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II. — PARASITES

ARTICLE !'■'■. — SACCHAROMYCOSE.

Définition. — L'envahissement de la muqueuse nasale par les saccharomyces est cai'actérisé par des ulcérations

(1) Alix, Un cas de pseudo-morve. Journ. des i^ét. mi/i/., 1900, p. iUO. A la suite de la gourme, il a constaté sur la cloison nasale deux vastes ulcérations ; une qui l'a complètement perforée offre des bords bourgeonnent légèrement saillants ; l'autre irrégulièrement allongée, à bords taillés à pic, mais non saillants, à fond gris verdâtre. La maléine et Tinoculation au cobaye ont toujours donné un résultat négatif.

SACCHAROMYCOSE.

et des néolormations accompagnées de j étage et dadénite sous-glossienne rappelant la glande de morve.

Cette affection parasitaire a été signalée par Gotti, Brazzola. Sonin, ^larcone (fig. 130'.

Étiologie et pathogénie. — Linfection des cavités nasales paraît résulter dune inoculation accidentelle par des corps étrangers porteurs de saccharomyces qui s'implantent sur les excoriations de la lèvre supérieure et se pi'opagent ensuite, de proche en proche, dans les cavités nasales.

D'ailleurs les muqueuses conjonctivale et nasale favorisent leur implantation directe.

Symptômes. — L'animal présente un cordon noduleux le long du chanfrein, les ganglions de l'auge sont durs, bosselés, symétriques. Les ailes du nez sont fortement indurées, des croûtes couvrent de petits foyers folliculaires contenant un pus épais. La peau de l'entrée du naseau est raboteuse, criblée d'innombrables dépressions et saillies de la grosseur d'une tête d'épingle à celle d'un grain de chènevis, recouvertes par un j étage adhérent, grisâtre et sanguinolent ; le reste de la muqueuse est absolument sain.

Diagnostic. — Le premier examen fait songer à la morve, mais en regardant, attentivement, on peut trouver quelques caractères distinctifs assez nets. La tuméfaction des ailes du nez est beaucoup moins dure dans la morve. La muqueuse, au lieu de présenter des ulcérations superficielles, est couverte de petits grains avec des perforations donnant l'aspect dune râpe. Les différences sont surtout manifestes pour les chancres : celui de la morve est cupuliforme. à bords durs, relevés et taillés à pic, le fond est

Fig. 130. — Noduks (ie saccharomyces à la cloison nasale (daprès -Marcone).

lardacé avec un pointillé rose. L'ulcère de la saccliaromycose est fissuré, à bords excavés en dessous, le fond est lie de vin, le contour blanchâtre et l'on n'observe pas de zone congestive ; de plus, on ne rencontre pas de vésicule initiale. L'évolution est beaucoup plus lente; là où le nodule morveux apparaît en quelques joui's, il faut des semaines à celui de la saccharomycose pour atteindre les mêmes dimensions. 11 présente une dépression centrale brunâtre, ombiliquée et atteint un volume beaucoup plus considérable. Les injections de maléine ne donnent pas de réaction, l'inoculation est également négative. L'examen microscopique du jetage et surtout de l'exsudat des plaies fait voir

un grand nombre de saccliaromyces (1).

Marche. —Los lésions apparaissent lentement mais s'étendent fort loin, la muqueuse des cavités nasales, des cornets et des sinus est envahie progressivement, non seulement par des ulcérations, mais encore par de volumineuses productions. On en trouve qui ont envahi le maxillaire et réduit, au périoste, les alvéoles dentaires des dernières molaires.

Lésions. — Les fosses

nasales étant ouvertes, on

voit que les cornets ont

augmenté de volume et que la muqueuse présente de

profondes altérations : elle est raboteuse, avec des

(1) Professeur Marcone, de Pise, Saccharomycose des fosses nasales du chevaljsimulant la morve {/{crue générale fie méd. vél., mars 19Ù7).

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