III. — CARMVORES
Le péritoine des carnivores est fréquemment envahi par des tumeurs cancéreuses secondaires. Les tumeurs primUircs j sont relativement rares. On peut cependant y rencontrer des endothéliomes, des lipomes et des kystes.
Eudothélionies. — Le péritoine du chien est le siège d'une nuiltilude de granulations blanchâtres, arrondies, ou aplaties, généralement irrégulières, mamelonnées, papillaires, simulant de petites verrues du volume d'une tète d'épingle ou d'un pois tout au plus. La plupart sont enchatonnées dans une atmosphère graisseuse de telle sorte
PKHITOINE.
que l'épiploon simule un voile garni de jais blanc. Des milliers de ces granulations occupent la surface péritonéale de l'intestin grêle, du rectum de telle sorte que le tube digestif olfre un aspect verruqueux. Ces néoplasies oifrent une consistance dure. Pourtant, elles se laissent facilement écraser et se désagrègent en petits grumeaux.
sous la pression des doigts.
Au micros<:o[>c, on \oit s'élever de la base de chaque tumeur comme un tronc d'arbre dont les racines vasculaires s'enfoncent dans un réseau de Unes travées conjonctives qui s'étendent dans toutes les directions, à des hauteurs inégales, présentant une multitude débranches revenant sur elles-mêmes en décrivant une courbe plus ou moins accusée, circonscrivant des alvéoles. Les cellules endothéliales forment un revêtement à chaque alvéole dont la cavité est remplie d'élémcnls cellulaires de forme polygonale (fig. 117).
Lipomes. — Les lipomes péritonéaux ne sont pas rares chez les chiens âgés; ils sont quelquefois accompagnés de formationsangiomateuses érectiles qui occupent leur fcntre (G. Petit) (2). On y trouve aussi des lympbo-sarcomes (Kinsley) (3). "^
(1) Cndéac, JifiUP vH., 1S.S7. p. oOi.
(2) Pelit, Angio-lipuiiie éreitile pelvieu chez une chienne [llccueil de mcil. l'i-t., 1903, p. 235).
(:f) Kinsley, Lyniplio-sarconic lie l'abdomen du chien (Hvcueil de méd. vét., 1900). "
l'ig. 117. — Coupe d'un endulhélionic du péritoine d'un chien.
G, cellules épilhéliales centrales ; li, cellules épilhéliales de revèlement ; '1, slronia (Cadéac) (1).
Kystes. — Les kystes indépendants des hjdatides sont beaucoup plus rares. Pourtant Caparini a observé une énorme tinncur hustiqxe qui remplissait toute la cavité abdominale et s'étendait dans la cavité pelvienne ; ce kvste s'étail lormé aux dépens de l'épiploou.
Diagnostic. — Les tumeurs abdominales primitives ou secondaires sont irénéralemcnt faciles à découvrir par la palpation des parois abilominales qui pei-met de constater le volume, le siège et la consistance des néolormations de l'épiploon. D'ailleurs, les tumeurs s'accompagnent fréquemment d'augmentation <le volume du ventre ou même d'ascite cacliectique quand cIIps sont de nature cancéreuse.
Traitement. — L'extirpation est possible quand elles sont solitaires et appendues à l'épiploon, sans adbérences intimes avec les viscères abdominaux.