‹ Pathologie interneChapitre 143 sur 183 · Forme bénigne · texte numérisé non relu

Forme bénigne

Étiologie. — Le refroidissement et les diverses influences extérieui'es peuvent être suivies de l'apparition d'un coryza bénin. On l'observe quelquefois chez les jeunes et l'inflammation nasale se propage souvent au pharynx et au larynx.

Le coryza secondaire du porc est consécutif à la pneumoentérite et aux diverses maladies contagieuses de cette espèce animale.

Symptômes. — La maladie débute, généralement, par

une diminution brusque de Tappélil, puis la respiration devient sifflante, ronflante, grâce à la tuméfaction de la pituilaire et au jetage muco-purulent qui recouvre cette muqueuse. L'enchifrènement paraît très marqué; aussi le porc, poussé par cette sensation d'obstruction pénible, éternue fréquemment, frotte son groin sur le sol et sur les objets qui sont à sa portée ; il se fatigue ainsi par des efforts inutiles jusqu'au moment où la respiration devient pénible et bruyante. Alors l'animal se calme, se couche généralement et semble tout occupé à respirer; on le voit, en effet, écarter les mâchoires, afin de faciliter la pénétration de l'air.

Tous ces troubles se dissipent rapidement, spontanément; la respiration redevient facile après un léger jetage et l'appétit, un instant diminué, l'edevient normal.

Pronostic. — Le coi'yza du porc paraît dépourvu de gravité lorsqu'il est simple, c'est-à-dire indépendant de la pneumo-entéritc et des autres affections contagieuses de l'appareil respiratoire.

Traitement. — Les mesures hygiéniques sont suffisantes. Tenir les animaux chaudement, leur donner une alimentation tiède ; il est bon de faire quelques fumigations de goudron dans la porcherie.

Page 1