉRITONITES CHRONIQUES
Considérations générales. — Les péritonites chroniques ne sont pas le reliquat de péritonites aiguës généralisées,
(1) Baldoni, Le drainage dans la péritonite colibacillaire du chien (Jotirn . méd. vél. et de zootech.. 1900).
Gadéac. — Pathologie interne. IIL 19
mais seulement des péritonites aiguës primitivement localisées et caractérisées par des adhérences qui ont limité le processus infectieux et restreint la source d'intoxication. Nées à la périphérie d'un organe (foie, rate, rein, anse intestinale), ces péritonites sont ordinairement légères et n'entraînent ordinairement pas de troubles cliniques bien appréciables. D'autres, procédant d'infections atténuées mais permanentes comme les néoplasies cancéreuses, la tuberculose, peuvent s'étendre, se généraliser par étapes ou poussées successives qui permettent à l'animal de résister. Les formes chroniques sont donc des péritonites aiguës partielles qui conservent toujours ce caractère limité ou des péritonites localisées dues à des microbes peu virulents et qui se propagent lentement et finissent par acquérir une physionomie ascitique. On peut reconnaître ainsi, chez les animaux, une forme chronique partielle et une forme chronique diffuse.