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SOLIPÈDES

Les ulcérations des cavités nasales ronstituent le iirincipal symptôme de la morve; mais ces lésions sont l'expression d'un grand nombre d'autres maladies qui peuvent être ainsi confondues avec elle. C'est ce qui justifie l'étude des ulcères à côté de celle des coi'jzas.

Étiologie et pathogénie. — Toute affection éruptive des cavités nasales est une source d'ulcérations. Le horsepox est la cause la plus fréquente et la [ilus bénigne de ces altérations : la lésion épitliéliale. superficielle est vite réparée (Voy. Horsepox).

La lymphangite épizootique est quelquefois susceptible d'envahir les cavités nasales (1).

Le microbe de Preiz qui préside à l'évolution de l'acné ■contagieuse, de la lymphangite ulcéreuse et d'une série d'accidents suppuratifs externes ou internes des ruminants peut évoluer dans les cavités nasales des solipèdes et y provoquer des ulcérations passagères et des cicatrices comparables à celles qui résultent de l'évolution cutanée de ce processus.

Les streptocoques de la gourme peuvent altérer le sang, la paroi des vaisseaux, produire des exsudations, des vésicules phlycténulaires suivies de la formation de croûtes

(1) Biaise, Ulcérations nasales clans le farciii d'Afrique. Recueil de méd. vét., 1892, p. 99.

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superficielles, d'ulcérations et de la régénération de lépithélium sous-jacent.

Le contact du pus sécrété par les sinus (collection des sinus), par les ulcères morveux on par des tumeurs ulcérées, détermine des érosions à la surface de la pituitaire. Ces pertes de substance sont superficielles, purement épitlîéliales. de la dimension d'une tète dépingle ; leur surface est chagrinée, et elles guéi'issent rapidement par la régénération de lépithélium.

Le saccharomyces equi parait susceptible de s'implanter sur la pituitaire et d'y déterminer des lésions qui offrent de grandes analogies avec la morve (Marcone) (1). Ces ulcérations brunâtres, à fond pultacé, sans réaction inflammatoire péri-phérique ont été signalées, à diverses époques, comme des foyei's de culture de blastomycètes (Sonin, Gotti. Brazzola, etc).

Quelquefois, on peut constater une rbinite folliculaire caractérisée par le développement unilatéral sur la pituitaire de nodules miliairesgris rougeàtre et d'une ulcération à bordsirrégulierslargesde2à3 centimètres (Lanfranchi) (2).

Certaines formes de rhinite accompagnées d'adénite des ganglions de l'auge, de jetage hémorragique et d'ulcérations variées et non inoculables de la pituitaire sont de nature à dérouter le praticien ; elles permettent seulement d'affirmer que ces lésions desti'uctives ne sont pas. comme on l'a cru pendant longtemps, la signature de l'affection farci no-morveuse .Elles peuvent résulter exceptionnellement de l'infection nasale par le bacille de la nécrose dont l'action pathogénique est si diversifiée.

Symptômes. — On ne peut englober les symptômes des ulcérations nasales dans une description générale. Les caractères et l'évolution de ces lésions sont surbordonnés à la cause provocatrice: mais elles ont toujours une phy-

( 1 ) .Marcone, Saccharoiiiycose des fosses nasales du cheval simulant la morve. Brochure, 1906.

(2) Lanfranchi, Il .Moderno Zoiatro. 1905, p, 427.

sionomie qui les différencie de celles de la morve. Ce sont, à proprement parler, des plaies plutôt que de véritables ulcérations. Habituellement superficielles, elles sont allongées, limitées par un rebord saillant et irrégulier. Rouges à leur fond, dirigées dans le sens de la cloison nasale, elles n'intéressent que l'épithélium de la muqueuse ou seulement une faible partie du derme sous-muqueux.

Ces plaies sont recouvertes d'un enduit muco-purulent; on remarque parfois de petits points hémorragiques et de petites vésicules semées entre les ulcères. Ailleurs, on observe des érosions analogues à celles qui résultent de caustiques peu actifs et ces lésions sont, presque toujours, situées à l'entrée des cavités nasales.

Les ganglions sous-glossiens sont engorgés et douloureux; les naseaux sont recouverts d'un jetage épais, blanc j aunàtre. plus ou moins abondant ; l'animal présente quelquefois des épistaxis (Cominotti).

Marche. — Au bout d'un temps assez long (un mois et demi), les ulcères se rétrécissent, l'épithélium prolifère, la cicatrisation s'active, le jetage disparaît peu à peu, ainsi que l'empâtement des ganglions de l'auge.

Traitement. — Au début de la maladie, il convient de laver les naseaux avec de leau fraîche, d'administrer des électuaires de gentiane et de quinquana. Avant tout, il faut éliminer la morve (1).

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