II. — BOEUF
Étiologie et pathogénie. — La laryngite aiguë passe rarement à l'état chronique. Cette affection est presque toujours de nature tuberculeuse.
Les ulcérations et les tubercules, disséminés sur la muqueuse du larynx, y entretiennent une irritation plus ou moins vive qui présente des poussées aiguës ou subaiguës.
Les tumeurs et les polypes laryngiens revendiquent une part importante des manifestations de la laryngite chronique, notamment du cornage qui raccompagne fréquemment.
Les corps étrangers (aiguilles, etc.) implantés sur l'épiglotte, les blessures du larynx, déterminées par l'introduction d'une forte baguette ou d'un bâton tlexible. utilisés pour repousser les corps étrangers arrêtés dans l'œso-
pliage, détenninenl une laryngite chronique quand ils ne sont pas éliminés.
Les pressions violentes, la strangulation peuvent briser ou déformer les cartilages laryngiens et engendrer une laryngite chronique ; mais il faut reconnaître qu'à l'exception de la tuberculose et de Vactinomycose, les autres causes interviennent rarement.
Symptômes. — Les symptômes sont peu nombreux. La douleur est nulle ordinairement ; elle ne devient appréciable que lorsqu'il existe des ulcérations tuberculeuses, des actinomy cornes, des blessures laryngiennes. La toux sifflante, courte, qui se produit sans contraction du thorax, toux continue, mais surtout manifeste pendant la déglutition d'un bol volumineux ou au moment de l'ingestion d'eau très fi'oide est, dans bien des cas, l'unique symptôme de la laryngite chronique.
Le jetage n'est pas appréciable, car l'animal nettoie constamment l'ouverture des cavités nasales en y passant la langue; la dyspnée fait défaut quand il n'y a pas de rétrécissement des voies respiratoires.
Marche. Pronostic. — La laryngite chronique évolue lentement ; elle est généralement incurable ; tous les animaux qui toussent longtemps doivent être tuberculinés : c'est le meilleur moyen d'être fixé sur le sort réservé à ces malades. Quand ils ne sont pas tuberculeux, il faut s'empresser de les engraisser et de les livrer à la boucherie.
Lésions. — On constate lépaississement de la muqueuse, l'existence à sa surface de tubercules, d'ulcérations à fond grisâtre et toutes les lésions avoisinantes caractéristiques de la tuberculose. On peut y découvrir aussi des corps étrangers ou une tumeur.
Traitement. — 11 est dangereux d'en instituer quand les animaux sont suspects de tuberculose; il faut isoler les malades, les vendre à la boucherie et désinfecter la place qu'ils occupaient : il est quelquefois nécessaire de
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pratiquer la trachéotomie pour prévenir l'asphyxie déterminée par les abcès laryngiens ou péripharyngiens.