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II. — lîUMIXANTS

Les tumeurs malignes susceptibles d'envabir, primitivement ou secondairement, le péritoine des runiinanls comprennent les endothéliomes, les sarcomes ou Ijmpbosarcomes et des tumeurs indéterminées.

Endothéliomes. — Les endothéliomessont peu connus: ils ont été minutieusement d(Vrits par Morot et Masini (1). Ils consistent dans des néoplasies, de forme et de volume variables, de couleiu' blanc jaunâtre, lisses, constituées par un tissu très l'erme, lardacé, blanchâtre ou gris clair, parfois nuancé d'un piqueté jaunâtre ; la coupe laisse sourdre un peu de liquide grisâtre, épais et gluant. Les épiploons et les mésentères sont superficiellement garnis de tumeurs, les unes déprimées ou aplaties, discoïdes ou ovalaires, les autres sphériques ou ovoïdes, grosses comme des pois, des amandes, des noix, des marrons, et même parfois plus volumineuses. A côté d'espar-es plus ou moins exempts de lésions, il j a des parties couvertes d'agglomérations néoplasiques (Time épaisseur de ."> à 10 centimètres. Des tumeurs analogues sont réparties sur les intestins, à la face postérieure du diaphragme, sur la paroi interne du ventre, à l'entrée du bassin. Exceptionnellement, un nodule ulcéré a entraîné la perforation de l'intestin.

Histologiquement. on a considéré ces tumeurs comme des épithéiiomcs tubulés; elles ont, à notre avis, la struc-

(I) y\o\ot, lier II o vét., l.SO.'J, p. 130. — .Miisini, Lynipho-angio-eiulothélioiiK' de l'épiploon d'une vache {Il Moderno Zooiatro. 190(5).

Stazzi a observé, chez des veaux de dix mois, des nodules pédoncules analogues à des endothéliomes ou à des épithélionies, qu'il regarde comme lexpression d'une inflammation chionique déterminée par les filaire.s du péritoine (fil ario-lnbhi-iiapil loua).

tiu'o des endotlK'liomes et peuvent dériver des eellules endothélialesdes vaisseaux lymphatiques f.Masini). Chaque nodule est forme de tissu conjonctil' cii-conscrivant des masses cellulaires d'origine endolhéliale. A leur voisinage, la lumière des lymphatiques diminue, les cellules augmentent de dimensions et occupent bientôt tout l'espace libre. Certains nodides sont calcifiés, d'autres ont )me consistance cartilagineuse.

Sarcomes. — Les lympfioaavcoincs proviennent ordinairement de la rate ou des ganglions mésentériques.; on les rencontre chez le veau et môme chez les adidtes. Les sarcomes primitifs du péritoine sont rares : ils peuvent acquérir un grand volume et présenter diverses dégénérescences et des hémorragies (Monribot, Léger, Lai'rieu, Morot). La tumeur principale est quelquefois accompagnée d'un grand nombre de tumeurs plus petites. Les sarcomes ont peu de tendance à se généraliser: on a cependant signalé quelques tumeurs secomtaires dans le poumon. Au point de vue histologique. ces néoplasies ont leur structure habituelle; on les trouve constituées de cellules rondes ou fusiformes. Exceptionnellement, on a rencontré des tumeurs sarcomateuses rondes, grises ou rougeàtres. enkystées dans la graisse péritonéale du porc.

Fibromes. — Les fibromes du péritoine sont très rares: on en possède à peine quel({iies observations. Ils constituent parfois des tumeurs très volumineuses formées d'une enveloppe fibreuse, ferme, blanchâtre, ef d'un contenu jaunâtre ayant à peu prés la consistance et la couleur de la courge et permettant de les rattacher à l'orgaiiisafion et à la sclérose d'une fausse membrane plutôt ipi'à un fibrome pur (Morot et Montané).

La nature de bien des tumeurs de la cavité abdominale est demeurée indéterminée: la description macroscopique qui en a été faite (Saint-Cyr, Morot) fait présumer leur nature cancéreuse; mais on ne peut dire s'il s'agit d'épitbéliomcs. de sarcomes ou de lymphadénomes.

Ossîlieatioli. — L'ossification du mésentère est une rareté; elle peut résulter d'une inflammation chronique produite par un traumatisme ou une opération. On peut observer un ostéomecoralliiorme du mésentère embrassant une anse intestinale (Gurlt), un ostéome de la cicatrice de castration chez le porc. Parfois ces ossifications capsulaires du péritoine ont plusieurs centimètres de long et jusqu'à 2 centimètres et demi d'épaisseur ; elles envahissent quelquefois la paroi abdominale (Delaud).

Symptômes. — Les animaux atteints de tunieurs cancéreuses refusent de manger, de travailler; ils sont abattus ; ils maigrissent et se plaignent fréquemment: souvent, i'hvdropisie abdominale et la paraplégie aggravent rapidement les symptômes et déterminent la mort.

Par la palpation, on peut sentir, dans le flanc droit, un corps dur, fuyant à la pression, arrivant, quelques jours après, à soulever le liane (Monribot et Larrieu).

Ces tumeurs, de nature bénigne, constituent des surprises d'autopsie. On peut les rencontrer indifféremment chez les animaux très gras, comme chez des animaux maigres.

Traitement. — Quaml le diagnostic a été établi, à laide de la pali)ation et de l'exploration rectale, il faut pratiquer 1 extirpation de ces tumeurs.

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